Vendredi 10 Avril 2020

ROUGE

Saint Fulbert (vers 960-1028)

Il est nommé évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Eglise, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes.

Lectures de la messe

 

LA PASSION DU SEIGNEUR

  1. Le Vendredi et le Samedi saints, selon une très ancienne tradition, l’Église ne célèbre pas l’Eucharistie.

    2. L´autel doit être complètement nu, sans croix, ni chandeliers, ni nappe.

    3. L´après-midi de ce jour, vers trois heures, à moins qu’une raison pastorale ne fasse choisir une heure plus tardive, on célèbre la Passion du Seigneur.

    Cette action comporte trois parties:
    – la liturgie de la Parole
    – la vénération de la Croix
    – la communion.

    Il est souvent souhaitable qu’avant le début de la célébration, une brève monition situe ces trois parties de l’action, et introduise au temps
    de prière silencieuse par lequel débute l’office.

    En ce jour, on ne communie que pendant la célébration de la Passion; toutefois on peut, à n’importe quelle heure de la journée, porter la communion aux malades et aux infirmes qui ne peuvent participer à cette célébration. Pour eux plus encore que pour les autres fidèles, on aura le souci de mettre en valeur le sens particulier de la communion de ce jour.

CÉLÉBRATION DE LA PASSION

  1. Le prêtre et les autres ministres sacrés, revêtus des vêtements de la messe, qui sont de couleur rouge, s’avancent vers l’autel et, après l’avoir salué, ils se prosternent ou se mettent à genoux. Tous prient en silence pendant quelque temps.

    5. Ensuite, le prêtre gagne le siège où, tourné vers le peuple, et les mains jointes, il dit l’une des prières suivantes.

    PRIÈRE

    (on ne dit pas Prions le Seigneur)

    Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour sauver tous les hommes; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour: nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort; soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.

    Ou bien

    Seigneur notre Dieu, par la passion du Christ, tu as détruit la mort héritée du premier péché, la mort qui tenait l’humanité sous sa loi; Accorde-nous d’être semblables à ton Fils: du fait de notre nature, nous avons dû connaître la condition du premier homme qui vient de la terre; sanctifie-nous par ta grâce pour que nous connaissions désormais la condition de l’homme nouveau qui appartient au ciel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

LITURGIE DE LA PAROLE

  1. Ensuite, tous s’assoient, et on proclame la première lecture, tirée du prophète Isaïe (Is 52, 13-53, 12), avec son psaume.

    7. Vient ensuite la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Hébreux (He 4, 14-16; 5, 7-9).

    8. On chante le chant avant l’Évangile, puis on lit la Passion du Seigneur selon saint Jean (Jn 18, 1-19, 42), de la même manière que le dimanche des Rameaux.

    9. Après la lecture de la Passion, il convient de faire une brève homélie (à la fin de laquelle le prêtre peut inviter l’assemblée à rester quelque temps en silence).

 

Première lecture : Isaïe 52, 13 – 53, 12

 

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Psaume 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25

R/ Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (Cf. Lc 23, 46)

 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; garde moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

 

Deuxième lecture : Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils,il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté :il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. (Cf. Ph 2, 8-9)

Évangile : Jean 18, 1 – 19, 42

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

  1. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ;
    il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : X « Qui cherchez-vous? »
    L. Ils lui répondirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit : X « C’est moi, je le suis. » L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : X « Qui cherchez-vous? » L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Jésus répondit : X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : X « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
    L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
    L. Il répondit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
    L. Jésus lui répliqua : X « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. »
    L. Les Juifs lui dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda : X « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara : X « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit : X « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
    L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara :
    A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! » L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit : X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : X « Femme, voici ton fils. » L. Puis il dit au disciple : X « Voici ta mère. » L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : X « J’ai soif. » L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : X « Tout est accompli. »
    L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)
    Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Prière universelle

  1. La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante: le diacre, debout à l´ambon, donne l’intention dans un invitatoire; tous prient en silence, puis le prêtre, debout au siège ou, suivant la disposition des lieux, à l’autel, les mains étendues, dit ou chante l’oraison. Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.

    11. On peut prévoir une acclamation du peuple avant chaque oraison. On peut aussi maintenir l’ancienne monition du diacre: Prions à genoux, suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation: Levons-nous.

    12. Pour une grave nécessité publique, l´Ordinaire du lieu peut autoriser ou imposer une intention spéciale.

    13. Le prêtre peut choisir, parmi les intentions proposées ci-dessous, celles seulement qui sont les plus aptes à nourrir la prière de l’assemblée, de manière toutefois que soient conservées les séries habituelles de la Prière universelle (cf. Présentation générale du Missel romain, n. 46 ).

    1. POUR LA SAINTE ÉGLISE

    Prions, frères bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu: Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; Protège l´œuvre de ton amour: afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    2. POUR LE PAPE

    Prions pour notre saint Père le pape N., élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal: Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière: Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouverne progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    3. POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE

    Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église,
    exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent: Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
    Amen.

    4. POUR LES CATÉCHUMÈNES

    Prions pour les (nos) catéchumènes: Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, Augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    5. POUR L´UNITÉ DES CHRÉTIENS

    Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité: Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    6. POUR LES JUIFS

    Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier: Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    7. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JÉSUS CHRIST

    Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité; Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    8. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU

    Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu: Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, Fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour: qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    9. POUR LES POUVOIRS PUBLICS

    Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques:

    Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir; Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    10. POUR TOUS LES HOMMES DANS L´ÉPREUVE

    Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l´épreuve: Qu´il débarrasse le monde de toute erreur, qu´il chasse les épidémies et repousse la famine, qu´il vide les prisons et délivre les captifs, qu´il protège ceux qui voyagent, qu´il ramène chez eux les exilés, qu´il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t´appellent, quelles que soient leurs souffrances: Qu´ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

VÉNÉRATION DE LA CROIX

  1. La Prière universelle achevée, on fait la vénération solennelle de la Croix.

    La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l´assemblée.

    Présentation de la Croix

    Première forme

    15. Un ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l´autel. Le prêtre, debout devant l´autel, reçoit la Croix, il en découvre la partie supérieure et l´élève en chantant (les ministres ou même la chorale peuvent se joindre à lui pour ce chant):

    Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

    Le peuple Venez, adorons!

    Puis tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.

    Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l´élève à nouveau en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait comme la première fois.

    Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l´élève une troisième fois en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait de nouveau comme la première fois.

    16. Accompagné de deux ministres avec des cierges allumés, le prêtre porte la Croix à l´entrée du sanctuaire ou dans tout autre lieu qui convienne pour la vénération. Il l´y dépose ou la remet aux ministres, qui ont déposé leurs cierges à droite et à gauche. La vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

    Deuxième forme

    17. Le prêtre ou le diacre ou tout autre ministre, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l´église où l´on a disposé la Croix non voilée, entre les cierges allumés. Il prend la Croix, les autres ministres prennent les cierges, et tous s´avancent en procession à travers l´église vers le sanctuaire.

    Au départ de la procession, puis au milieu de l´église, enfin devant l´entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l´élève en chantant:

    Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

    Le peuple Venez, adorons!

    Après chacune de ces réponses, tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants. Ensuite, on dépose la Croix avec les chandeliers à l´entrée du sanctuaire, comme au n. 16, ci-dessus, et la vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

    Vénération de la Croix

    18. Pour la vénération de la Croix, le prêtre, les ministres et les fidèles s´avancent les uns après les autres: ils passent devant la Croix et lui rendent hommage, soit en faisant la génuflexion devant elle, soit par tel autre signe, par exemple en l´embrassant. Revenu à sa place, chacun s´assied.

    Pendant ce temps, on chante l´antienne de la croix, les Reproches (Impropères), ou d´autres chants qui conviennent.

    19. On ne présente qu´une seule croix à la vénération. S´il y a vraiment un très grand nombre de participants si bien que faire passer chacun devant cette seule croix prolongerait exagérément cette partie de la célébration, on agira de la façon suivante: lorsqu´un certain nombre de participants auront pu faire la vénération, le prêtre prendra la Croix et, se tenant devant le milieu de l´autel, il invitera en quelques mots l´assemblée à vénérer la Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à la vénération silencieuse des fidèles.

CHANTS POUR LA VÉNÉRATION DE LA CROIX

ANTIENNE

Ta croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons: C´est par le bois de la croix que la joie est venue sur le monde.

Avec cette antienne, on peut chanter le Psaume 66.

CHANT DES REPROCHES (IMPROPÈRES)

(Chœur)

O mon peuple, que t´ai-je fais? En quoi t´ai-je contristé? Réponds-moi.

Répons 1.

Hagios o Theos, Hagios Ischyros, Hagios Athanatos, eleison imas. Sanctus Deus, Sanctus fortis, Sanctus immortalis, miserere nobis.

O Dieu saint, O Dieu fort, O Dieu immortel, prends pitié de nous.

I (Chœur) Peuple égaré par l´amertume, peuple au cœur fermé, souviens-toi! Le Maître t´a libéré. Tant d´amour serait-il sans réponse, tant d´amour d´un Dieu crucifié?

(Soliste)

1. Moi, depuis l´aurore des mondes, j´ai préparé ton aujourd´hui; toi, tu rejettes la vraie Vie qui peut donner la joie sans ombre, ô mon peuple, réponds-moi!

2. Moi, j´ai brisé tes liens d´esclave, j´ai fait sombrer tes ennemis; toi, tu me livres à l´ennemi, tu me prépares une autre Pâque, ô mon peuple, réponds-moi.

(Tous) O Dieu saint… !

3. Moi, j´ai pris part à ton exode, par la nuée je t´ai conduit; toi, tu m´enfermes dans ta nuit, tu ne sais plus où va ma gloire, ô mon peuple, réponds-moi.

4. Moi, j´ai envoyé mes prophètes, ils ont crié dans ton exil; toi, tu ne veux pas revenir, tu deviens sourd quand je t´appelle, ô mon peuple, réponds-moi.

5. Moi, j´ai voulu, vivante Sève, jeter l´espoir de fruits nouveaux; toi, tu te coupes de mes eaux mais pour aller vers quelle sève? Ô mon peuple, réponds-moi.

II (Chœur) Vigne aux raisins d´amertume, vigne aux sarments desséchés,
souviens-toi! La Grappe fut vendangée; ce Fruit mûr serait-il sans partage, ce Fruit mûr que Dieu a pressé?

(Soliste)

6. Moi, j´ai porté le poids des chaînes, j´ai courbé le dos sous les fouets; toi, tu me blesses en l´opprimé, l´innocent tombé sous la haine, ô mon frère, réponds-moi.

7. Moi, j´ai porté sceptre et couronne et manteau royal empourpré; toi, tu rougis de confesser le Fils de Dieu parmi les hommes, ô mon frère, réponds-moi.

8. Moi, j´ai marché vers le calvaire où mes deux bras furent cloués; toi, tu refuses la montée quand meurt en croix l´un de mes frères, ô mon frère, réponds-moi.

9. Moi, je revis depuis l´Aurore où le Vivant m´a réveillé; toi, le témoin de ma clarté, es-tu vivant parmi les hommes? Ô mon frère, réponds-moi.

(Chœur) Frère sevré d´amertume, frère au cœur desséché, souviens-toi! Ton frère t’a relevé, Jésus-Christ, le Verbe et la Réponse, Jésus-Christ, l´Amour révélé.

HYMNE en l’honneur de la Croix: Crux fidelis ou un chant analogue en français.

20. La vénération achevée, on porte la Croix à la place prévue, sur l’autel ou près de celui-ci. On dépose les chandeliers soit autour de l’autel, soit près de la Croix.

COMMUNION

  1. On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le livre. Puis un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient directement à l’autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés, qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.

    22. Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche et, ayant fait la génuflexion, il monte à l’autel.

Il dit à voix haute, les mains jointes:

Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire:

ou bien

Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue du Sauveur:

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles!

Que cette communion, Seigneur Jésus Christ, n’entraîne pour moi ni jugement ni condamnation; mais qu’elle soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison.

Heureux les invités au repas du Seigneur!  Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir; mais dis seulement une parole et je serai guéri.

Prions le Seigneur.

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui nous as renouvelés par la mort et la résurrection de ton Christ, entretiens en nous l’œuvre de ton amour; Que notre communion à ce mystère consacre notre vie à ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

  1. Pour le renvoi de l’assemblée, le prêtre dit ensuite, en étendant les mains sur le peuple:
    Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection: Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Puis tous se retirent en silence. On enlèvera en temps opportun les chandeliers et la nappe de l’autel.

29. Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas vêpres.

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