SAINT NOM DE JÉSUS ; SAINTE GENEVIÈVE, VIERGE

Mémoire facultative

 

Elle est née à Nanterre vers 420 et morte à Paris vers 500. Alors qu’elle a sept ans l’évêque saint Germain d’Auxerre, de passage, la remarque et la consacre à Dieu. C’est dans le monde qu’elle mènera sa vie consacrée. Selon la tradition, lors du siège de Paris en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Paris est effectivement épargné. Elle passera sa vie à secourir les pauvres et à aider les malades.

 

Blanc

Antienne d’ouverture

  Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre une lumière a resplendi.

 

Prière d’ouverture

  Dieu éternel et tout-puissant, une lumière nouvelle dans les cieux a fait connaître que le Sauveur venait racheter le monde ; nous t’en prions: que cette lumière du Salut se lève chaque jour pour le renouveau de nos cœurs. Par Jésus Christ.

 

Première lecture: 1 Jean 2, 29 – 3, 6

  Bien-aimés, puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu. Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu– et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons: quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression. Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.

 

Psaume (97 (98), 1, 3cd-4, 5-6)

R/ La terre tout entière a vu le salut de notre Dieu. (cf. 97, 3)

 

1.     Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire.

 

2.     La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez!

 

3.     Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !

 

Acclamation

     Alléluia, Alléluia.Le Verbe s’est fait chair, il a établi parmi nous sa demeure. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Alléluia.(cf. Jn 1, 14a.12a)

 

Évangile: Jean 1, 29-34

  Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : «Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage: c’est lui le Fils de Dieu. »

 

Prière sur les offrandes

  Dieu qui donnes la grâce de te servir avec droiture et de chercher la paix, Fais que cette offrande puisse te glorifier, et que notre participation à l’eucharistie renforce les liens de notre unité. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : 1 Jn 1, 2

  La Vie, qui était auprès du Père, s’est manifestée, elle nous est apparue.

 

Prière après la communion

  Ton peuple a besoin de multiples secours pour sa traversée d’ici-bas. Que ta bonté les lui donne aujourd’hui et demain ; trouvant alors la force nécessaire dans les biens qui passent, il recherchera les biens éternels avec plus de confiance.

 

 

MÉDITATION

  L’évangile de ce jour prolonge le témoignage que Jean Baptiste rend à Jésus. Tout en rappelant son statut de précurseur du Messie, Jean le décrit comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L’image de l’agneau résume toute l’histoire de l’Alliance. Elle évoque ainsi le sang de l’agneau pascal de l’Exode que les israélites mirent sur les montants des portes des maisons afin d’échapper au fléau destructeur (Ex 12, 13) ; l’agneau d’Isaïe, en référence au Serviteur souffrant (Is 53, 7) et l’agneau immolé et dressé de l’Apocalypse, vainqueur des forces du mal (Ap 17, 14). Jésus est présenté comme cette victime pure et innocente qui vient s’offrir elle-même pour délivrer et sauver définitivement l’humanité du péché. Cet Agneau expiatoire et libérateur s’offre chaque jour dans le sacrement de l’Eucharistie. Jean Baptiste nous le présente et nous invite à l’accueillir.