MERCREDI 13 JANVIER

Saint Hilaire, évêque et docteur de l’Église

Évêque de Poitiers, Hilaire (315-367) fut l’ardent défenseur de la foi en la divinité du Christ, niée par les ariens ; il souffrit l’exil en raison de sa prise de position contre ces hérétiques. En Orient où cet évêque gaulois avait été exilé par l’empereur Constance, il ne cessa d’écrire à la gloire du Christ, qu’il n’avait pourtant découvert qu’à l’âge adulte. En effet, avant de devenir évêque (350) de sa ville natale, Hilaire avait d’abord été un père de famille païen. C’est par la méditation des Ecritures que cet homme en quête de vérité découvrit la splendeur du Christ et mérita de devenir le premier grand docteur de la foi que la Gaule avait donné à l’Eglise.

Vert

Antienne d’ouverture : Matthieu 3, 16-17

Portons notre regard vers l’homme à qui le ciel est donné pour trône; la foule des anges l’adore en chantant d’une seule voix : « Voici Celui dont le pouvoir subsiste pour les siècles ».

 

Prière d’ouverture

Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté: Donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : He 2, 14-18

Frères, puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham. Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

 

Psaume : 104, 1-4. 6-9

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance

 

1. Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ; chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles.

2. Glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face.

3. Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.

4.   Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Alléluia. (cf. Jn 10, 27)

 

Évangile : Marc 1, 29-39

Aussitôt sortis de la synagogue, Jésus alla avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit: « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

Prière sur les offrandes

Daigne accepter, Seigneur, l’offrande de ton peuple : Qu’elle contribue à le sanctifier et lui obtienne ce qu’il demande avec confiance. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : Ps 35, 10 

De toi, Seigneur, jaillit la vie, dans ta lumière, nous voyons la lumière.

 

Prière après la communion

Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : Toi qui refais nos forces par tes sacrements, donne-nous aussi de pouvoir te servir par une vie qui te plaise. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

Lorsqu’elle fut guérie, la belle-mère de Simon se mit à servir Jésus et les disciples qui l’accompagnaient. Voilà un exemple d’attitude à développer lorsque nous bénéficions d’une grâce divine. La reconnaissance est un signe de la conservation du don de Dieu en nous. Il arrive malheureusement que certains fidèles sombrent dans des formes d’égoïsme qui les rendent aveugles devant la nécessité ou le bienfait de la gratitude ou de la reconnaissance. Servir le Christ et ses serviteurs est une grande marque de reconnaissance de ses actions éclatantes dans notre vie. En effet, qu’avons-nous que nous n’ayons reçu par pure grâce ?

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