JEUDI 27 AVRIL

SAINTE Zita

Âgée de douze ans Zita (1218-1278) fut placée dans une famille comme servante et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d’aller assister à la messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience les jalousies des autres domestiques. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient étranges les faveurs que le petit peuple obtenait par son intercession.

Antienne  d’ouverture : Ex 15, 1-2

Chantons le Seigneur, grande est sa victoire ; il est ma force, il est mon chant, je lui dois le salut, alléluia.

Prière  d’ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, nous implorons avec plus d’insistance ta bonté en ce temps de Pâques où elle se révèle davantage : puisque tu nous as dégagés de nos erreurs, fais-nous adhérer plus fermement à la vérité. Par Jésus.

1ère lecture : Ac 8, 26-40

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant: « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte.» Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda: « Comprends-tu ce que tu lis ?» L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider?» Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la  parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit: « Voici de l’eau: qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé?» Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume : 65 (66), 8-9, 16-17, 20

R/ Acclamez Dieu, toute la terre !

Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange, car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ; quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge.

 Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Alléluia. (Jn 6, 51)

Evangile : Jn 6, 44-51

En ce temps-là, Jésus disait aux foules: « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Prière sur les offrandes

Seigneur notre Dieu, dans l’admirable échange du sacrifice eucharistique, tu nous fais participer à ta propre nature divine : puisque nous avons la connaissance de ta vérité, accorde-nous de lui être fidèles par toute notre vie. Par Jésus.

Antienne de communion : 2Co 5, 15

Le Christ est mort pour tous, afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, alléluia.

Prière après la communion :

Dieu très bon, reste auprès de ton peuple, car sans toi, notre vie tombe en ruine ; fais passer à une vie nouvelle ceux que tu as initiés aux sacrements de ton Royaume.

Méditation

« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m›a envoyé ne l›attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » Le mystère de la révélation du dessein de Dieu pour les hommes ne peut être compris que par le biais de l’action de l’Esprit. Accueillir et croire au Christ devient un don de Dieu lui-même. En effet, Fils qui est Dieu, qui connaît le Père et a vu le Père, est seul à même de nous le révéler vraiment et de nous conduire à découvrir ses mystère. C’est par la foi au Fils que se dessillent nos yeux à cette réalité divine que nous fait voir le Fils. En se donnant à nous comme Pain de vie, Jésus révèle l’amour incommensurable du Père pour nous. Désormais, en communiant à ce Pain venu du ciel, tous les hommes communient à la vie divine qui ne finit pas. En effet, croire à l’envoyé de Dieu, c’est déjà avoir la vie éternelle et communier à sa chair, c’est vivre l’intimité avec le Père.