SAMEDI 24 JANVIER

by | Jan 23, 2026 | Agenda Biblique

SAINT FRANCOIS DE SALES, EVEQUE ET DOCTEUR DE L’EGLISE
(Psautier II Blanc )


Issu d’une famille savoyarde noble, il choisit le chemin de la foi catholique en consacrant sa vie à Dieu et renonce à tous ses titres de noblesse. Il devint l’un des théologiens les plus considérés de son temps. Ce grand prédicateur accéda au siège d’évêque de Genève et fonda, avec la baronne Jeanne de Chantal, l’ordre religieux de la Visitation.

Antienne d’ouverture : Jr 3, 15
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur ; ils vous conduiront avec sagesse et intelligence. »

Prière d’ouverture :
Pour le salut des âmes, Seigneur, tu as voulu que l’évêque saint François de Sales devienne le serviteur de tous en toutes choses ; fais que, soutenus par son exemple, nous donnions une preuve de ta douce charité en nous dévouant pour nos frères. Par Jésus.

1ère lecture : 2 S 1, 1-4.11-12.19.23-27
En ces jours-là, David, après avoir battu les Amalécites, revint à Ciqlag et y demeura deux jours. Or, le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière. En arrivant auprès de David, il se jeta à terre et se prosterna. David lui demanda: « D’où viens-tu donc ? » Il lui répondit : « Je me suis échappé du camp d’Israël. » David lui dit: « Que s’est-il passé ? Raconte-le-moi ! » L’homme répondit : « Le peuple s’est enfui du champ de bataille ; beaucoup d’entre eux sont tombés et sont morts. Et même Saül et son fils Jonathan sont morts ! » Alors David arracha et déchira ses vêtements, et tous les hommes qui étaient avec lui firent de même. Ils se lamentèrent, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül et de son fils Jonathan, à cause du peuple du Seigneur et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée. Alors David chanta cette lamentation : « Ta fierté, Israël, transpercée sur tes hauteurs ! Comment sont-ils tombés, les héros? Saül et Jonathan, aimables, pleins de charme, ni dans la vie ni dans la mort ne furent séparés, plus rapides que les aigles, plus vaillants que les lions. Filles d’Israël, pleurez sur Saül : il vous revêtait de pourpre somptueuse et rehaussait de joyaux d’or vos vêtements. Comment sont-ils tombés, les héros, au milieu du combat ? Jonathan, transpercé sur les hauteurs ! J’ai le cœur serré à cause de toi, mon frère Jonathan. Tu étais plein d’affection pour moi, et ton amitié pour moi était merveille plus grande que l’amour des femmes ! Comment sont-ils tombés, les héros ? Comment ont-elles disparu, les armes du combat ? »

Psaume : Ps 79 (80), 2-3, 5-7
R/ Que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4b)

  1. Berger d’Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ton troupeau: resplendis au-dessus des Kéroubim, devant Éphraïm, Benjamin, Manassé ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver.
  2. Seigneur, Dieu de l’univers, vas-tu longtemps encore opposer ta colère aux prières de ton peuple, le nourrir du pain de ses larmes, l’abreuver de larmes sans mesure ? Tu fais de nous la cible des voisins : nos ennemis ont vraiment de quoi rire !

Acclamation :
Alléluia, alléluia! Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile : Mc 3, 20-21
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Prière sur les offrandes :
Grâce au sacrifice que nous t’offrons, Seigneur, allume en nous le feu de l’Esprit qui brûlait d’amour le cœur de saint François. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 13, 35
« Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, dit le Seigneur, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »

Prière après la communion :
Accorde-nous par cette communion, Dieu tout-puissant, d’imiter la douceur et la charité de saint François, pour obtenir avec lui la gloire du ciel. Par Jésus.

Méditation :
Jésus très sollicité par la foule, est tenu pour rien par les siens. Ceux qui croyaient le connaître, pour l’avoir côtoyé au quotidien, sont les étrangers à son message. « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas connu » dit l’Evangile de Jean. Drame de famille ? Pas seulement ; tout le drame de l’humanité se dit en ces deux lignes. Et le nôtre aussi du même coup ! Toujours en retard quand il faut reconnaître le bien à faire, et même le bien qui nous est fait ; quand il faut percer la carapace de nos clichés et de nos idées préconçues pour voir, enfin, dans notre prochain, dans les événements, une dimension, une profondeur, qui nous avait toujours échappée. Il nous faut demander « des yeux pour voir, des oreilles pour entendre », sans quoi… nous perdrons la tête !