19
Novembre
Saint Tanguy
Vert
Gurguy, ou Tanguy, canonisé saint Tanguy de Locmazhé, fut un moine légendaire breton de Gerber (Le Relec) du VIe siècle. Il aurait fondé l’Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre à Plougonvelin (Finistère). Il serait mort en 592 et serait inhumé à la pointe Saint-Mathieu (en breton : Locmazhé).
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 1 M 4, 36-37. 52-59
En ces jours-là, Judas et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le Lieu saint et en faire la dédicace.» Toute l’armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, de grand matin, les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel qu’ils avaient construit. On fit la dédicace de l’autel au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C’était juste l’anniversaire du jour où les païens l’avaient profané. Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort. Pendant huit jours, ils célébrèrent la dédicace de l’autel, en offrant, dans l’allégresse, des holocaustes, des sacrifices de communion et d’action de grâce. Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d’or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles et y replacèrent des portes. Il y eut une grande allégresse dans le peuple, et l’humiliation infligée par les païens fut effacée. Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l’assemblée d’Israël, que l’anniversaire de la dédicace de l’autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l’allégresse.
Cantique : 1 Chroniques 29, 10, 11abc, 11de-12a, 12bcd
R/ Nous voici pour célébrer l’éclat de ton nom, Seigneur ! (cf. 1 Ch 29, 13)
1. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de notre père Israël, depuis les siècles et pour les siècles !
2. À toi, Seigneur, force et grandeur, éclat, victoire, majesté, tout, dans les cieux et sur la terre !
3. À toi, Seigneur, le règne, la primauté sur l’univers : la richesse et la gloire viennent de ta face !
4. C’est toi, le Maître de tout : dans ta main, force et puissance ; tout, par ta main, grandit et s’affermit.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur; moi, je les connais, et elles me suivent.Alléluia.
(Jn 10, 27)
Évangile : Luc 19, 45-48
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
Jésus ne vient pas pour jeter un coup d’œil sporadiquement ordinaire : il vient poser un geste par une présence qui non seulement rappelle Dieu, mais qui purifie afin de rendre de nouveau agréable à Dieu. Jésus s’en prend aux vendeurs qui sur l’esplanade du temple proposent des animaux destinés aux sacrifices. Le commerce favorise la célébration dans sa dimension sacrificielle. Jésus n’est pas contre le culte. Non ! En référence à Isaïe 56, 7 Jésus met en cause les autorités religieuses qui ont perverti la finalité même de la maison de son père en oubliant qu’on ne peut pas servir à la fois Dieu et l’argent (16, 13). Ces derniers sont infidèles au rôle qui est leur raison d’être dans le temple : nourrir le peuple de Dieu. Cette nourriture c’est le Christ qui se donne dans l’enseignement. Il vient aujourd’hui de nouveau nous purifie dans nos rapports purement économiques à notre Père. Car l’argent sans Dieu devient source de malheur et d’encombrement. Le Christ demeure l’unique nécessaire.