Vendredi 11 janvier 2019

Saint Paulin d’Aquilée

Théologien et poète italien, il fut évêque d’Aquilée dans le Frioul, à la fin du VIIIe siècle. Il s’engage dans la réforme de l’Église et lutte contre l’hérésie adoptianiste qui tend à voir en Jésus-Christ le fils adoptif de Dieu. Il est l’auteur de traités théologiques et d’un livre d’exhortation destinée aux princes. Il publie également beaucoup de poèmes

 

Blanc

Antienne d’ouverture

     Une lumière s’est levée dans les ténèbres pour les hommes au cœur droit : c’est le Seigneur miséricordieux, juste et plein de pitié.

 

Prière d’ouverture

     Dieu tout-puissant, tu as signifié par une étoile qu’un Sauveur était né pour le monde ; maintiens ta lumière en nos cœurs pour que nous entrions plus avant dans ce mystère. Par Jésus Christ.

 

Première lecture: 1 Jean 5, 5-13

     Bien-aimés qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils. Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu, possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.  Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.

 

Psaume 147 (147b), 12-13, 14-15, 19-20

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! ou: Alléluia. (Ps 147, 12)

 

1.   Glorifie le Seigneur, Jérusalem! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants.

 

2.  Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt.

 

3.  Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés.

 

Acclamation

     Alléluia, Alléluia.Jésus proclamait l’Évangile du Royaume, et guérissait toute maladie dans le peuple. Alléluia.(cf. Mt 4, 23)

 

Évangile : Luc 5, 12-16

     Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

 

Prière sur les offrandes

Reçois favorablement, Seigneur, les offrandes de ton peuple, pour qu’il obtienne dans le mystère eucharistique les biens auxquels il croit de tout son cœur. Par Jésus.

 

Antienne de communion

Voici comment Dieu a manifesté son amour pour nous : Dieu a envoyé son fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui.

 

Prière après la communion

Quand nous allons communier, Seigneur, tu viens à notre rencontre; produis en nos cœurs le fruit de ce sacrement, car seule ta grâce peut nous préparer à recevoir tes grâces. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

     «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ». La guérison n’est pas un droit, mais une faveur, une grâce libre et gratuite du Seigneur. Tout dépend du bon vouloir du Seigneur et de la foi qui nous habite. Il ne s’agit pas d’imposer notre volonté à Dieu, mais de nous abandonner à lui. « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! » (Lc 22, 42). Certes, rien n’est impossible à Dieu (Lc 1, 37), mais il n’est pas tenu de rendre tout possible au gré de nos souhaits et demandes. De plus, si la guérison physique est une bonne chose, la guérison spirituelle, de nos lèpres intérieures, ou mieux, la purification de notre âme des souillures du péché est encore meilleure.

 

 

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