St. Thomas d’Aquin,
prêtre et docteur de l’Église
Elevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas (vers 1225-1274) opte pour l’ordre dominicain. Il dut lutter contre sa famille qui s’opposa à sa vocation au point de l’emprisonner. Devenu malgré tout frère prêcheur, il poursuivra ses études à Cologne sous la direction d’Albert le Grand, puis à Paris où, plus tard, il devait enseigner.
Antienne d’ouverture
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir. »
Prière d’ouverture
Dieu qui as fait de saint Thomas d’Aquin un modèle admirable par sa recherche d’une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. Par Jésus Christ.
1ère lecture : 2 S 11, 1-4a.5-10a. 13-17
Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! » Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle. La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi. Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.
Psaume : Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 6cd-7, 10-11
R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)
1. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
2. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
3. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
4. Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Acclamation
Alléluia, alléluia! Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)
Évangile : Mc 4, 26-34
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
Prière sur les offrandes
Regarde, Seigneur, les offrandes que nous te présentons en la fête de saint Thomas d’Aquin ; que la confession de ta vérité conduise au salut ceux qui gardent la même foi que lui. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ga 2, 20
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, dit le Seigneur c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai mis à cette place afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. »
Prière après la communion
Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : puisque nous confessons, avec saint Thomas d’Aquin, que Jésus est vraiment Dieu, fais que la divinité de ton Fils unique nous apporte, dans cette communion, la vie et la force pour toujours. Lui qui.
Méditation La parabole de l’Evangile se prête à de multiples lectures. En fait, le personnage principal de l’histoire, c’est le temps. C’est lui qui oblige l’homme à se mettre à son pas, qui commande successivement la patience et la décision. Et la leçon que Jésus veut donner est qu’il en va ainsi dans le Règne de Dieu, comme l’expérience la plus constante et la plus banale des hommes. Aller au rythme d’un autre est une des choses les plus coûteuses qui soient. Il faut savoir que Dieu a lui aussi son rythme personnel, et que c’est à nous de bien vouloir nous y ajuster. La difficulté est que nous voulons souvent imposer notre rythme et notre temps à Dieu. C’est la raison pour laquelle vouloir cueillir le fruit avant qu’il ne s’y prête ne mène qu’à compromettre sa maturation, quelquefois fatalement. De tous les discernements, celui du temps est le plus nécessaire ; ce qu’il y a à faire est généralement assez facile à reconnaître. Mais à quel moment faut-il le faire ? Voilà ce qui ne peut être perçu que dans une écoute intérieur très fine de l’Esprit, et dont dépendent les chances de la moisson