JEUDI 08 AOÛT 2019

Saint Dominique, prêtre

D’abord chanoine régulier d’Osma, Vieille Castille, Dominique de Guzman (1170-1221) découvre, au cours d’un voyage où il accompagne son évêque, les ravages faits par l’hérésie albigeoise dans le Midi de la France, et les vrais remèdes qu’il faudrait employer pour en délivrer l’Église. Il entreprend, avec quelques compagnons, une prédication de l’Évangile, qui s’appuie sur la prière du couvent de Prouille où il a rassemblé quelques converties de l’hérésie. La pauvreté évangélique caractérise ces prêcheurs dont le premier couvent est fondé à Toulouse. Honorius III approuva en 1216 l’œuvre de Dominique, qui mourut peu après le premier chapitre général de son ordre, alors que ses fils étaient déjà répandus en France, en Espagne et en Italie.

 

Blanc

 

Antienne d’ouverture : Ps 69, 2. 6          

Viens me délivrer, Seigneur, Dieu, viens vite à mon secours. Tu es mon aide et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.

 

Prière d’ouverture

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté. C’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence, restaure pour eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Nombres 20, 1-13

En ce jours-la, le premier mois de l’année, toute la communauté des fils d’Israël arriva dans le désert de Cine. Le peuple s’établit à Cadès. C’est là que Miryam mourut et qu’elle fut enterrée. Comme il n’y avait pas d’eau pour la communauté, ils se rassemblèrent contre Moïse et Aaron. Le peuple chercha querelle à Moïse, en disant : « Ah ! si seulement nous avions expiré, quand nos frères ont expiré devant le Seigneur ! Pourquoi avoir amené l’assemblée du Seigneur dans ce désert où nous allons mourir, nous et nos bêtes ? Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte, et nous avoir amenés dans ce lieu de malheur où l’on ne peut rien semer, où il n’y a ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et même pas d’eau à boire ! » Moïse et Aaron quittèrent l’assemblée et se rendirent à l’entrée de la tente de la Rencontre. Ils tombèrent face contre terre, et la gloire du Seigneur leur apparut. Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Prends ton bâton de chef et, avec ton frère Aaron, rassemble la communauté. Puis, sous leurs yeux, vous parlerez au rocher, et il donnera son eau. Pour eux tu feras jaillir l’eau du rocher, et tu feras boire la communauté et ses bêtes. » Comme il en avait reçu l’ordre, Moïse prit le bâton qui était placé devant le Seigneur. Moïse et Aaron réunirent l’assemblée en face du rocher, et Moïse leur dit : « Écoutez donc, rebelles. Est-ce que nous pouvons faire jaillir de l’eau pour vous de ce rocher ? » Moïse leva la main et, de son bâton, il frappa le rocher par deux fois : l’eau jaillit en abondance, et la communauté put boire et abreuver ses bêtes. Le Seigneur dit alors à Moïse et à son frère Aaron : « Puisque vous n’avez pas eu assez de foi pour manifester ma sainteté devant les fils d’Israël, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. » Ce sont les eaux de Mériba (c’est-à-dire: les eaux du Défi) où les fils d’Israël ont défié le Seigneur, et où le Seigneur a manifesté parmi eux sa sainteté.

 

Psaume : 94 (95), 1-2, 6-7abc, 7d-9

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.

 

  1. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

  1. Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main.

 

  1. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.»

 

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Alléluia. (Mt 16,18)

 

Évangile : Mt 16, 13-23

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ?» Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi , je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre: « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons. Accepte le sacrifice spirituel de cette eucharistie, et fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Sg 16, 20

Tu nous donnes, Seigneur, la vraie manne, ce pain venu du ciel qui comble tous les désirs.

 

Prière après la communion

Seigneur, entoure d’une constante protection ceux que tu as renouvelés par le pain du ciel. Puisque tu ne cesses de les réconforter, rends-les dignes de l’éternel salut. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

« Confiance ! C’est moi, n’ayez plus peur ». Voici une parole sûre qui doit retentir chaque jour au cœur de notre vie chrétienne. Devenir chrétien, ce n’est pas échapper aux aléas de la vie humaine, ce n’est pas nous soustraire du monde de la souffrance, des peurs et des angoisses. Devenir chrétien, c’est désormais vivre de la confiance au cœur des vents contraires. Jésus nous rassure de sa présence et de son assistance. Laissons-nous encourager par les paroles de Saint Jean Paul II : « n’ayez pas peur… »

 

 

 

 

 

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