Saint Fulbert (vers 960-1028)

Il est nommé évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Église, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes.

 

Violet

 

Antienne d’ouverture : Ps 17,48-49

Tu me délivres de tous mes ennemis, tu me fais triompher de l’agresseur, seigneur, tu me soustrais à la violence.

 

Prière d’ouverture

Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles qui se purifient dans la pénitence ; toi qui nous as donné le goût de te servir, ne reste pas sourd à notre prière.

 

Première lecture : Dn 3, 14-20.91-92.95

En ces jours-là, le roi Nabucodonosor parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago,que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ? Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? » Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. » Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire. Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent. Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent: «Assurément, ô roi. » Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »   Et Nabucodonosor s’écria: «Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu. »

 

Cantique : Daniel 3, 52, 53, 54, 55, 56

R/ À toi, louange et gloire éternellement!

 

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères: R/

Béni soit le nom très saint de ta gloire: R/

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire: R/

Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel :  R/

 

Acclamation

     Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance.Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance.(cf. Lc 8, 15)

 

Évangile :   Jean 8, 31-42

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent: « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit: « Amen, amen, je vous le dis: qui commet le péché est esclave du péché.  L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit: « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père.» Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

 

Prière sur les offrandes

Accepte, Seigneur, les présents que nous voulons te consacrer ; tu nous les as données pour qu’ils soient offerts à ta gloire, et pour qu’ils assurent notre guérison.

Antienne de communion : Col 1,13-14

Dieu nous a fait entrer dans le royaume de son fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.

 

Prière après la communion

Que cette communion à tes mystères, Seigneur, nous procure la guérison que toi seul peux donner: qu’elle arrache de nos cœurs jusqu’aux racines du mal, qu’elle nous protège et nous fortifie à jamais. Par Jésus

 

 

MÉDITATION

Le dialogue de Jésus avec la foule juive, tourne autour de la filiation unique des fils d’Abraham. Jésus saisit cette controverse pour leur rappeler que l’origine des fils d’Abraham est néanmoins plus visible à travers la réalisation de la vérité. Chacun de nous est appelé à connaître la vérité du Fils de l’Homme. Et le faire est une libération de l’ignorance et du péché, car le mensonge y emprisonne l’homme, qui devient par conséquent un disciple du Mal. Prenons le parti de la vérité et de la confiance comme Sidrac, Misac, et Abdénago, qui refusent de désobéir aux prescriptions du Seigneur. Le prix de la vérité de Dieu, nous conduit à une vie qui ne finit pas.