Saint Raymond de Penyafort, Prêtre Dominicain Catalan (1175-1275)

Maître général des Dominicains. Il fut l’un des grands maîtres de la théologie morale et du droit canonique. Il rédige, à la demande du pape Grégoire IX, une « Somme des cas pénitentiaux » et les « Décrétales » qui serviront de Code de Droit canonique à l’Église jusqu’en 1917. Il fut canonisé en 1601 par Clément VIII

 

Blanc

Antienne d’ouverture 

     Un jour très saint, a brillé à nos yeux: que toutes les nations viennent, qu’elles adorent le Seigneur : une grande lumière est descendue sur la terre.

 

Prière d’ouverture

     Seigneur, nous t’en prions, éclaire nos cœurs de ta lumière souveraine: nous trouverons alors la force d’avancer dans un monde obscur pour atteindre le pays du jour sans déclin.

 

Première lecture : Jean 3, 22 – 4, 6

     Bien-aimés, quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement: mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit. Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu. Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.

 

Psaume 2, 7bc-8, 10-11

R/ Tu es mon fils ; je te donne en héritage les nations. cf. 2, 7b.8a

 

1.   Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon fils; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière. »

 

2.  Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.

 

Acclamation

     Alléluia, Alléluia.Jésus proclamait l’Évangile du Royaume, et guérissait toute maladie dans le peuple. Alléluia.(cf. Mt 4, 23)

 

Évangile: Mathieu 4, 12-17.23-25

     En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

 

Prière sur les offrandes

Accepte, Seigneur notre Dieu, ce que nous présentons pour cette eucharistie où s’accomplit un admirable échange : En offrant ce que tu nous as donné, puissions-nous te recevoir toi-même. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : Jn 1, 14 

     Nous avons vu la gloire du Verbe fait chair, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité 

 

Prière après la communion  

     Dieu tout-puissant, nous t’en prions: fais que la communion à tes mystères sacrés soutienne constamment notre vie. Par Jésus.

 

 

 

MÉDITATION

     L’installation de Jésus à Capharnaüm, ville située dans la région de la Galilée est d’une portée symbolique inouïe. Galilée en hébreu signifie «carrefour des nations » (Is 8, 23). La Galilée était une région de brassage culturel, où Juifs et païens venant de différentes régions se côtoyaient, sans forcément s’apprécier. Le choix de Jésus d’inaugurer sa prédication en Galilée exprime son ouverture missionnaire.  C’est à toutes les nations que Jésus apporte le salut. La mission constitue le fondement de l’Église. L’Église n’existe que parce qu’elle est missionnaire. C’est pourquoi, comme nous le rappelle le Pape François, nous sommes invités à aller aux «périphéries». Où se trouve la périphérie ou la «Galilée » vers laquelle je suis appelé à aller ? Ma Galilée peut être un lieu géographique mais aussi toute autre situation existentielle personnelle qui me répugne ou que je redoute d’affronter.