St. Jean Bosco,

prêtre

Dès son enfance, Jean Bosco (1815-1888) est attiré par le sacerdoce. Il se consacre à l’apostolat de la jeunesse populaire avec un sens pédagogique remarquable, une sérénité communicative nuancée d’humour et un dévouement sans limite. Dieu le soutient en multipliant les miracles en sa faveur.

Antienne d’ouverture : Ps 95, 1-6

« Laissez les enfants venir à moi, dit le Seigneur. Ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

Prière d’ouverture

Dieu qui as suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2 S 15, 13-14. 30 ; 16, 5-13a

En ces jours-là, un messager vint annoncer à David: «Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom» Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem: «Debout, fuyons! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée.» David montait par la montée des Oliviers; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui  l’accompagnaient avaient la tête voilée; et ils montaient en pleurant. Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions. Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche. Shiméï maudissait le roi en lui criant: «Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang.» Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi: «Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête.» Mais le roi répondit: « Que me voulez-vous, fils de Cerouya? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher?» David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs: «Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie: à plus forte raison ce descendant de benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui.» David et ses hommes continuèrent leur chemin.

Psaume : 3, 2-3, 4-5, 6-7

R/   Lève-toi, Seigneur ! Sauve-moi, mon Dieu !

1.    Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

2.    Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.

3.    Et moi, je me couche et je dors; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.

Acclamation

Alléluia, alléluia! Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Mc 5, 1-20

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas!» Jésus lui disait en effet: «Esprit impur, sors de cet homme!» Et il lui demandait: «Quel est ton nom?»  L’homme lui dit: «Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup.»  Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus: «Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux.» Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit: «Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.» Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

Prière sur les offrandes

Accepte, Seigneur, le sacrifice que ton peuple consacré t’offre aujourd’hui en l’honneur de saint Jean Bosco ; que notre participation à ce mystère fasse de nous les témoins de ta charité. Par Jésus.

Antienne de la communion

« Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, dit le Seigneur, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. »

Prière après la communion

Dieu tout-puissant, fais que nous trouvions un soutien dans ce repas sacré

Méditation

Jésus, ayant fait taire les puissances déchaînées des eaux qui allaient l’engloutir avec ses disciples, passe sur l’autre rive. Jésus va dans un pays étranger, celui des Géraséniens, des païens. Passer sur l’autre rive ici est symboliquement passer sur la rive de la mort. Ils découvrent là un être enchaîné qui n’a plus rien d’humain, vivant au milieu des morts. Or, les forces du mal reconnaissent Jésus et redoutent sa puissance : tout un corps de l’armée romaine occupe alors le pays. Pourtant, ils supplient Jésus. Mais comment avoir encore peur quand les démons demandent comme ultimes refuge un troupeau de cochons impurs pour les juifs ? La fin de ce voyage sur l’autre rive est surprenante : panique des habitants face à cette puissance inconnue. Admirable demande de l’homme libéré devenu disciple, «  Permets-moi de te suivre.» Jésus l’exauce à sa manière : «  Va trouver tes frères maintenant que tu as retrouvé la vie » et « témoigne par toute ta vie que Dieu est miséricorde.»