MARDI 16 JUILLET 2109

Notre Dame du Mont Carmel

Sainte Elvire

En ce jour, nous fêtons la Vierge en union avec les Carmes et les Carmélites dont elle est la patronne. Cet ordre, qui se développa en Occident au 13e siècle, tire son nom du Mont Carmel, en Galilée, où des ermites chrétiens vécurent au 12e siècle. Sur ce mont, la foi ardente du prophète Elie avait proclamé, face aux prophètes des cultes païens, que le Dieu d’Israël était le seul vrai Dieu.  Dans l’adoration de ce Dieu unique, à laquelle ils consacrent leur vie, les contemplatifs n’ont pas de meilleur modèle que l’humble Vierge qui méditait sans cesse le mystère de son Fils, pour communier toujours mieux à son Esprit.

 

Vert/Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 16, 15

Je veux paraître devant toi, Seigneur, et me rassasier de ta présence.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu’ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Exode 2,1-15a

En ces jours-là, un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.  Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois.  Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux. La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver. La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? »  La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.  La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit. Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils; elle lui donna le nom de Moïse, en disant: « Je l’ai tiré des eaux. »   Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi, se rendit auprès de ses frères et les vit accablés de corvées. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu, l’un de ses frères. Regardant autour de lui et ne voyant personne, il frappa à mort l’Égyptien et l’enfouit dans le sable. Le lendemain, il sortit de nouveau : voici que deux Hébreux se battaient. Il dit à l’agresseur : « Pourquoi frappes-tu ton compagnon? L’homme lui répliqua : « Qui t’a institué chef et juge sur nous? Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien?» Moïse eut peur et se dit: « Pas de doute, la chose est connue.»  Pharaon en fut informé et chercha à faire tuer Moïse. Celui-ci s’enfuit loin de Pharaon et habita au pays de Madiane.

 

Psaume 68 (69), 3, 14, 30-31, 33-34

R/ Cherchez Dieu, vous les humbles, et votre cœur vivra. (Ps 68, 33b)

 

  1. J’enfonce dans la vase du gouffre, rien qui me retienne ; je descends dans l’abîme des eaux, le flot m’engloutit.

 

  1. Et moi, je te prie, Seigneur : c’est l’heure de ta grâce ; dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi.

 

  1. Et moi, humilié, meurtri, que ton salut, Dieu, me redresse. Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce.

 

  1. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête: « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! » Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia.   (cf. Ps 94, 8a.7c)

 

Évangile :  Mt 11, 20-24)

En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties: « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties, sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.  Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

 

Prière sur les offrandes

Regarde, Seigneur, les dons de ton Église en prière : Accorde à tes fidèles qui vont les recevoir la grâce d’une sainteté plus grande. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 83, 5

Heureux ceux qui approchent de ton autel, Seigneur ; Heureux les habitants de ta maison : ils peuvent toujours te louer, mon Roi, mon Dieu !

 

Prière après la communion

Nourris de ton eucharistie, nous te supplions, Seigneur : Chaque fois que nous célébrons ce mystère, fais grandir en nous ton œuvre de salut. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu Bethsaïde ! Ce sont là de vifs reproches faits à ces villes. Ces reproches nous sont aussi faits aujourd’hui car plusieurs fois la parole de Dieu s’adresse à nous, et rien ne s’opère dans notre vie. Jésus déplore cette attitude. Ce comportement était déjà constaté chez pharaon dans la première lecture, qui tardait comprendre que le peuple devant lui est consacré à Dieu. Malgré tout ce qu’il fera d’eux, le Seigneur décidera de sauver un qui sera son libérateur de la servitude d’Égypte.

 

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