Sainte Dorothée (5e siècle) ; Sainte Angèle.

 

Romaine d’origine, Dorothée s’appelait en réalité Apollinaire. La tradition dit qu’elle appartint à la famille impériale et qu’elle affranchit ses enclaves et distribua ses biens personnels pour se retirer au désert en Egypte, accompagné d’un vieux serviteur. Se faisant passer pour eunuque, elle entra au monastère de Scété où elle persévéra dans le jeûne et la prière. Son secret ne fut découvert qu’après sa mort.

Blanc

Antienne d’ouverture

Au commencement et avant le temps le Verbe était Dieu : c’est lui qui a voulu naître dans le temps des hommes et devenir le Sauveur du monde.

 

Prière d’ouverture

Dieu tout-puissant, la rédemption de ton peuple a merveilleusement commencé avec la naissance de ton Fils ; accorde à tes serviteurs une foi solide pour qu’ils se laissent conduire par lui, et obtiennent la gloire que tu leur promets. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 1 Jean 3, 7-10

Petits enfants, que nul ne vous égare: celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ; celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.

 

Psaume (97 (98), 1, 7-8, 9)

R/ La terre tout entière a vu le salut de notre Dieu.   (cf. 97, 3)

 

 

  1. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire.

 

  1. Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie.

 

  1. Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !

 

Acclamation

     Alléluia, Alléluia.À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils. Alléluia.(cf. He 1, 1-2)

 

Évangile : Jean 1, 35-42

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : «Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure, (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie» – ce qui veut dire: Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

 

Prière sur les offrandes

Dieu qui donnes la grâce de te servir avec droiture et de chercher la paix, fais que cette offrande puisse te glorifier, et que notre participation à l’Eucharistie renforce les liens de notre unité. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : Jn 3, 16

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi, celui qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.

 

Prière après la communion

Ton peuple, Seigneur, a besoin de multiples secours pour sa traversée d’ici-bas, que ta bonté les lui donne aujourd’hui et demain : trouvant alors la force nécessaire dans les biens qui passent, il recherchera les biens éternels avec plus de confiance. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

Après avoir entendu Jean Baptiste le présenter comme «l’Agneau de Dieu», deux de ses disciples se mettent à la suite de Jésus. Jean fait une fois de plus preuve d’une humilité édifiante. En effet, conscient qu’il n’est que cette voix qui annonce le Seigneur, cette voie qui oriente vers le Messie, il laisse ses disciples suivre librement « l’Agneau de Dieu ». Il applique effectivement ses propres paroles : « Il faut qu’il grandisse et que moi je diminue » (Jn 3, 30). Non seulement Jean s’efface pour faire place à celui à qui il a rendu témoignage, mais il montre aussi à ses disciples celui qui est « le Chemin, la Vérité et la vie. » (Jn 14, 6). Si les médiations sont indispensables dans la découverte de Jésus, elles ne constituent cependant qu’une étape relevant de notre liberté, vers la connaissance et l’attachement à sa personne.