13 Aout

Saints Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre, martyrs

Hippolyte est le type du théologien intransigeant qui, se voulant plus fidèle à la tradition que le pape lui-même, finit par sortir de l’Eglise. Fort de sa science théologique, il attaquait violemment tous les hérétiques ou tous ceux qu’il croyait tels. C’est ainsi qu’il s’en prit au pape Zéphyrin auquel il reprochait une trop grande indulgence, et surtout à son secrétaire Calliste. Lorsqu’en 217 celui-ci fut élu évêque de Rome, Hippolyte fit schisme et devint ‘’le premier antipape’’. La persécution de 235 apaisa le conflit. Voulant décapiter l’Eglise, les persécuteurs exilèrent le pape Pontien, successeur légitime de Calliste, et son adversaire Hippolyte. Pontien démissionna ; Hippolyte l’imita et exhorta ses partisans à réintégrer la grande Eglise. Déportés ensemble en Sardaigne, Pontien et Hippolyte furent réunis dans le martyre et dans le culte de l’Eglise.

 

Antienne  d’ouverture : Ps 73, 20. 19, 22. 23

Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance, n’oublie pas plus longtemps les pauvres de ton peuple. Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, n’oublie pas le cri de ceux qui te cherchent.

 

Prière  d’ouverture :

Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, Fais grandir en nos coeurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 1, 2-6.24-28c

Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias, la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui. J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu. Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. J’entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit des grandes eaux, pareil à la voix du Puissant, une rumeur comme celle d’une armée. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes. On entendit un bruit venant de plus haut que le firmament qui était au-dessus de leurs têtes. Au-dessus de ce firmament, il y avait une forme de trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu’un qui avait l’aspect d’un être humain, au-dessus, tout en haut. Puis j’ai vu comme un scintillement de vermeil, comme l’aspect d’un feu qui l’enveloppait tout autour, à partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessus. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, j’ai vu comme l’aspect d’un feu et, autour, une clarté. Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre.

 

Psaume : 148, 1-2, 11-12, 13.14b

R/ Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

  1. Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le dans les hauteurs. Vous, tous ses anges, louez-le, louez-le, tous les univers.
  2. Les rois de la terre et tous les peuples, les princes et tous les juges de la terre ; tous les jeunes gens et jeunes filles, les vieillards comme les enfants.
  3. Qu’ils louent le nom du Seigneur, le seul au-dessus de tout nom ; sur le ciel et sur la terre, sa splendeur : louange de tous ses fidèles.

 

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Par l’annonce de l’Évangile, Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

 

Evangile : Mt 17, 22-27

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc,  les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

 

Prière  sur  les  offrandes :

Seigneur, tu as donné ces présents à ton Église pour qu’elle puisse te les offrir. Daigne les accueillir favorablement, qu’ils deviennent, par ta puissance, le sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 147, 12. 14

Glorifie le Seigneur, Jérusalem, il te nourrit de la fleur du froment.

 

Prière  après  la  communion :

Que cette communion à ton sacrement, Seigneur, soit notre délivrance et nous enracine dans ta vérité. Par Jésus.

«Donc, les fils sont libres.» Empressons-nous de le dire, ce n’est pas d’une liberté-libertinage ou d’une liberté qui s’affirme pour défendre ses droits de puissant tout en méprisant et piétinant,  dans une indifférence subjuguante et scandalisante, les droits des inférieurs dont on se sert comme marchepieds. C’est plutôt d’une liberté intérieure que même les contraintes extérieures et les mépris de tous genres ne peuvent ébranler. Jésus, le Roi des rois, celui de qui tout est et pour qui tout existe, brille dans cette page d’Evangile d’une humilité déconcertante. Cela peut-il faire tache d’huile en nous?