Jeudi 13 juin

Saint  Antoine de Padoue,

Prêtre et Docteur de l’Eglise

Blanc

Né à Lisbonne, Fernand fut d’abord chanoine régulier à Coïmbre. Il prit le nom d’Antoine quand il entra chez les Franciscains. D’abord retiré dans la solitude, il se voua ensuite à la prédication. Grâce à ses dons d’orateur et à la connaissance de l’Ecriture, son ministère fut fécond et justifie son titre de ‘’docteur évangélique’’.

Antienne d’ouverture

Les sages brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme des étoiles, dans les siècles des siècles.

Prière d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, tu as voulu que ton peuple trouve en saint Antoine de Padoue un grand prédicateur de l’Évangile et un défenseur des pauvres; permets qu’avec son aide, et fidèles à ses leçons de vie chrétienne, nous ressentions dans toutes nos épreuves le bienfait de ton secours. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1R 18, 41-46

En ces jours-là, le prophète Élie dit au roi Acab : « Monte, tu peux maintenant manger et boire, car j’entends le grondement de la pluie.»  Acab monta pour aller manger et boire. Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel, il se courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux. Il dit à son  serviteur : « Monte, et regarde du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et dit : « Il n’y a rien. » Sept fois de suite, Élie lui dit : « Retourne. » La septième fois, le serviteur annonça: « Voilà un nuage qui monte de la mer, gros comme le poing. » Alors Élie dit au serviteur: « Va dire au roi Acab :  “Attelle ton char et descends de la montagne, avant d’être arrêté par la pluie.”» Peu à peu, le ciel s’obscurcit de nuages, poussés par le vent, et il tomba une grosse pluie. Acab monta sur son char et partit pour la ville de Yizréel.     La main du Seigneur s’empara du prophète; Élie retroussa son  vêtement et courut en avant d’Acab jusqu’à l’entrée de la ville de Yizréel.

Psaume : 64 (65), 10abcd, 10e-11, 12-13

R/ Il est beau de te louer, Dieu, dans Sion.

Tu visites la terre et tu l’abreuves, tu la combles de richesses ; les ruisseaux de Dieu regorgent  ‘eau: tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre, tu arroses les sillons ; tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ; sur ton passage, ruisselle l’abondance. Au désert, les pâturages ruissellent, les collines débordent d’allégresse.

Acclamation

Alléluia. Alléluia ! Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Alléluia ! (cf. Jn 13, 34)

Évangile : Mt 5, 20-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.  Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord  avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Prière sur les offrandes

Que ton Esprit Saint, Seigneur notre Dieu, nous donne dans cette eucharistie la lumière de la foi qui éclairait saint Antoine de Padoue quand il s’employait à faire connaître ta gloire. Par Jésus.

Antienne de la communion

Nous proclamons un Messie crucifié, le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.      

Prière après la communion

Déjà réconfortés par le pain du ciel, nous t’adressons, Seigneur, cette humble prière : en suivant les leçons de saint Antoine de Padoue, que nous demeurions dans l’action de grâce pour les dons que nous avons reçus. Par Jésus.

Méditation

La « justice » des scribes et des pharisiens concernait le respect de la Loi juive : ‘’ Faites ceci, ne faites pas cela’’. Mais Jésus demande à ses disciples de pratiquer une justice qui non seulement va plus loin, mais est différente à savoir : ‘Aimer Dieu et son prochain comme soi meme en manifestant cet amour de toutes les manières possibles. Jésus prend au sérieux ce commandement d’amour qu’il place avant « l’offrande » en invitant d’abord à se réconcilier avec l’autre. Une invitation pour nous en ce jour non seulement à aimer, mais à avoir des pensées aimantes. L’Esprit nous appelle à changer ; à devenir une personne plus attentionnée, plus aimable et plus clémente et plus juste.

Mercredi 12 juin

Saint GUY

VERT

Il était un seigneur de condition très modeste, mais très hospitalier. Devenu franciscain en 1211, il se retira dans une grotte près de Cortone et prêcha la pénitence aux populations voisines.

Antienne  d’ouverture : Ps 26, 1

Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrais-je craindre? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Prière  d’ouverture

Seigneur, source de tout bien, réponds sans te lasser à notre appel: inspire-nous ce qui est juste, aide-nous à l’accomplir. Par Jésus.

1ère lecture : 1 R 18, 20-39

En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes de Baal sur le mont Carmel. Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour  l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal.» Et la foule ne répondit mot. Élie continua: « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante. Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu. Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur: le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. » Élie dit alors aux prophètes de Baal : Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. » Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant: « ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni  réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé. Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! » Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances. Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes  prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe. Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui  avait été démoli. Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. » Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher. Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois.» Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » Et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » Et l’on recommença encore. L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau. À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre. Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! » Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole. Tout le peuple  en fut témoin; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

Psaume : 15 (16), 1-3ac.4-5.8-9a.11

R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge.

Garde-moi, mon Dieu :  j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » 

Toutes les idoles du pays, ne cessent d’étendre leurs ravages, Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

Seigneur, mon partage et ma coupe: de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu ne peux m’abandonner à la mort. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face,  débordement de joie+3! À ta droite, éternité de délices!

Acclamation

Alléluia. Alléluia! Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ; dirige-moi par ta vérité. Alléluia! (cf. Ps 24, 4b.5a)

Évangile : Mt 5, 17-19

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur notre Dieu, nous voulons te servir ; regarde notre offrande : qu’elle soit agréable à tes yeux, et nous obtienne un accroissement de charité. Par Jésus.

Antienne  de  communion : 1Jn 4, 16

Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Prière  après  la  communion

Dieu qui veux notre guérison, agis en nous par cette Eucharistie : libère-nous  de  nos  penchants  mauvais, oriente notre vie vers le bien. Par Jésus

Méditation

Toute la loi et les prophètes se résument dans le ‘’nouveau commandement’’, aimer Dieu et le prochain comme soi-même. Cette Loi d’amour s’applique jusqu’aux confins de la terre et jusqu’à la fin des temps. Nul ne saurait échapper aux exigences de cette Loi et, dès lors qu’on la respecte, toutes les autres s’appliquent d’elles-mêmes. Les Pharisiens étaient souvent en colère contre Jésus parce selon eux, il enfreignait la Loi : les jours de Sabbat, il arrachait des épis de blé ; il guérissait les malades ; il touchait des lépreux. Il est donc clair pour nous que lorsque Jésus  parle de la Loi, c’est sous un aspect transformé, tel que défini dans le contexte de son enseignement : ‘’Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même’’. Ne pas respecter un de ces commandements est assez mal ; apprendre à quelqu’un d’autre à le faire est terrible. Proclamons-nous un tel enseignement ou, suivant nos propres opinions, nous nous opposons à cette loi ?

Mardi 11 juin

Saint Barnabé,

Apotre

Rouge

Le titre d’Apôtre ne signifie pas que Joseph, surnommé Barnabé (c’est-à-dire ‘’fils d’encouragement’’), ait été l’un des Douze, mais qu’il joua un rôle capital dans la diffusion de l’Evangile. En entrant dans la communauté chrétienne, cet homme de foi a mis tous ses biens à la disposition des Apôtres.

Antienne d’ouverture : Ac 11, 24

Heureux, saint Barnabé, qui fut digne d’être compté parmi les apôtres : c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. 

Prière  d’ouverture

Dieu qui as dit de mettre à part saint Barnabé, cet homme plein de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’il porte aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont saint Barnabé fut l’Apôtre courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ac 11, 21b-26 ; 13, 1-3

En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église,

ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ». Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit :

« Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.

Psaume : 4,2,3,4-5,7-8.

R/ Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! (Ps 4, 7b)

Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière !

Fils des hommes, jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire, l’amour du néant et la course au mensonge ?

Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers lui. Mais vous, tremblez, ne péchez pas ;

réfléchissez dans le secret, faites silence.

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! Tu mets dans mon cœur plus de joie que toutes leurs vendanges et leurs moissons.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien,

ils rendront gloire à votre Père. Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile : Mt 5, 13-16

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre.

Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire,

et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Prière  sur  les  offrandes

Par ta bénédiction, Seigneur, sanctifie nos offrandes: qu’elles nous obtiennent de ta grâce cet ardent amour qui portait saint Barnabé à transmettre aux nations païennes la lumière de l’Évangile. Par Jésus.

Antienne de la communion : Jn 15, 15

 « Je ne vous appelle plus serviteurs, dit le Seigneur, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître. Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. »

Prière  après  la  communion

Après avoir reçu de toi, Seigneur, le gage de la vie éternelle, nous te supplions humblement : fais que nous saisissions un jour en plénitude le mystère que nous célébrons dans ces rites en mémoire de l’Apôtre saint Barnabé. Par Jésus.

Méditation

L’Evangile du jour met en exerge l’intégrité attendue des disciples de Jésus en tant qu’individus et en tant que membres des institutions. La société (le Royaume) que Jésus propose est construite sur la confiance qui n’a nullement besoin de recourir aux serments pour croire les uns aux autres. Lorsque nous essayons de faire attention à la façon dont nous communiquons, nous nous rendons compte que nous devons demander à Dieu de travailler sur ce qui se passe dans notre cœur. Éviter le langage qui est offensant ou nuisible est une chose, être sincère et voir ce qui se passe dans mon cœur en est une autre. Comment suis-je fidèle à la vérité avant d’être fidèle à moi-même devant Dieu?

Lundi 10 juin

Saint Landry

VERT

Il fut Évêque de Paris et fondateur de l’Hôtel-Dieu. Selon la tradition, après avoir été fonctionnaire à la chancellerie du roi Clovis II vers 640, il vendit ses meubles et même des vases sacrés en surnombre, pour secourir les pauvres lors d’une grande famine.

Antienne  d’ouverture : Ps 26, 1

Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrais-je craindre? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Prière  d’ouverture

Seigneur, source de tout bien, réponds sans te lasser à notre appel: inspire-nous ce qui est juste, aide-nous à l’accomplir. Par Jésus.

1ère lecture : 1 R 17, 7-16

En ces jours-là, sur l’ordre du prophète Élie, au bout d’un certain temps, il ne tombait plus une goutte de pluie dans tout le pays, et le torrent où buvait le prophète finit par être à sec. Alors la parole du Seigneur lui fut adressée : « Lève-toi, va à Sarepta, dans le pays de Sidon ;

tu y habiteras ; il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir. »  Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi, ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël:

Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait anno cé par l’intermédiaire d’Élie.

Psaume : 120 (121)

R/ Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais.

Acclamation : cf. 2 Th 2, 14

Alléluia, alléluia ! Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Alléluia!

Evangile : Matthieu 5, 1-12

En ce temps-là, voyant les foules,

Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur notre Dieu, nous voulons te servir ; regarde notre offrande : qu’elle soit agréable à tes yeux, et nous obtienne un accroissement de charité. Par Jésus.

Antienne  de  communion : 1Jn 4, 16

Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Prière  après  la  communion

Dieu qui veux notre guérison, agis en nous par cette Eucharistie : libère-nous  de  nos  penchants  mauvais, oriente notre vie vers le bien. Par Jésus

Méditation

Les Béatitudes sont une fenêtre ouverte sur l’esprit et sur le cœur de Dieu. Elles nous montrent ce qui est dans le Coeur de Jésus, ce qu’il considérait comme signes du Royaume de Dieu. Le royaume de Dieu, tel que Jésus le décrit, renverse radicalement notre façon habituelle de voir, juger et agir dans le monde avec ce qu’il renferme. C’est la capacité de regarder la vie d’une manière entièrement neuve et dans une perspective complètement inédite. Chacune de ces «béatitudes» est un idéal de vie chrétienne et une voie pour trouver Dieu proche de nous. Passer en revue notre vie en rapport aux béatituses nous aiderait à nous situer dans notre relation avec Dieu et le prochain et ainsi voir si elles ont leur place. Dieu est proche de nous dans ces moments évoqués dans les béatitudes. Que la grâce de vivre selon cette vision de la vie, qui était à la base de la vie de Jésus soit la lumière de nos pas en ce monde.

Dimanche 09 juin

10ème DIMANCHE DU TEMPS

ORDINAIRE

Psautier ii

Saint Ephrem,

Diacre et Docteur de l’Eglise

VERT

Antienne  d’ouverture : Ps 26, 1

Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrais-je craindre? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Prière  d’ouverture

Seigneur, source de tout bien, réponds sans te lasser à notre appel: inspire-nous ce qui est juste, aide-nous à l’accomplir. Par Jésus.

1ère lecture : Genèse 3, 9-15

Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » Il répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »

Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »

Psaume : 129 (130)

R/ Près du Seigneur, est l’amour ;        

près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute ma voix ! O que vos oreilles soient attentives à la voix de ma supplication.

Si vous, Seigneur, marquez notre culpabilité, Seigneur, qui survivra? Mais auprès de vous se trouve le pardon : pour cela nous vous vénérons.

Mon âme attend le Seigneur. Je compte sur sa parole. Mon âme désire le Seigneur plus qu’un guetteur pour le lever du jour. (Que la sentinelle compte sur le lever du jour et Israël sur le Seigneur.)

Parce qu’avec le Seigneur il y a miséricorde et plénitude de rédemption, il rachètera en effet Israël de toute son iniquité.

2ème lecture : 2 Corinthiens 4, 13-5, 1

Frères, l’Écriture dit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue

dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,

mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous le savons, en effet,

même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu,

une demeure éternelle dans les cieux

qui n’est pas l’œuvre des hommes.

Acclamation : Jn14, 23

Alléluia, alléluia !

Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors, dit le Seigneur; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, je les attirerai tous à moi.. Alléluia!

Evangile : Marc 3, 20-35

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours.» Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit :« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière  sur  les  offrandes

Seigneur notre Dieu, nous voulons te servir ; regarde notre offrande : qu’elle soit agréable à tes yeux, et nous obtienne un accroissement de charité. Par Jésus.

Antienne  de  communion : 1Jn 4, 16

Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Prière  après  la  communion

Dieu qui veux notre guérison, agis en nous par cette Eucharistie : libère-nous  de  nos  penchants  mauvais, oriente notre vie vers le bien. Par Jésus

Méditation

La finale de l’Evangile de ce dimanche s’inscrit à l’opposé des privilèges que nous nous octroyons comme humain par des liens de sang. Nul ne peut se prévaloir d’une intimité de droit naturel avec le Seigneur. L’appartenance à la religion chrétienne ou à une race privilégiée comme l’est celle des Juifs ne confère rien. Après l’intervention des proches du Seigneur, sa mère elle-même entre en scène pour appeler Jésus. Les sentiments naturels d’une mère sont si forts que, passant outre à toute convenance vis-à-vis de ce fils dont elle connaissait l’origine, Marie cherche à faire valoir ses droits. C’est alors l’occasion pour le Seigneur de dire ce que doit être une relation vitale avec lui. Il est en train de fonder une nouvelle communauté basée non sur des liens de sang ni sur la sensibilité de la vie du village. La relation selon la naissance était dorénavant terminée, vu le rejet que les chefs du peuple lui avaient signifié. La seule relation pouvant être établie, et que le Seigneur reconnaît est celle basée sur l’écoute de la Parole et l’obéissance à la volonté de Dieu.

Samedi 08 juin

LE cœur Immacule de Marie

Blanc

Dans la Bible, le cœur symbolise la vie personnelle de l’homme en sa source profonde, le centre d’où jaillissent les pensées, autant que les désirs et la liberté. Dieu seul connaît les cœurs, ces cœurs qu’il a créés pour les combler de sa présence et leur communiquer sa vie. Il a trouvé en Marie un cœur pur de tout égoïsme, toujours attentif à sa parole, totalement livré à son Esprit ; il a pu lui révéler son dessein de salut et lui donner d’y coopérer à titre de mère du Sauveur. La fête dont saint Jean Eudes fut le promoteur au 17e siècle, fut étendue à toute l’Eglise par Pie XII en 1942..

Antienne d’ouverture : Jdt 13

Le Seigneur Dieu t’a bénie, Vierge Marie, plus que toutes les femmes de la terre : il a glorifié ton nom de telle manière que ta louange sera toujours sur toutes les lèvres.

Prière d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, d’imiter la bienheureuse Vierge marie dans sa coopération à l’œuvre du salut de ton Fils, de telle sorte que, sous la conduite du Saint Esprit, nous progressions dans la foi, l’espérance et la charité et que nous puissions travailler au salut de tous les hommes. Par Jésus.

1ère lecture : 2 Timothée 4, 1-8

Bien-aimé, devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne:proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère. Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :

le Seigneur, le juste juge, me la r mettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.

Psaume : 70(71), 8-9,14-17,22

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. (cf. Ps 70, 15ab)

Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.

Et moi qui ne cesse d’espérer, j’ajoute encore à ta louange. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut.

Je revivrai les exploits du Seigneur  en rappelant que ta justice est la seule. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d’Israël !

Acclamation : cf. Lc219

Alléluia. Alléluia. Heureuse Vierge Marie ! Attentive à garder la parole de Dieu, elle la méditait dans son cœur !  Alléluia. (Mt 5, 3)

Evangile : Luc 2, 41-51

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans,

ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi,

nous avons souffert en te cherchant!»

Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,

et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Prière sur les offrandes

Nous déposons ces offrandes sur ton autel, Seigneur, en célébrant la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie qui a offert ton Fils au pied de la croix ; accorde-nous, dans ta bonté, d’agréer l’offrande de notre vie. Qu’elle te soit toujours agréable. Par Jésus, le Christ.

Antienne de la communion

Tous les âges me diront bienheureuse, parce que Dieu a regardé son humble servante.

Prière après la communion

Seigneur notre Dieu, que le pain céleste, reçu par nous en vénérant la Vierge Marie Immaculée, nous aide à coopérer à sa fonction maternelle par la mission apostolique. Par Jésus, le Christ.

Méditation

Le chemin de vie que nous présente le Seigneur Jésus est un chemin de don total, d’offrande de tout ce qu’il nous a donné, y compris de ce qui nous paraît important et nécessaire pour survivre. Quand il nous présente l’exemple de la pauvre veuve qui a donné tout ce qu’elle possédait, il nous semble impossible de tout laisser, comme si Jésus nous défiait de nous passer de l’indispensable. L’image qu’il nous donne dans l’évangile n’est pas facile à comprendre, car la comparaison avec les riches qui donnent quantitativement beaucoup plus que la veuve ne pourrait se comprendre hors de la perspective du total abandon, de la pleine confiance. De fait, tout au long de la Bible et de l’enseignement même de Jésus, on observe d’innombrables occasions au cours desquelles il nous invite à vivre dans la confiance en lui seul, à rechercher le Royaume, à chercher à être les derniers et non les premiers. C’est la Bonne Nouvelle : laisser le projet de Dieu se manifester totalement, en mettant de côté tout ce qui fait obstacle à la présence explicite du Ressuscité dans nos vies.