2ème Dimanche de Carême

Saint Patrice, évêque

Vers 385-461

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 26, 8-9

     En mon cœur je t’ai dit : Je cherche ton visage, ton visage, Seigneur, je le recherche ; ne détourne pas de moi ta face.

 

Prière d’ouverture

     Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter ton Fils bien-aimé ; Fais-nous trouver dans ta parole les vivres dont notre foi a besoin : et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Genèse 15, 5-12.17-18

En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara: « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ?» Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d’Égypte jusqu’au Grand Fleuve, l’Euphrate. »

 

Psaume (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)

 

1.   Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie; devant qui tremblerais-je ?

 

2.   Écoute, Seigneur, je t’appelle! Pitié! Réponds-moi! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. »

 

3.   C’est ta face, Seigneur, que je cherche: ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours.

 

4.   J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

 

Deuxième lecture : Philipiens 3, 17 – 4, 1

     Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

 

Acclamation

     Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le! » Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.(Cf. Mt 17, 5)

 

Évangile : Luc 9, 28b-36

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

 

Prière sur les offrandes

     Que cette offrande, Seigneur, nous purifie de nos péchés : Qu’elle sanctifie le corps et l’esprit de tes fidèles, et les prépare à célébrer les fêtes pascales. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Mt 17, 5

     Au jour de la Transfiguration, la voix du Père se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour; écoutez-le ».

 

Prière après la communion

     Pour avoir communié, Seigneur, aux mystères de ta gloire, nous voulons te remercier, toi qui nous donnes déjà, en cette vie, d’avoir part aux biens de ton Royaume. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

L’évangile de ce dimanche nous donne de méditer sur la Transfiguration de Jésus-Christ. Cet épisode nous enseigne que parmi les appelés, il y a peu d’élus qui ont le privilège de contempler la gloire de Dieu. Cela ne doit pas être un motif d’orgueil pour les disciples, car c’est le fruit de la grâce de Dieu. Aussi sommes-nous appelés à travers cet épisode à nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, symbolisée par la présence de Moïse et d’Élie, cette Parole qui a la force de nous transformer ou de nous transfigurer de l’intérieur. La Parole faite chair, Jésus-Christ : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». Ayant contemplé la gloire divine comme Pierre, Jean et Jacques, nous devons descendre. C’est le temps de l’apostolat, de l’action ou de la mission. Un temps qui n’est pas épargné par la Croix du Christ, « chemin toujours accessible vers la vie, vers le don de la vie communiquée en Jésus-Christ ».