Mardi, 06 Juin Vert/blanc

St Norbert, évêque de Magdeburg, fondateur des prémontrés, †1134

 

Né à Xante dans une famille de la noblesse rhénane, Norbert de Gennep (vers 1080-1134) fut d’abord un clerc courtisan à la cour impériale. Il se convertit brusquement pour se vouer à la pénitence et à la prédication itinérante. Il fonda à Prémontré, près de Laon, un ordre de chanoines réguliers la vie commune et exerçant un ministère pastoral. Elu archevêque de Magdebourg, il y fit une œuvre de réformateur. Il est un des premiers saints caractérisés par la dévotion très grande envers l’eucharistie.

 

Antienne d’ouverture

Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable ; vois ma misère et ma peine, enlève tous mes péchés. (Ps 24, 16.18)

 

Prière d’ouverture :

Seigneur notre Père, nous en appelons à ta providence qui jamais ne se trompe en ses desseins : tout ce qui fait du mal, écarte-le, et donne-nous ce qui peut nous aider. Par Jésus Christ…

1ère lecture : Tb 2, 10-23

Un jour, Tobie, fatigué après avoir enterré les morts, rentra chez lui, s’étendit contre le mur et s’endormit. Pendant son sommeil, des hirondelles firent tomber de leur nid de la fiente chaude sur ses yeux, et il devint aveugle. Dieu permit cette épreuve pour que Tobie donne à la postérité un exemple de patience, comme le saint homme Job. Comme Tobie, depuis son enfance, avait toujours eu la crainte de Dieu et observé ses commandements, il n’en voulut pas à Dieu pour le malheur qui le frappait, mais il resta inébranlable dans la crainte de Dieu, lui rendant grâce tous les jours de sa vie. De même que des rois injuriaient le bienheureux Job, les parents et les proches de Tobie se moquaient de sa conduite en disant : « Où est-elle donc, cette espérance, pour laquelle tu faisais l’aumône et enterrais les morts ? » Mais lui les reprenait : « Ne parlez pas ainsi, car nous sommes les descendants des saints, et nous attendons cette vie que Dieu donnera à ceux qui ne perdent jamais leur confiance en lui. » Anne, sa femme, s’en allait tous les jours pour faire du tissage, et elle rapportait ce qu’elle avait pu gagner par le travail de ses mains. C’est ainsi qu’un jour elle reçut un chevreau qu’elle rapporta à la maison. Tobie entendit l’animal qui bêlait, et dit : « Prenez garde que ce ne soit le produit d’un vol ; rendez-le à ses maîtres ; car nous n’avons pas le droit de manger ce qui a été volé, ni même d’y toucher. » Furieuse, sa femme répondit : « On voit bien que ton espérance n’a servi à rien, et tes aumônes ont montré ce qu’elles valaient ! » Elle lui faisait ces reproches, et d’autres du même genre.

Psaume : 111, 1-2, 7-8, 5a.9

R/ Le juste est confiant : il s’appuie sur le Seigneur.

Heureux qui craint le Seigneur,                                                                                                                                                                                           qui aime entièrement sa volonté!                                                                                                                            Sa lignée sera puissante sur la terre;                                                                                                                           la race des justes est bénie.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur:                                                                                                                                     le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Son cœur est confiant, il ne craint pas:                                                                                                                                   il verra ce que valaient ses oppresseurs.

L’homme de bien a pitié, il partage;                                                                                                                           à pleines mains, il donne au pauvre;                                                                                                                                    à jamais se maintiendra sa justice,                                                                                                                            sa puissance grandira ,et sa gloire!

Acclamation. Alléluia. Alléluia. Au souverain unique et bienheureux, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, honneur et puissance éternelle ! Alléluia. (1 Tm 6, 15-16)

Evangile : Mc 12, 13-17

On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler, et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? — De l’empereur César », répondent-ils. Jésus leur dit : « À César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Prière sur les offrandes :

Confiants dans ton amour, Seigneur, nous venons à ton autel avec nos offrandes : puissions-nous, par un effet de ta grâce, être purifiés dans l’Eucharistie que nous célébrons. Par Jésus…

Antienne de communion

Je t’appelle, mon Dieu, car tu peux me répondre : écoute-moi ! Entends ce que je dis. (Ps 16, 6)

Prière après la communion :

Guide-nous, Seigneur, par ton Esprit, toi qui nous as donné le corps et le sang de ton Fils : accorde-nous de te rendre témoignage, non seulement avec des paroles, mais aussiparnosactes;etnouspourronsentrerdansleRoyaumedescieux.ParJésus…

Méditation

 

Quand on a posé un acte bon, on s’attend, si non à une récompense concrète, tout au moins à une reconnaissance ou une consolation morale et psychologique, un merci ! L’homme de Dieu lui, ne se pique pas et ne devrait pas se piquer de l’absence de gratitude envers son action : il ne force pas la main de Dieu. Il ne se lamente pas de s’être « usé en vain ». Comme Job, Tobie est mis à l’épreuve de la patience envers Dieu. Il en sort vainqueur parce que sa foi et son espérance ne se règlent sur aucun calcul. De fait, la foi en Dieu et l’ « identité chrétienne » ne nous garantissent ni privilèges ni « exonération » sociale, politique, etc. Elles nous assurent seulement l’amour du Seigneur, afin que de cœur ferme, nous nous appuyons toujours sur lui.

 

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