10 Novembre

Saint Léon le Grand, pape et docteur de l’Eglise

Pape en 440, Léon (vers 395-461) est un prédicateur dont les sermons sont d’une grande richesse doctrinale, et un pasteur qui sut, face aux hérésies, formuler le mystère de la personne du Christ, Dieu et homme, en des termes adoptés par le concile de Chalcédoine. Par ses interventions, l’évêque de Rome sauva à deux reprises sa ville de la ruine dont la menaçaient les Huns d’Attila et les Vandales de Genséric.

Antienne  d’ouverture : Ps 37, 22-23

Ne m’abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas loin de moi. Hâte-toi de venir à mon aide, toi, ma force et mon salut.

Prière  d’ouverture

Dieu de puissance et de miséricorde, c’est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir. Accorde-nous de progresser sans que rien ne nous arrête vers les biens que tu promets. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ph 4, 10-19

Frères, j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes  dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer. Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. Je peux tout en celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. Vous, les Philippiens, vous le savez : dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre. À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin. Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte. J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance ; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi : c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus.

Psaume : Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 8a.9

R/ Heureux qui craint le Seigneur !

  1. Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté ! Sa lignée sera puissante sur la terre ; la race des justes est bénie.
  2. L’homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.
  3. Son cœur est confiant, il ne craint pas. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Evangile :Lc 16, 9-15

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

Prière  sur  les  offrandes :

Seigneur, que cette eucharistie soit pour toi une offrande pure, et pour nous, le don généreux de ta miséricorde. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 15, 11

Tu m’as montré, Seigneur, la route de la vie, tu m’as rempli de joie par ta présence.

Prière  après  la  communion :

De plus en plus, Seigneur, exerce en nous ta puissance, afin que, fortifiés par tes sacrements, nous devenions capables, avec ta grâce, d’entrer en possession des biens qu’ils promettent. Par Jésus.

Tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons, nous l’avons reçu de Dieu, de nos parents et de la société. La richesse matérielle est un don de Dieu, mais elle peut devenir mauvaise si elle nous renferme sur nous-mêmes, nous rendant incapable de vivre pour les autres. Pire encore cette forme de richesse spirituelle qui nous mettrait au-dessus de tous, comme des justes, méprisant les autres. La propriété privée dans la vie chrétienne n’a de sens que si elle est au service de la communauté. On ne doit pas se servir de l’argent pour utiliser les autres, sinon pour les aider à être libres. La grandeur d’un homme se réalise dans son service aux autres, pour qu’ils se réalisent pleinement comme fils de Dieu, qu’ils affirment leur identité, leur valeur et leur autonomie.