Mercredi 04 octobre St François d’Assise, fondateur des frères mineurs, †1226 à Assisi :blanc

En vivant dans la pauvreté, François Bernardone (1182-1226), le fils d’un riche marchand d’Assise, devient un saint qui ressemble étonnamment à Jésus de Nazareth. Dans un monde déchiré par les guerres, le chevalier de Dame Pauvreté apparaît comme le pur reflet de l’Evangile. Détaché des biens terrestres et de lui-même, il peut chanter la création avec la fraîcheur d’une enfance renouvelée. Les stigmates qu’il reçoit achèvent de le transformer en une vivante image du Christ crucifié. A sa triple famille religieuse : Frères Mineurs, Clarisses et Tiers-Ordre, François laisse en héritage son amour du Christ pauvre, de la croix et de l’Eglise.

 

Antienne d’ouverture : Dn 3, 31. 29. 30. 43. 42

Tu nous as traités, Seigneur, en toute justice, car nous avons péché, nous n’avons pas écouté tes commandements. Mais, pour l’honneur de ton nom, traite-nous selon la richesse de ta miséricorde.

Prière d’ouverture

Dieu qui donnes la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié, Sans te lasser, accorde-nous ta grâce, en nous hâtant vers les biens que tu promets, nous parviendrons au bonheur du ciel. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ne 2, 1-8

La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au mois de Nizan, je présentai le vin et l’offris au roi. Je n’avais jamais montré de tristesse devant lui, mais ce jour-là, le roi me dit : « Pourquoi ce triste visage ? Tu n’es pourtant pas malade ! Tu as donc du chagrin ? » Rempli de crainte, je répondis : « Que le roi vive toujours ! Comment n’aurais-je pas l’air triste, quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée, et ses portes, dévorées par le feu ? » Le roi me dit alors : « Que veux-tu donc me demander ? » Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi : « Si tel est le bon plaisir du roi, et si tu es satisfait de ton serviteur, laisse-moi aller en Juda, dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai. » Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda : « Combien de temps durera ton voyage ? Quand reviendras-tu ? » Je lui indiquai une date qu’il approuva, et il m’autorisa à partir. Je dis encore : « Si tel est le bon plaisir du roi, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de la province qui est à l’ouest de l’Euphrate, afin qu’ils facilitent mon passage jusqu’en Juda ; et aussi une lettre pour Asaph, l’inspecteur des forêts royales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle qui protégera le Temple, les portes de la ville, et la maison où je vais m’installer. » Le roi me l’accorda, car la protection de mon Dieu était sur moi.

Psaume Ps 137: 1-2. 3. 4-5. 6

R/ Que ma langue s’attache a mon palais si je t’oublie, Jérusalem !

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.

Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.

 

Acclamation :Alléluia. Alléluia. Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur : à lui, haute gloire, louange éternelle ! Alléluia.(Dn 3,58)

Evangile : Lc 9, 57-62

En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Prière sur les offrandes

Dieu de miséricorde, accepte notre offrande. Qu’elle ouvre largement pour nous la source de toute bénédiction. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 118, 49-50

Souviens-toi, Seigneur, de la parole que tu m’as donnée; en elle j’ai mis mon espoir, et, dans ma misère, elle est pour moi un réconfort.

Prière après la communion

Que cette eucharistie, Seigneur, renouvelle nos esprits et nos corps, et nous donne part à l’héritage glorieux de celui qui nous unit à son sacrifice lorsque nous proclamons sa mort. Lui qui.

MEDITATION

Suivre Jésus, c’est faire route dans le vrai bonheur. Ce chemin est cependant parsemé d’embûches et requiert de nous bien de sacrifices, des choix à opérer ! Il nous faut être totalement disponible, une disponibilité qui émane de la liberté face aux biens de ce monde. Il est, par ailleurs important, de reconsidérer la valeur de nos liens familiaux par rapport à Dieu. Il est vrai que l’attachement à la famille n’a rien de compromettant en soi, mais bien de fois, ces attachements peuvent aisément compromettre nos valeurs chrétiennes.

Laisser un commentaire