07

Décembre

Saint Ambroise, évêque et docteur de l’Eglise (340-397)

Blanc

Haut fonctionnaire romain, né à Trèves vers 340, Ambroise est un homme estimé de tous. Le 7 décembre 374 à Milan, alors qu’il vient s’assurer que l’élection épiscopale se déroule sans trouble, ce chrétien, quoique catéchumène, entend la foule reprendre, unanime, le cri lancé par un enfant :’’Ambroise évêque’’. La ‘’vocation’’, c’est aussi l’appel lancé par le peuple de Dieu. Ambroise est baptisé, puis ordonné évêque. Il se montre aussitôt un pasteur remarquable, entièrement donné à son peuple, auquel il prêche inlassablement. Il combat l’hérésie arienne. Par son influence, il contribue à la conversion d’Augustin. Il meurt en 397, dans la nuit du Vendredi au Samedi Saint.

Antienne d’ouverture : I S 2, 35

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir».

Prière d’ouverture

Seigneur, tu as fait de saint Ambroise un docteur de la foi catholique et un courageux successeur des Apôtres ; suscite en ton Église des hommes selon ton cœur, capables de la gouverner avec force et sagesse. Par Jésus Christ.

Première lecture : Is 40, 1-11

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu’elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. » Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame!» et je dis : « Que dois-je proclamer? — Toute créature est comme l’herbe, toute sa grâce est comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe le souffle du Seigneur. En effet, le peuple est comme l’herbe. L’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.» Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu: il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l’accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.

Psaume : Ps 95, 1-2a, 3a.10ac, 11-12a, 12b.13ab

R/ Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance.

1.  Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom !

2.    Racontez à tous les peuple sa gloire, allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Il gouverne les peuples avec droiture.

3.  Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête.

4.   Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia.  Il est proche, le jour du Seigneur : le voici qui vient nous sauver. Alléluia.

Évangile : Mt 18, 12-14

Jésus disait à ses disciples : « Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » 

Prière sur les offrandes

Que ton Esprit, Seigneur notre Dieu, nous donne, dans cette eucharistie, la lumière de la foi qui éclairait saint Ambroise quand il annonçait ta gloire à son peuple. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 10, 11

Le bon pasteur, le vrai berger, donne sa vie pour ses brebis.

Prière après la communion

Puisque tu nous as réconfortés, Seigneur, par cette communion, fais-nous si bien profiter des leçons de saint Ambroise que notre énergie à suivre tes chemins nous prépare aux joies du festin éternel. Par Jésus.

Méditation

Pourquoi Dieu insiste-t-il pour dire à son peuple que son crime lui est pardonné ? Il le fait proclamer, il commande au prophète de monter sur une haute montagne afin d’être mieux vu et entendu de ses auditeurs. Quand un grand malade se retrouve en bonne santé après avoir frôlé la mort, faut-il lui crier sans cesse aux oreilles qu’il est guéri pour qu’il le sache ? Il semblerait qu’une seule allusion suffirait pour que nous sachions que nous sommes passés de la mort à la vie ; et pourtant non, il faut que Dieu nous le répète sans cesse pour déclencher en nous toutes les conséquences  d’une telle bonne nouvelle. C’est que tout se passe ici dans la foi. Du moins cette heureuse annonce devrait être capable de libérer la joie que l’espérance recèle, mais que les séquelles du péché retiennent encore captive. Cette joie, Jésus lui-même la fait sienne puisqu’elle est celle du berger.