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Novembre

Sainte Marguerite d’Ecosse

Sainte Gertrude

Vert / Blanc

Parente du roi d’Angleterre Edouard le Confesseur, Marguerite (vers 1046-1093) épousa le roi d’Ecosse, Malcom III. Cette mère de famille donna à ses huit enfants une solide formation. Chrétienne ardente, elle travailla à la suppression des rites païens qui contaminaient la vie religieuse de son pays. Son amour pour les pauvres est resté légendaire. L’Ecosse a choisi comme patronne cette sainte  dont le nom veut dire, en grec, ‘’perle’’.

Antienne  d’ouverture : Jr 29, 11.12.14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière  d’ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.

Première lecture : 2 M 6, 18-31

En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir au roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts : « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Eléazar, à 90 ans, adopte la manière de vivre des étrangers.  À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur.    Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. »Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant: « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien :alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. »    Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

Psaume : Ps 3, 2-3, 4-5, 6-7

R/ Le Seigneur est mon soutien ! (Ps 3, 6b)

1.     Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

2.     Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.

3.  Et moi, je me couche et je dors ; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Dieu nous a aimés, il a envoyé son Fils comme Pardon pour nos péchés. Alléluia. (1 Jn 4, 10b)

Évangile : Luc 19, 1-10

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.  Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.    Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »   Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur :je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.»    Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Prière  sur  les  offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne  de  communion

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.

Prière  après  la  communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

Méditation

« Une telle comédie est indigne de mon âge ». Eléazar à travers la première lecture nous plonge dans les convictions profondes d’une vie de foi et pleines de vicissitudes. Seules ces convictions de foi nous rendent fort et confortable dans des moments d’inconfortabilité face à l’étau d’un conformisme social. Le christianisme n’est pas une équation d’un rapport moral, mais une relation d’amour profonde avec le Christ dans une flamme ardente et qui devient le bien au-dessus de tout bien. C’est d’ailleurs ce bien que veut découvrir Zachée dans l’évangile au-delà de sa puissance financière. « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.»  Zachée a reconnu Jésus-Christ comme le Seigneur et c’est ce qui lui vaut le salut. Ce salut n’est rien d’autre que Jésus reconnu et accueilli comme présence de Dieu. C’est une présence offerte et qui se concrétise dans des rencontres inespérées. Comme Zachée, l’argent peut devenir un moyen qui nous rapproche du royaume de Dieu, mieux une source d’amitié et de joie avec Dieu lorsqu’il devient chaine de solidarité.