SAINTE TATIANA DE ROME
(Psautier I –Vert)
Fille d’un consul romain et dénoncée comme chrétienne sous le règne de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut condamnée à être suspendue à une potence, le corps labouré et mis à nu avec des peignes de fer. Les bourreaux l’outragèrent en lui tondant la chevelure et la décapitèrent finalement.
Antienne d’ouverture Mt 3, 16-17
Portons notre regard vers l’homme à qui le ciel est donné pour trône ; la foule des anges l’adore en chantant d’une seule voix : « Voici Celui dont le pouvoir subsiste pour les siècles ».
Prière d’ouverture
Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : Donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 1 S 1, 1-8
Il y avait un homme de la ville de Rama, dans la montagne d’Éphraïm ; il s’appelait Elcana, c’était un Éphratéen. Cet homme avait deux femmes. L’une s’appelait Anne, l’autre Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas. Chaque année, Elcana montait de sa ville au sanctuaire de Silo pour se prosterner devant le Seigneur de l’univers et lui offrir un sacrifice. C’est à Silo que résidaient, comme prêtres du Seigneur, les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas. Un jour, Elcana offrait le sacrifice ; il distribua des parts de la victime à sa femme Peninna, à tous ses fils et à toutes ses filles. Mais à Anne, il donna une part de choix car il aimait Anne, que pourtant le Seigneur avait rendue stérile. Sa rivale cherchait, par des paroles blessantes, à la mettre en colère parce que le Seigneur l’avait rendue stérile. Cela recommençait tous les ans, quand Anne montait au sanctuaire du Seigneur : Peninna cherchait à la mettre en colère. Anne pleura et ne voulut rien manger. Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? »
Psaume : 115 (116b), 12-13, 14.17, 18-19
R/ Seigneur, je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce. ou : Alléluia !
- Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
- Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple ! Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.
- Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple, à l’entrée de la maison du Seigneur, au milieu de Jérusalem !
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Alléluia. (Mc 1, 15)
Évangile : Mc 1, 14-20
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
Prière sur les offrandes
Daigne accepter, Seigneur, l’offrande de ton peuple : Qu’elle contribue à le sanctifier et lui obtienne ce qu’il demande avec confiance. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 35, 10
De toi, Seigneur, jaillit la vie, dans ta lumière, nous voyons la lumière.
Prière après la communion
Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : Toi qui refais nos forces par tes sacrements, donne-nous aussi de pouvoir te servir par une vie qui te plaise. Par Jésus.
Méditation
Jésus vient, et le royaume est là : il faut se convertir, il y a urgence. Aussitôt, Jésus appelle Simon et André, puis Jacques et Jean, son frère, occupé à leur barque de pêcheurs. Aussitôt, ils viennent à lui, tout entiers, tels qu’ils sont, dans une démarche simple et totale, une démarche de folle confiance. Il faut venir à Jésus de cette façon : lâcher ses filets, lâcher ses ficelles, tout ce qui nous tient et nous retient. Dans l’aventure humaine, il y a bien sûr des seuils décisifs et très visibles, mais il y a surtout des réponses au plus secret des cœurs, jour après jour, dans l’obéissance de la foi. On ne devient pas disciple de Jésus en un seul jour ; c’est le travail d’une vie entière qui porte du fruit en son temps. Aujourd’hui, commençons donc chacun et chacune ce travail.