St. Vincent Pallotti
Ce diacre connut le martyre. Fondateur dès 1835 de l’œuvre de l’Apostolat Catholique, aujourd’hui Union de l’Apostolat Catholique, et dans laquelle est incluse la Société de l’Apostolat Catholique (Pallottins), il invitait chacun à tout faire pour la plus grande gloire de Dieu et pour son propre salut ainsi que le salut des autres.
Antienne d’ouverture : Ps 65, 4
Que toute la terre se prosterne devant toi: Seigneur, qu’elle chante pour toi, qu’elle chante à la gloire de ton nom, Dieu très-haut.
Prière d’ouverture
Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l’univers du ciel et de la terre: Exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 1, 1-4.11-12.19.23-27
En ces jours-là, David, après avoir battu les Amalécites, revint à Ciqlag et y demeura deux jours. Or, le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière. En arrivant auprès de David, il se jeta à terre et se prosterna. David lui demanda: « D’où viens-tu donc ? » Il lui répondit : « Je me suis échappé du camp d’Israël. » David lui dit: « Que s’est-il passé ? Raconte-le-moi ! » L’homme répondit : « Le peuple s’est enfui du champ de bataille ; beaucoup d’entre eux sont tombés et sont morts. Et même Saül et son fils Jonathan sont morts ! » Alors David arracha et déchira ses vêtements, et tous les hommes qui étaient avec lui firent de même. Ils se lamentèrent, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül et de son fils Jonathan, à cause du peuple du Seigneur et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée. Alors David chanta cette lamentation : « Ta fierté, Israël, transpercée sur tes hauteurs ! Comment sont-ils tombés, les héros? Saül et Jonathan, aimables, pleins de charme, ni dans la vie ni dans la mort ne furent séparés, plus rapides que les aigles, plus vaillants que les lions. Filles d’Israël, pleurez sur Saül : il vous revêtait de pourpre somptueuse et rehaussait de joyaux d’or vos vêtements. Comment sont-ils tombés, les héros, au milieu du combat ? Jonathan, transpercé sur les hauteurs ! J’ai le cœur serré à cause de toi, mon frère Jonathan. Tu étais plein d’affection pour moi, et ton amitié pour moi était merveille plus grande que l’amour des femmes ! Comment sont-ils tombés, les héros ? Comment ont-elles disparu, les armes du combat ? »
Psaume : Ps 79 (80), 2-3, 5-7
R/ Que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4b)
1. Berger d’Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ton troupeau: resplendis au-dessus des Kéroubim, devant Éphraïm, Benjamin, Manassé ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver.
2. Seigneur, Dieu de l’univers, vas-tu longtemps encore opposer ta colère aux prières de ton peuple, le nourrir du pain de ses larmes, l’abreuver de larmes sans mesure ? Tu fais de nous la cible des voisins : nos ennemis ont vraiment de quoi rire !
Acclamation
Alléluia, alléluia! Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (2 Tm 1, 10)
Évangile : Mc 3, 20-21
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Prière sur les offrandes
Seigneur, nous te présentons ces offrandes en la fête de sainte Agnès: accueille-les avec autant de bienveillance que tu as accueilli son martyre. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 22, 5
« Je suis la vigne et vous êtes les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »
Prière après la communion
Seigneur, tu as donné à la bienheureuse Agnès d’être comptée parmi les saintes du ciel, au double titre de vierge et de martyre ; par la force de cette communion, fais-nous sortir vainqueurs de toute épreuve pour obtenir un jour la gloire du Royaume. Par Jésus.
Méditation
Jésus, très sollicité par la foule, est tenu pour rien par les siens. Ceux qui croyaient le connaître, pour l’avoir côtoyé au quotidien, sont plus étrangers à son message. « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas connu » dit l’Evangile de Jean. Drame de famille ? Pas seulement, tout le drame de l’humanité se dit en ces deux lignes. Et le nôtre aussi du même coup ! Toujours en retard d’un train quand il faut reconnaître le bien à faire, et même le bien qui nous est fait ; quand il faut percer la carapace de nos clichés et de nos idées préconçues pour voir, enfin, dans notre prochain, dans les événements, une dimension, une profondeur, qui nous avait toujours échappée. Il nous faut demander « des yeux pour voir, des oreilles pour entendre », sans quoi nous perdrons la tête !