Saint Benoît Joseph Labre

Saint des sans-domiciles fixes, des pauvres et des exclus, il apparaît comme un défi au matérialisme d’une société vouée à l’argent. Durant sa vie il était un mendiant. Après sa mort en 1783, il bénéficia d’un culte précoce et populaire.

 

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 26, 11-12

     Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire.

 

Prière d’ouverture

     Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Isaïe 49, 1-6

     Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. cf. 70,15ab

1.   En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

 

2.  Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !

 

3.  Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère; tu seras ma louange toujours !

 

4.  Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

 

Acclamation

     Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!

 

Évangile :  Jean 13, 21-33.36-38

     En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis: l’un de vous me livrera.» Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce?» Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite.» Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.  Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.  Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »  Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »

 

Prière sur les offrandes

     Regarde avec amour, Seigneur, le sacrifice offert par ta famille ; toi qui nous donnes déjà de participer à tes sacrements, accorde-nous encore la grâce de parvenir aux biens dont ils sont le signe. Par Jésus.

 

Antienne De communion

     Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné.

 

Prière après la communion

     Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde: par le sacrement, qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

L’instant ultime où Jésus assume le projet de son Père est arrivé. Les disciples et les apôtres participent à ce projet non seulement comme observateurs avertis, mais aussi comme acteurs directs. Pierre et Judas chacun en ce qui le concerne, répond respectivement à cet appel par une reconnaissance et un refus. Regardons Pierre, chez lui, le courage et la foi participe à cette attitude d’humilité que nous sommes appelés à suivre. Judas ne s’arrête pas à la reconnaissance de ses limites, il va sans regret jusqu’au bout de son aveuglement. Cependant, l’amour de Pierre pour le Christ est chargé de confiance, il pleure amèrement parce qu’il n’a pas été capable de résister à ses faiblesses. Malgré cela, il se remet dans la foi à la volonté du Père pour que son règne arrive. Pierre devient « la flèche acérée », le serviteur indispensable malgré les faiblesses de sa personne.