28 Juin Saint Irénée

Antienne d’ouverture : Ps 27, 8-9
Le Seigneur est la force de son peuple, le protecteur et le sauveur de ses fidèles. Sauve-nous, Seigneur, veille sur nous, conduis-nous toujours.

Prière d’ouverture
Fais-nous vivre à tout moment, Seigneur, dans l’amour et le respect de ton saint nom, toi qui ne cesses jamais de guider ceux que tu enracines solidement dans ton amour. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2 R 24, 8-17
Jékonias avait dix-huit ans lorsqu’il devint roi, et il régna trois mois à Jérusalem. Sa mère s’appelait Nehoushta, fille d’Elnatane ; elle était de Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, tout comme avait fait son père. En ce temps-là, les troupes de Nabucodonosor, roi de Babylone, montèrent contre Jérusalem, et la ville fut assiégée. Le roi de Babylone vint en personne attaquer la ville que son armée assiégeait. Alors, Jékonias, roi de Juda, avec sa mère, ses serviteurs, ses officiers et ses dignitaires, se rendit au roi de Babylone, qui les fit prisonniers. C’était en la huitième année du règne de Nabucodonosor. Celui-ci emporta tous les trésors de la maison du Seigneur avec ceux de la maison du roi. Il brisa tous les objets en or que Salomon, roi d’Israël, avait fait faire pour le Temple. Tout cela, le Seigneur l’avait annoncé. Nabucodonosor déporta tout Jérusalem, tous les officiers et tous les vaillants guerriers, soit dix mille hommes, sans compter tous les artisans et forgerons : on ne laissa sur place que la population la plus pauvre. Le roi Jékonias fut déporté à Babylone avec la reine mère, les épouses royales, les dignitaires, l’élite du pays : tous partirent en exil de Jérusalem à Babylone. Tous les soldats, au nombre de sept mille, les artisans et les forgerons au nombre de mille, tous ceux qui pouvaient combattre, furent déportés à Babylone par le roi Nabucodonosor. Celui-ci fit roi, à la place de Jékonias, son oncle Mattanya, dont il changea le nom en celui de Sédécias.

Psaume : 78 (79), 1, 2, 3, 4-5, 8, 9
R/ Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous !
1. Dieu, les païens ont envahi ton domaine ; ils ont souillé ton temple sacré et mis Jérusalem en ruines.
2. Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs en pâture aux rapaces du ciel et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.
3. Ils ont versé le sang comme l’eau aux alentours de Jérusalem : les morts restaient sans sépulture.
4. Nous sommes la risée des voisins, la fable et le jouet de l’entourage. Combien de temps, Seigneur, durera ta colère et brûlera le feu de ta jalousie ?
5. Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : que nous vienne bientôt ta tendresse, car nous sommes à bout de force !
6. Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, efface nos fautes, pour la cause de ton nom !

Acclamation :
Alléluia. Alléluia. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia. (Jn 14, 23)

Evangile : Mt 7, 21-29
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de iracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

Prière sur les offrandes :
Accepte, Seigneur, le sacrifice de louange et de pardon, afin que nos cœurs, purifiés par sa puissance, t’offrent un amour qui réponde à ton amour. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 144, 15
Tous ont les yeux sur toi, Seigneur, ils espèrent, et tu donnes à chacun sa nourriture.

Prière après la communion :
Renouvelés par le corps et le sang de ton Fils, nous implorons ta bonté, Seigneur : fais qu’à jamais rachetés, nous possédions dans ton Royaume ce que nous célébrons en chaque Eucharistie. Par Jésus.
Nous n’entrerons dans le Royaume des Cieux que si nous restons fidèles à la pratique de la volonté de Dieu. Cette fidélité ne consiste pas seulement à invoquer Dieu par la prière. « Il ne suffit pas de dire : Seigneur ! Seigneur ! Pour entrer dans le Royaume ». Elle ne suffit non plus à l’unique écoute de la Parole de Dieu, car ceux qui le font risquent de bâtir leur maison sur le sable et de la voir s’écrouler sous la tempête. N’est-ce pas hélas ce que nous constatons trop souvent autour de nous : les mésententes familiales, les séparations entre époux, les divisions entre citoyens d’un même pays, jusqu’aux membres d’une même Eglise ? La vraie fidélité consiste à mettre en pratique et à faire passer dans notre vie la parole de Dieu. Ainsi, nous serons certains de bâtir notre maison sur le Roc. Cela ne l’empêchera pas de subir des inondations et des tempêtes, beaucoup d’épreuves. Mais elle tiendra comme le roc sur lequel elle repose.

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