31 Juillet

Saint Ignace de Loyola, prêtre

Ignace (1491-1556) est un Basque et un militaire. Si une blessure brise sa carrière de soldat, son tempérament garde la même ardeur. Mais il découvre la prière et, dans la prière, le Seigneur Jésus. De son expérience spirituelle à Manrèse, il sort transformé. Les Exercices spirituels, fruit de cette expérience lui permettront de transformer les autres en vue d’en faire des apôtres qui évangéliseront le monde pour la plus grande gloire de Dieu. Le groupe de ses premiers compagnons prononce ses vœux à Montmartre, en 1534 ; c’est le germe de la Compagnie de Jésus, pépinière de missionnaires et d’éducateurs qui sèmeront la foi dans le monde.

Antienne  d’ouverture : Ps 67, 6-7. 36

Adorons Dieu dans sa sainte demeure. Il fait habiter les siens tous ensemble dans sa maison, c’est lui qui donne force et puissance à son peuple.

Prière  d’ouverture

Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi, sans toi rien n’est fort et rien n’est saint. Multiplie pour nous tes gestes de miséricorde afin que, sous ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Jr 14, 17-22

Que mes yeux ruissellent de larmes nuit et jour, sans s’arrêter ! Elle est blessée d’une grande blessure, la vierge, la fille de mon peuple, meurtrie d’une plaie profonde. Si je sors dans la campagne, voici les victimes de l’épée ; si j’entre dans la ville, voici les souffrants de la faim. Même le prophète, même le prêtre parcourent le pays sans comprendre. As-tu donc rejeté Juda ? Es-tu pris de dégoût pour Sion ? Pourquoi nous frapper sans remède ? Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante ! Seigneur, nous connaissons notre révolte, la faute de nos pères : oui, nous avons péché contre toi ! À cause de ton nom, ne méprise pas, n’humilie pas le trône de ta gloire ! Rappelle-toi : ne romps pas ton alliance avec nous ! Parmi les idoles des nations, en est-il qui fassent pleuvoir ? Est-ce le ciel qui nous donnera les pluies ? N’est-ce pas toi, Seigneur notre Dieu ? Nous espérons en toi, car c’est toi qui as fait tout cela.

Ps aume : 78 (79), 5a.8, 9, 11.13ab

R/ Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous !

  1. Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ? Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : que nous vienne bientôt ta tendresse, car nous sommes à bout de force !
  2. Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, efface nos fautes, pour la cause de ton nom !
  3. Que monte en ta présence la plainte du captif ! Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir. Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis, sans fin nous pourrons te rendre grâce.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. La semence est la parole de Dieu, le semeur est le Christ ; celui qui le trouve demeure pour toujours. Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)

Evangile :Mt 13, 36-43

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Prière  sur  les  offrandes :

Accepte, Seigneur, ces offrandes prélevées pour toi sur tes propres largesses. Que ces mystères très saints, où ta grâce opère avec puissance, sanctifient notre vie de tous les jours et nous conduisent aux joies éternelles. Par Jésus.

Antienne  de  communion 102, 2

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

Prière  après la  communion :

Nous avons communié, Seigneur, à ce sacrement, mémorial de la passion de ton Fils. Fais servir à notre salut le don que lui-même nous a légué dans son immense amour. Lui qui.

La parabole du bon grain et de l’ivraie que Jésus explique à ses disciples à leur demande, nous invite à méditer sur le bien et le mal. Le bien et le mal qui existe dans notre cœur et que nous voyons dans les autres et dans le monde. En effet, si Dieu avait décidé de détruire l’ivraie qui est en nous, ce serait une partie de nous-même qu’il aurait dû détruire. Pour le jour du jugement, Il nous dit de nous préparer à rendre compte à Dieu de notre vie, de comment nous avons fait fructifier les qualités qu’il nous a données; aussi à respecter les pécheurs et les méchants pour la part de bien qui est en eux et que seul le Dieu patient voit mieux que nous, accordant à chacun le temps nécessaire pour se convertir de sorte qu’à la fin chacun puisse être conséquent de récolter ce qu’il aura semé.