LUNDI 10 AVRIL

Saint Fulbert

Il est nommé évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Église, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes.

Antienne d’ouverture

Le Seigneur s’est relevé d’entre les morts ; c’est pour nous jour de fête et de joie, car il règne pour les siècles, alléluia.

Prière d’ouverture.

Dieu qui agrandit toujours ton Église en lui donnant par le baptême de nouveaux enfants, accorde à tes fils d’être fidèles toute leur vie au sacrement qu’ils ont reçu dans la foi. Par Jésus.

1ère lecture : Act 2, 14.22b- 33

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie; ma chair elle-même reposera dans l’espérance: tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi: Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.».

Psaume : 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10

R/ Garde-moi, mon Dieu: j’ai fait de toi mon refuge.

 Ou : Alléluia!

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur: « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille: même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite: je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voire la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! À ta droite, éternité de délices !

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Alléluia. (Ps 117, 24)

Évangile : Mathieu 28, 8-15

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « je vous salue.» Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.» Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant: « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Prière sur Les offrandes

Accueille avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple ; renouvelé par la foi et le baptême, qu’il parvienne au bonheur sans fin. Par Jésus.

Antienne de communion

Ressuscité d’entre les morts le Christ ne meurt plus ; sur lui, la mort n’a plus aucun pouvoir, alléluia.

Prière après la communion

Que la grâce du mystère pascal abonde et fructifie en nous, Dieu tout-puissant ; tu nous as mis sur le chemin du salut, aide-nous à répondre à tes bienfaits. Par Jésus.

Méditation

« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.». La résurrection nous met en route pour aller à la rencontre du ressuscité. Elle nous met en chemin car elle constitue non pas un terme mais une marche vers notre ascension. Entre refus de croire des autorités juives et corruption des soldats, l’œuvre du salut fraie une voie  pour l’homme. La prendre conduit au ressuscité : « c’est là qu’ils me verront ». « Ressuscité d’entre les morts le Christ ne meurt plus ; sur lui, la mort n’a plus aucun pouvoir » ; c’est désormais cette foi libérée de toute peur et portée par cette joie immense qui doit animer la marche de l’Eglise, notre marche à tous.

MONday 10 APRIL

SAINT Michael de Sanctis

He was born in Catalonia, Spain around 1591. St. Michael de Sanctis is noted in the Roman Martyrology as being “remarkable for innocence of life, wonderful penitence, and love for God.”

Entrance Antiphon: Ex 13: 5, 9

The Lord has led you into a land flowing with milk and honey, that the law of the Lord may always be on your lips, alleluia.

Collect

O God, who give constant increase to your Church by new offspring, grant that your servants may hold fast in their lives to the Sacrament they have received in faith. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

First reading: Acts 2:14, 22-33

On the day of Pentecost Peter stood up with the Eleven and addressed the crowd in a loud voice: “Men of Israel, listen to what I am going to say: Jesus the Nazarene was a man commended to you by God by the miracles and portents and signs that God worked through him when he was among you, as you all know. This man, who was put into your power by the deliberate intention and foreknowledge of God, you took and had crucified by men outside the Law. You killed him, but God raised him to life, freeing him from the pangs of Hades; for it was impossible for him to be held in its power since, as David says of him:  ‘I saw the Lord before me always, for with him at my right hand nothing can shake me. So my heart was glad and my tongue cried out with joy; my body, too, will rest in the hope that you will not abandon my soul to Hades nor allow your holy one to experience corruption. You have made known the way of life to me, you will fill me with gladness through your presence.’ Brothers, no one can deny that the patriarch David himself is dead and buried: his tomb is still with us. But since he was a prophet, and knew that God had sworn him an oath to make one of his descendants succeed him on the throne, what he foresaw and spoke about was the resurrection of the Christ: he is the one who was not abandoned to Hades, and whose body did not experience corruption. God raised this man Jesus to life, and all of us are witnesses to that. Now raised to the heights by God’s right hand, he has received from the Father the Holy Spirit, who was promised, and what you see and hear is the outpouring of that Spirit.”

Psalm 15:1-2, 5, 7-11

R/ Preserve me, Lord, I take refuge in you.

Preserve me, God, I take refuge in you. I say to the Lord: ‘You are my God. O Lord, it is you who are my portion and cup; it is you yourself who are my prize.’

I will bless the Lord who gives me counsel, who even at night directs my heart. I keep the Lord ever in my sight: since he is at my right hand, I shall stand firm.

And so my heart rejoices, my soul is glad; even my body shall rest in safety. For you will not leave my soul among the dead, nor let your beloved know decay.

You will show me the path of life, the fullness of joy in your presence, at your right hand happiness for ever.

Gospel Acclamation: Ps 117:24

Alleluia, alleluia! This day was made by the Lord: we rejoice and are glad. Alleluia!

Gospel: Matthew 28:8-15

Filled with awe and great joy the women came quickly away from the tomb and ran to tell the disciples. And there, coming to meet them, was Jesus. “Greetings” he said. And the women came up to him and, falling down before him, clasped his feet. Then Jesus said to them, “Do not be afraid; go and tell my brothers that they must leave for Galilee; they will see me there.” While they were on their way, some of the guards went off into the city to tell the chief priests all that had happened. These held a meeting with the elders and, after some discussion, handed a considerable sum of money to the soldiers with these instructions, “This is what you must say, ‘His disciples came during the night and stole him away while we were asleep.’ And should the governor come to hear of this, we undertake to put things right with him ourselves and to see that you do not get into trouble.” The soldiers took the money and carried out their instructions, and to this day that is the story among the Jews.

Prayer over the Offerings

Accept graciously, O Lord, we pray, the offerings of your peoples, that, renewed by confession of your name and by Baptism, they may attain unending happiness. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: Rm 6: 9

Christ, having risen from the dead, dies now no more; death will no longer have dominion over him, alleluia.

Prayer after Communion

May the grace of this paschal Sacrament abound in our minds, we pray, O Lord, and make those you have set on the way of eternal salvation worthy of your gifts. Through Christ our Lord.

Meditation

“Do not be afraid; go and tell my brothers that they must go to Galilee; they will see me there.” The resurrection sets us on the road to meet the risen one. It sets us on the way because it is not an end but a step towards our ascension. Between the Jewish authorities’ refusal to believe and the corruption of the soldiers, the work of salvation clears a path for man. Taking this path leads to the risen one: “there they will see me”. “Christ, risen from the dead, dies no more; death has no power over him”; it is this faith, freed from all fear and carried by this immense joy, that must animate the Christian’s journey to salvation.

DIMANCHE  09 AVRIL

Dimanche de Pâques :

La Résurrection du Seigneur

Octave de Pâques Urbi et Orbe de Pâques

Antienne d´ouverture  : Lc 24, 34

Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia. A lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen.

Prière d’ouverture

Aujourd´hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Ac 10, 34a.37-43

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit: « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Psaume  : 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/ Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. 

2ème lecture : Col 3, 1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Séquence

À la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange.

L’Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père.

La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.

« Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? »

« J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité.

J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.

Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée. »

Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts.

Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Notre Pâque immolée, c’est le Christ ! Célébrons la Fête dans le Seigneur ! Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile : Jean  20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Prière sur les offrandes

Dans la joie de Pâques, Seigneur, nous t´offrons ce sacrifice : C´est par lui que ton Église, émerveillée de ta puissance, naît à la vie et reçoit sa nourriture. Par Jésus.

Antienne de communion  : 1 Co 5, 7-8

Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons donc la fête en partageant le pain de la Pâque, un pain non fermenté : signe de droiture et de vérité, alléluia.


Prière après la communion

Dieu de toute bonté, ne cesse pas de veiller sur ton Église : Déjà les sacrements de la Pâque nous ont régénérés en nous obtenant ton pardon, en nous faisant communier à ta vie ; donne-nous d´entrer dans la lumière de la résurrection. Par Jésus.

Méditation

Christ est ressuscité, il a vaincu la mort pour que chacun de nous vive. C’est la pâque du Seigneur, c’est notre Pâques. Marie-Madeleine  nous montre que la vie est en chemin et toujours devant nous : elle court vers le tombeau le cœur plein d’angoisse et les yeux pleins de larmes mais elle court à nouveau vers les apôtres l’âme toute joyeuse, le cœur débordant d’une bonne nouvelle à transmettre : « il est ressuscité. » Cette joyeuse nouvelle de pâques est toujours bonne nouvelle de l’aujourd’hui pour chacun. Christ est ressuscité et nous avec lui, il est vivant pour que nous aussi nous vivions de lui et par lui. Oui ! la joie de Pâques naît d’une victoire obtenue au prix d’un don, celui du Christ pour nous. Purifiée au creuset de la souffrance et la mort cette joie proclame que la vie triomphe toujours. C’est une joie qui a vaincu le doute et la peur car elle a trouvé son enracinent et sa force dans la résurrection.

SUNday 09 APRIL

EASTER SUNDAY

Psalter week I

SAINT Waldetrudis

Entrance Antiphon: Cf. Ps 138: 18

I have risen, and I am with you still, alleluia. You have laid your hand upon me, alleluia. Too wonderful for me, this knowledge, alleluia, alleluia.

Collect

O God, who on this day, through your Only Begotten Son, have conquered death and unlocked for us the path to eternity, grant, we pray, that we who keep the solemnity of the Lord’s Resurrection may, through the renewal brought by your Spirit, rise up in the light of life. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

First reading: Acts 10:34, 37-43

Peter addressed Cornelius and his household: “You must have heard about the recent happenings in Judaea; about Jesus of Nazareth and how he began in Galilee, after John had been preaching baptism. God had anointed him with the Holy Spirit and with power, and because God was with him, Jesus went about doing good and curing all who had fallen into the power of the devil. Now I, and those with me, can witness to everything he did throughout the countryside of Judaea and in Jerusalem itself: and also to the fact that they killed him by hanging him on a tree, yet three days afterwards God raised him to life and allowed him to be seen, not by the whole people but only by certain witnesses God had chosen beforehand. Now we are those witnesses – we have eaten and drunk with him after his resurrection from the dead – and he has ordered us to proclaim this to his people and to tell them that God has appointed him to judge everyone, alive or dead. It is to him that all the prophets bear this witness: that all who believe in Jesus will have their sins forgiven through his name.”

Psalm 117:1-2, 16-17, 22-23

R/This day was made by the Lord: we rejoice and are glad.

Give thanks to the Lord for he is good, for his love has no end. Let the sons of Israel say: ‘His love has no end.’

The Lord’s right hand has triumphed; his right hand raised me up. I shall not die, I shall live and recount his deeds.

The stone which the builders rejected has become the corner stone. This is the work of the Lord, a marvel in our eyes.

Second reading: Colossians 3:1-4

Since you have been brought back to true life with Christ, you must look for the things that are in heaven, where Christ is, sitting at God’s right hand. Let your thoughts be on heavenly things, not on the things that are on the earth, because you have died, and now the life you have is hidden with Christ in God. But when Christ is revealed – and he is your life – you too will be revealed in all your glory with him.

Sequence

Christians, to the Paschal Victim offer sacrifice and praise. The sheep are ransomed by the Lamb; and Christ, the undefiled, hath sinners to his Father reconciled. Death with life contended: combat strangely ended! Life’s own Champion, slain, yet lives to reign. Tell us, Mary:  say what thou didst see upon the way. The tomb the Living did enclose; I saw Christ’s glory as he rose! The angels there attesting; shroud with grave-clothes resting. Christ, my hope, has risen: he goes before you into Galilee. That Christ is truly risen from the dead we know. Victorious king, thy mercy show!

Gospel Acclamation: 1Cor5:7-8

Alleluia, alleluia! Christ, our Passover, has been sacrificed: let us celebrate the feast then, in the Lord. Alleluia!

Gospel: John 20:1-9

It was very early on the first day of the week and still dark, when Mary of Magdala came to the tomb. She saw that the stone had been moved away from the tomb and came running to Simon Peter and the other disciple, the one Jesus loved. “They have taken the Lord out of the tomb” she said, “and we don’t know where they have put him.” So Peter set out with the other disciple to go to the tomb. They ran together, but the other disciple, running faster than Peter, reached the tomb first; he bent down and saw the linen cloths lying on the ground, but did not go in. Simon Peter who was following now came up, went right into the tomb, saw the linen cloths on the ground, and also the cloth that had been over his head; this was not with the linen cloths but rolled up in a place by itself. Then the other disciple who had reached the tomb first also went in; he saw and he believed. Till this moment they had failed to understand the teaching of Scripture that he must rise from the dead.

Prayer over the Offerings

Exultant with paschal gladness, O Lord, we offer the sacrifice by which your Church is wondrously reborn and nourished. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: 1 Cor 5: 7-8

Christ our Passover has been sacrificed, alleluia; therefore let us keep the feast with the unleavened bread of purity and truth, alleluia, alleluia.

Prayer after Communion

Look upon your Church, O God, with unfailing love and favour, so that, renewed by the paschal mysteries, she may come to the glory of the resurrection. Through Christ our Lord.

Meditation

Christ is risen, he has conquered death so that each of us may live. This is the Lord’s Passover; this is our Passover. Mary Magdalene, the first messenger of the resurrection, shows us that there is life ahead of us: she goes to the tomb with her heart full of anguish and her eyes full of tears, but she runs back to the apostles with her soul full of joy, her heart overflowing with good news to pass on: “He is risen.” The news of Easter is always joyful for everyone. Christ is risen and we with him, he is alive so that we too may live from him and through him. He goes before us in Galilee, he is always before us as a light that will never be extinguished, as a love that grows in us, animates our life’s struggles and gives them meaning. Yes, the joy of Easter is not just a passing emotion. It is born of a victory obtained at the price of a gift of life, that of Christ for us. Purified in the crucible of suffering and death, this joy proclaims that life always triumphs. It is a joy that has overcome doubt and fear because it has found its roots and strength in the resurrection.

VENDREDI  07 AVRIL

VENDREDI SAINT

Saint Jean-Baptiste de la Salle, Prêtre

Ordonné prêtre à Reims en 1678, Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719) fonde les Frères des Ecoles chrétiennes pour répondre à un besoin urgent de son temps : l’éducation des enfants, spécialement des plus pauvres. Il dote ses Frères de méthodes pédagogiques adaptées aux milieux populaires, en même temps qu’il leur communique son zèle apostolique.

PRIÈRE

(on ne dit pas Prions le Seigneur)

Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour sauver tous les hommes ; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour : nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort ; soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Lui qui règne.

1ère lecture : Isaïe 52, 13 – 53, 12

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur; il montera, il s’élèvera, il sera exalté! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Psaume : 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25

R/ Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (Cf. Lc 23, 46)        

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge; garde moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

2ème lecture : Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur.

Évangile : Jean 18, 1 – 19, 42

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :

 = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

L. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :  « Qui cherchez-vous? » L. Ils lui répondirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit :  « C’est moi, je le suis. » L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau :  « Qui cherchez-vous? » L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Jésus répondit :  « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre :  « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil: « Il vaut mieux qu’un seul homme meurt pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » L. Il répondit : D. « Non, je ne le suis pas! » L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit :  « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » L. Jésus lui répliqua:  « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » L. Les Juifs lui dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda :  « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara :  « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit :  « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? » L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! » L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit :  « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :  « Femme, voici ton fils. » L. Puis il dit au disciple :  « Voici ta mère. » L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit :  « J’ai soif. » L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :  « Tout est accompli. » L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Prière universelle

10.       La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante: le diacre, debout à l´ambon, donne l’intention dans un invitatoire; tous prient en silence, puis le prêtre, debout au siège ou, suivant la disposition des lieux, à l’autel, les mains étendues, dit ou chante l’oraison. Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.

11.       On peut prévoir une acclamation du peuple avant chaque oraison. On peut aussi maintenir l’ancienne monition du diacre: Prions à genoux, suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation: Levons-nous.

12.       Pour une grave nécessité publique, l´Ordinaire du lieu peut autoriser ou imposer une intention spéciale.

13.       Le prêtre peut choisir, parmi les intentions proposées ci-dessous, celles seulement qui sont les plus aptes à nourrir la prière de l’assemblée, de manière toutefois que soient conservées les séries habituelles de la Prière universelle (cf. Présentation générale du Missel romain, n. 46 ).

1. POUR LA SAINTE ÉGLISE

Prions, frères bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu: Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; Protège l´œuvre de ton amour: afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

2. POUR LE PAPE

Prions pour notre saint Père le pape N., élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal: Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière: Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

3. POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE

Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église, exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent: Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

4. POUR LES CATÉCHUMÈNES

Prions pour les (nos) catéchumènes: Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, Augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes Christ, notre Seigneur. Amen.

5. POUR L´UNITÉ DES CHRÉTIENS

Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité: Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

6. POUR LES JUIFS

Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier: Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

7. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JÉSUS CHRIST

Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ. Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité; Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

8. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU

Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu: Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, Fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour: qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

9. POUR LES POUVOIRS PUBLICS

Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques: Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir; Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

10.     POUR TOUS LES HOMMES DANS L´ÉPREUVE

Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l´épreuve: Qu´il débarrasse le monde de toute erreur, qu´il chasse les épidémies et repousse la famine, qu´il vide les prisons et délivre les captifs, qu´il protège ceux qui voyagent, qu´il ramène chez eux les exilés, qu´il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t´appellent, quelles que soient leurs souffrances: Qu´ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta

miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vénération de la croix

14.       La Prière universelle achevée, on fait la vénération solennelle de la Croix.

La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l´assemblée.

Présentation de la Croix

Première forme

15.       Un ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l´autel. Le prêtre, debout devant l´autel, reçoit la Croix, il en découvre la partie supérieure et l´élève en chantant (les ministres ou même la chorale peuvent se joindre à lui pour ce chant):

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

Puis tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.

Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l´élève à nouveau en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait comme la première fois.

Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l´élève une troisième fois en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait de nouveau comme la première fois.

16.       Accompagné de deux ministres avec des cierges allumés, le prêtre porte la Croix à l´entrée du sanctuaire ou dans tout autre lieu qui convienne pour la vénération. Il l´y dépose ou la remet aux ministres, qui ont déposé leurs cierges à droite et à gauche. La vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

Deuxième forme

17.       Le prêtre ou le diacre ou tout autre ministre, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l´église où l´on a disposé la Croix non voilée, entre les cierges allumés. Il prend la Croix, les autres ministres prennent les cierges, et tous s´avancent en procession à travers l´église vers le sanctuaire.

Au départ de la procession, puis au milieu de l´église, enfin devant l´entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l´élève en chantant:

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

Après chacune de ces réponses, tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants. Ensuite, on dépose la Croix avec les chandeliers à l´entrée du sanctuaire, comme au n. 16, ci-dessus, et la vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

Vénération de la Croix

18.       Pour la vénération de la Croix, le prêtre, les ministres et les fidèles s´avancent les uns après les autres: ils passent devant la Croix et lui rendent hommage, soit en faisant la génuflexion devant elle, soit par tel autre signe, par exemple en l´embrassant. Revenu à sa place, chacun s´assied.

Pendant ce temps, on chante l´antienne de la croix, les Reproches (Impropères), ou d´autres chants qui conviennent.

19.       On ne présente qu´une seule croix à la vénération. S´il y a vraiment un très grand nombre de participants si bien que faire passer chacun devant cette seule croix prolongerait exagérément cette partie de la célébration, on agira de la façon suivante: lorsqu´un certain nombre de participants auront pu faire la vénération, le prêtre prendra la Croix et, se tenant devant le milieu de l´autel, il invitera en quelques mots l´assemblée à vénérer la Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à la vénération silencieuse des fidèles.

20.       La vénération achevée, on porte la Croix à la place prévue, sur l’autel ou près de celui-ci. On dépose les chandeliers soit autour de l’autel, soit près de la Croix.

COMMUNION

21.       On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le livre. Puis un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient directement à l’autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés, qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.

22.       Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche et, ayant fait la génuflexion, il monte à l’autel. Il dit à voix haute, les mains jointes: Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire:

Notre Père….

Prions le Seigneur.

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui nous as renouvelés par la mort et la résurrection de ton Christ, entretiens en nous l’œuvre de ton amour; Que notre communion à ce mystère consacre notre vie à ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

23.       Pour le renvoi de l’assemblée, le prêtre dit ensuite, en étendant les mains sur le peuple:

Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection: Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Puis tous se retirent en silence. On enlèvera en temps opportun les chandeliers et la nappe de l’autel.

29.       Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas les vêpres.

Méditation

Aujourd’hui le ciel et la terre sont témoins de l’inimaginable : l’auteur de la vie rend l’âme, Dieu est mort ! C’est vendredi saint ! L’univers retient son souffle, tout se fige. Le Dimanche des rameaux Jésus entrait à Jérusalem en roi, aujourd’hui il meurt sur la croix. Hier il nous a fait don de l’eucharistie, aujourd’hui il nous offre sa vie. Dimanche des rameaux avec les branches vertes, aujourd’hui, le corps inerte sur le bois mort de la croix. Vie et mort, voici les deux pôles qui encadrent la mission de Jésus mais surtout lui en donnent sens. C’est la semaine où Dieu embrasse la fragilité de l’homme et relève l’humanité. Mourir pour rétablir l’alliance entre le Père et ses enfants, le sacrifice de Jésus sur la croix nous obtient le pardon de Dieu et nous réconcilie avec lui certes. Mais ayant connu l’humiliation et la souffrance, il meurt aussi pour descendre au tombeau avec toutes nos morts individuelles, familiales, sociétales et que des profondeurs de ces tombeaux surgisse la vie. C’est lui le serviteur véritable à même de porter nos fardeaux et de nous procurer la vraie vie, celle qui vient de Dieu. Justement, en ce jour, Jésus se rend solidaire de tous les malades, ceux qui sont exilés, ceux qui souffrent l’épreuve de la guerre, du deuil, de l’angoisse personnelle, des familles en peine, de chaque enfant ; il invite chacun à regarder la croix et à y puiser ce don qu’il fait de lui-même pour notre salut.