6 Novembre

Sainte Bertille ; saint Léonard

La sainteté de Bertille  n’a d’autre source que la réalisation de la vie monastique en quarante-cinq ans, dans la fidélité totale à tous ses engagements religieux. Moniale de Jouarre, elle fut choisie par la sainte reine Bathilde pour être la première abbesse de Chelles dans la Brie champenoise.

Antienne  d’ouverture : Ps 37, 22-23

Ne m’abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas loin de moi. Hâte-toi de venir à mon aide, toi, ma force et mon salut.

Prière  d’ouverture

Dieu de puissance et de miséricorde, c’est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir. Accorde-nous de progresser sans que rien nous arrête vers les biens que tu promets. Par Jésus Christ.

1ère lecture :Ph 2, 5-11

Frères, ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Psaume :21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32

R/ Tu seras ma louange, Seigneur, dans la grande assemblée.

  1. Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses. Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent. « à vous, toujours, la vie et la joie ! »
  2. La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui : « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »
  3. Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son œuvre !

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28)

Evangile : Lc 14, 15-24

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit :« Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

Prière  sur  les  offrandes :

Seigneur, que cette eucharistie soit pour toi une offrande pure, et pour nous, le don généreux de ta miséricorde. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Ps 15,11

Tu m’as montré, Seigneur, la route de la vie, tu m ’as rempli de joie par ta présence.

Prière  après  la  communion :

De plus en plus, Seigneur, exerce en nous ta puissance: afin que, fortifiés par tes sacrements, nous devenions capables, avec ta grâce, d ’entrer en possession des biens qu ’ils promettent. Par Jésus.

Le développement des deux derniers jours, la guérison du malade (14, 1-6) et le service à son prochain (14, 7-14), atteint son apogée avec le repas dans le royaume de Dieu. Notre vie sur terre est un appel de Dieu à cheminer vers le Royaume. Rien ne doit nous dévier de cet objectif : ni les bœufs, ni les champs, ni la femme. Effectivement, les biens matériels nous éloignent souvent de notre finalité socialisante et humaniste.  Notre objectif devient donc un court terme, engendrant ainsi le stress, l’instabilité, le manque de confiance en soi et le découragement. Ce que nous avons cru être notre lieu de réalisation finit par nous transformer en esclaves aveugles, incapables de voir ceux qui sont dans le besoin. Dieu nous invite à la joie de son Règne, mais il nous laisse libres de nous déposséder pour y parvenir. Dieu ne condamne personne, nous choisissons librement l’enfer ou le paradis.