vendredi 19 Mai

Saint Yves (1253-1303), prêtre (en France) ; saint Célestin

Recteur breton d’une admirable charité envers les pauvres, Yves  était aussi un juriste de talent qui mit sa science au service des petits, en exerçant ses fonctions de juge ecclésiastique à Rennes, puis à Tréguier, son pays natal. Il est le patron des avocats.

Blanc

Antienne d’ouverture: Ap 5, 9-10

Seigneur, par ton sang, tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation : tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres, alléluia.

Prière  d’ouverture

Tu nous recrées, Seigneur, pour la vie éternelle dans la résurrection de notre Sauveur qui règne désormais auprès de toi ; dirige nos cœurs vers sa gloire, afin qu’au jour où il viendra de nouveau, ceux que tu as fait renaître par le baptême soient revêtus de sa lumière impérissable. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ac 18, 9-18

À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai  pour moi un peuple nombreux. » Paul y séjourna un an et demi  et il enseignait parmi les Corinthiens la parole de Dieu. Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal, en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. » Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit. Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. » Et il les chassa du tribunal. Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal,  tandis que Gallion restait complètement indifférent. Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Psaume : 46 (47), 2-3, 4-5, 6-7

R/ Dieu est le roi de toute la terre.

1. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre.

2. Celui qui nous soumet des nations, qui tient des peuples sous nos pieds ; il choisit pour nous l’héritage, fierté de Jacob, son bien-aimé.

3. Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Le Christ devait souffrir et ressusciter d’entre les morts pour entrer dans la gloire. Alléluia. (cf. Lc 24, 46.26)

Evangile : Jn 16, 20-23a

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions.

Prière  sur  les  offrandes :

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde-le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens  que  tu  lui  donnes,  et  qu’il  découvre  ceux  qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Rm 4, 25

Le Christ, notre Seigneur, livré pour nos péchés, Dieu l’a ressuscité pour nous rendre saints, alléluia.

Prière  après la  communion :

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés ; la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui.

MÉDITATION

Dans les quatre évangiles, l’accent mis sur la passion et la crucifixion du Christ submerge presque le récit de la résurrection. Très souvent nous pensons trouver Dieu dans la souffrance, et beaucoup moins dans la joie. Pourtant, Jésus lui-même n’a jamais vu la souffrance comme une fin en soi – il a enduré la Croix « pour la joie qui lui était offerte ». Lors de la Dernière Cène, il a exhorté ses disciples à demeurer dans son amour, « afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit pleine ». Selon Teilhard de Chardin, la joie est le signe infaillible de la présence de Dieu. Seigneur, que ta joie soit abondante dans nos cœurs !