14 septembre

La croix glorieuse

La croix est le lieu de la victoire du Christ. Sur elle, le Fils de Dieu juge le ‘’prince de ce monde’’ et dévoile la malice du péché. Du haut de sa croix, il attire  à lui tous les pécheurs (Jn 12,32), et leur révèle l’amour du Père qui l’a envoyé. En expirant sur elle, il offre le sacrifice par lequel il enlève le péché du monde et il rend grâce à son Père avec tous ceux qu’il sauve.

Le 14 septembre 335, fut consacrée la basilique de la Résurrection que l’empereur Constantin avait fait bâtir près du lieu de la crucifixion. Dès le 4e siècle, l’Orient chrétien fit de ce jour une fête solennelle en l’honneur de la croix du Sauveur.

Antienne d’ouverture

Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection ; par lui, nous sommes sauvés et délivrés.

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; Permets qu’ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goutions au ciel les bienfaits de la rédemption. Par Jésus.

1ère lecture : Nb 21, 4b-9

En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume : 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39

R/N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

  1. Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté ; nous le redirons à l’âge qui vient, les titres de gloire du Seigneur.
  2. Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient, ils revenaient et se tournaient vers lui : ils se souvenaient que Dieu est leur rocher, et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.
  3. Mais de leur bouche ils le trompaient, de leur langue ils lui mentaient. Leur cœur n’était pas constant envers lui ; ils n’étaient pas fidèles à son alliance.
  4. Et lui, miséricordieux, au lieu de détruire, il pardonnait. Il se rappelait : ils ne sont que chair, un souffle qui s’en va sans retour.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons : par ta Croix, tu as racheté le monde. Alléluia.

Evangile : Jn 3, 13-17

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière sur les offrandes

Que cette offrande, nous t’en supplions, Seigneur, nous purifie de toutes nos fautes, puisque sur l’autel de la croix le Christ a enlevé le péché du monde entier. Lui qui.

Antienne de communion 

«Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes. »

Prière après la communion 

Fortifiés par la nourriture que tu nous a donnée nous te supplions, Seigneur Jésus Christ : Conduis à la gloire de la résurrection ceux que tu as fait revivre par le bois de ta croix. Toi qui.

Par Jésus, l’amour s’est mis à notre niveau, et même aussi bas que terre. Il a tellement pris la dernière place que personne ne pourra la lui ravir dit le Père de Foucauld. Il l’a fait dans le but de nous sauver de la morsure et de la brulure du péché. Nous sommes invités à briser sur la Croix de Jésus au cœur transpercé, nos murmures, nos doutes, nos révoltes, nos blasphèmes, pour avoir la vie. Devant un tel amour nous ne pouvons que prier et dire : Par ta Croix glorieuse, Jésus, tu as vaincu le monde, nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons.