Mardi 07 novembre – St Willibrord, évêque-missionnaire d’Utrecht, †739 à Echternach vert/blanc

Saint Willibord, évêque, patron secondaire du Luxembourg. Willibord (658-739), moine bénédictin de Ripon en Angleterre, puis de Rathmelsing en Irlande, fut envoyé en Frise (690) pour y porter l’évangile. Après avoir été sacré évêque par le pape Sergius 1er, il établit son siège à Utrecht et fonda plusieurs monastères, notamment celui d’Echternach où il mourut.

Sainte Karine ; saints Enerst et Engelbert

Karine subit avec son époux, Mélassipe, le martyre durant la persécution de Julien l’Apostat. Ils furent attachés encore vivants  au pilori devant leur fils Antoine. Malgré le spectacle de la souffrance de ses parents, Antoine ne renia pas Jésus-Christ. Il fut décapité lui aussi.

 

 

Antienne d’ouverture Ps 37, 22-23

Ne m’abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas loin de moi. Hâte-toi de venir à mon aide, toi, ma force et mon salut.

Prière d’ouverture

Dieu de puissance et de miséricorde, c’est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir. Accorde-nous de progresser sans que rien nous arrête vers les biens que tu promets. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Rm 12, 5-16b

Frères, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si c’est le don de servir, il faut servir ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ; pour encourager, que l’on encourage. Celui qui donne, qu’il soit simple ; celui qui dirige, qu’il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu’il ait le sourire. Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l’élan de votre générosité, mais laissez jaillir l’Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d’espérance, soyez dans la joie ; aux jours d’épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal. Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord entre vous ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est simple.

 

Psaume : 30 (31), 2-3a, 3bc.6, 11.15

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans la justice, libère-moi ;
écoute, et viens me délivrer.

Sois le rocher qui m’abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
En tes mains, je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Ma vie s’achève dans les larmes,
et mes années, dans les souffrances.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. De l’orient à l’occident, Dieu nous appelle à prendre place à la table de son royaume. Alléluia. (cf. Lc 13, 29)

Evangile : Lc 14, 15-24

Au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : ‘Venez, maintenant le repas est prêt.’ Mais tous se mirent à s’excuser de la même façon. Le premier lui dit : ‘J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.’ Un autre dit : ‘J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.’ Un troisième dit : ‘Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir.’ À son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur : ‘Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.’ Le serviteur revint lui dire : ‘Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place.’ Le maître dit alors au serviteur : ‘Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner.’ »

Prière sur les offrandes

Seigneur, que cette eucharistie soit pour toi une offrande pure, et pour nous, le don généreux de ta miséricorde. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 15, 11

Tu m’as montré, Seigneur, la route de la vie, tu m’as rempli de joie par ta présence.

Prière après la communion

De plus en plus, Seigneur, exerce en nous ta puissance, afin que, fortifiés par tes sacrements, nous devenions capables, avec ta grâce, d’entrer en possession des biens qu’ils promettent. Par Jésus.

MEDITATION

Les invités de l’évangile n’ont pas le cœur à la fête, le Maitre de la fête fait donc entrer dans sa maison les pauvres, les estropiés et les boiteux, tous ceux qui n’auraient jamais osé espérer une telle invitation. Le désir de donner est plus fort chez ce maître de maison que l’indifférence affairée de ses invités. «Un homme donnait un grand dîner», et chaque jour le Seigneur dresse pour nous la table de sa parole, de son eucharistie, de son pardon sans cesse renouvelés. À nos refus si bien justifiés et à nos indifférences, Dieu oppose sa générosité illimitée. Mais l’amour est diffusif, il veut se donner, il se communique quelque fois avec une douce et sainte violence. Alors, il invite avec audace ce qui, en nous, est pauvre et boiteux, mais qui du moins est disponible et affamé : «Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau» !

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