MARDI 28 JANVIER 2020

Mardi 28 Janvier 2020

Saint Thomas d’Aquin, prêtre et docteur de l’Église

Blanc

Elevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas (vers 1225-1274) opte pour l’ordre dominicain. Il dut lutter contre sa famille qui s’opposa à sa vocation au point de l’emprisonner. Devenu malgré tout frère prêcheur, il poursuivra ses études à Cologne sous la direction d’Albert le Grand, puis à Paris où, plus tard, il devait enseigner. Ce dialecticien sans faille est un mystique qui se nourrit de prière. Ce théologien remarquable est un philosophe averti. Ayant parfaitement assimilé la doctrine de saint Augustin et des Pères de l’Eglise, il peut en offrir une synthèse originale tenant compte des exigences rationnelles auxquelles était sensible la culture d’une époque marquée par la redécouverte d’Aristote et par le néoplatonisme. Son seul but est de faire aimer la Vérité éternelle et vivante, Jésus Christ, son unique maître et la source unique de sa sagesse. Il meurt le 07 mars 1274, alors qu’il se rendait au concile œcuménique de Lyon.

Antienne d’ouverture

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir. »

 

Prière d’ouverture

Dieu qui as fait de saint Thomas d’Aquin un modèle admirable par sa recherche d’une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : 2 S 6, 12b-15. 17-19

En ces jours-là, David fit monter l’arche de Dieu de la maison d’Obed-Édom jusqu’à la Cité de David, au milieu des cris de joie. Quand les porteurs de l’Arche eurent avancé de six pas, il offrit en sacrifice un taureau et un veau gras. David, vêtu d’un pagne de lin, dansait devant le Seigneur, en tournoyant de toutes ses forces. David et tout le peuple d’Israël firent monter l’arche du Seigneur parmi les ovations, au son du cor. Ils amenèrent donc l’arche du Seigneur et l’installèrent à sa place, au milieu de la tente que David avait dressée pour elle. Puis il offrit devant le Seigneur des holocaustes et des sacrifices de paix. Quand David eut achevé d’offrir les holocaustes et les sacrifices de paix, il bénit le peuple au nom du Seigneur des armées. Il fit une distribution à tout le peuple, à la foule entière des Israélites, hommes et femmes : pour chacun une galette de pain, un morceau de rôti et un gâteau de raisins. Ensuite tout le monde s’en retourna chacun chez soi.

 

Psaume : 23 (24), 7, 8, 9, 10

R/   Qui est ce roi de gloire? C’est le Seigneur.

  1. Portes, levez vos frontons ! élevez-vous, portes éternelles: qu’il entre, le roi de gloire !
  2. Qui est ce roi de gloire? C’est le Seigneur, le fort, le vaillant, le Seigneur, le vaillant des combats.
  3. Portes, levez vos frontons! levez-les, portes éternelles: qu’il entre, le roi de gloire!
  4. Qui donc est ce roi de gloire? C’est le Seigneur, Dieu de l’univers; c’est lui, le roi de gloire.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

 

Évangile : Mc 3, 31-35

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui; et on lui dit: «Voici que ta mère et tes frères sont là dehors: ils te cherchent.» Mais il leur répond: «Qui est ma mère? qui sont mes frères?» Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère.»

 

Prière sur les offrandes

Regarde, Seigneur, les offrandes que nous te présentons en la fête de saint Thomas d’Aquin ; que la confession de ta vérité conduise au salut ceux qui gardent la même foi que lui. Par Jésus.

 

Antienne de communion

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, dit le Seigneur c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai mis à cette place afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. »

 

Prière après la communion

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : puisque nous confessons, avec saint Thomas d’Aquin, que Jésus est vraiment Dieu, fais que la divinité de ton Fils unique nous apporte, dans cette communion, la vie et la force pour toujours. Lui qui.

 

 

Méditation

L’évangile parle de la fameuse question des frères de Jésus. S’il est vrai que dans les évangiles et d’autres livres du Nouveau Testament, on parle des frères ou des sœurs de Jésus, il faut toutefois reconnaître qu’aucun de ces textes ne dit « les enfants de Marie » ou « les enfants de Joseph ». Mt 13,55 et Mc 6,3 nous donnent les noms de quatre frères de Jésus : Jacques, José ou Joseph, Simon et Jude. L’hébreu et l’araméen n’ont pas de terme spécifique pour exprimer l’idée de « cousin, petit-fils ou beau-frère », on recourt souvent au mot « frère », au sens large. » Ensuite, Mc 15,40 présente deux de ces frères, Jacques et José ou Joseph, comme les fils d’une Marie différente de la mère de Jésus : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de José, et Salomé ». Ce Jacques fut le premier évêque de Jérusalem et fut mis à mort en 61/62. On l’appelle souvent Jacques le Juste (différent de Jacques le Majeur, le fils de Zébédée et de Jacques le Mineur ou Petit, fils d’Alphée). Un historien, contemporain des apôtres, du nom d’Hégésippe, donne beaucoup de détails sur ces frères de Jésus. Ainsi, Simon était le fils de Cléophas, le frère de saint Joseph, un oncle de Jésus. À la mort de Jacques, il fut choisi comme évêque de Jérusalem. Il fut aussi crucifié. Notons ici que dans l’évangile de Jean, la femme de Cléophas s’appelle aussi Marie, elle est au pied de la croix, avec Marie, la mère de Jésus et Marie de Magdala. Jude aussi, était le frère (ou le fils) de Jacques. Il doit être l’auteur de la lettre de Jude dans la Nouveau Testament. En définitive, ce sont les cousins de Jésus. Marie n’a pas eu d’autres enfants. Une note de l’évangéliste Jean est très intéressante. Au pied de la croix, Marie confie sa mère au disciple qu’il aimait beaucoup. Et ce disciple prit Marie chez lui (Jn 19,27). Si Jésus avait eu des frères et des sœurs, ils auraient pris leur mère chez eux !!! En demandant qui est sa mère et qui sont ses frères, Jésus ne les renie pas. Il montre qu’il n’y a pas un privilège particulier d’avoir des liens de sang avec lui. Il est venu pour toute personne ; et toute personne qui croit en Dieu est réellement enfant de Dieu, et donc frère et sœur de Jésus.

 

 

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