St. Gabin de Rome
Selon une version, frère du Pape saint Caïus et père de sainte Suzanne, il fut longtemps détenu en prison et y mourut pour la foi sous l’empereur Dioclétien. Une autre version fait de lui un prêtre romain qui ne connut pas le martyre, mais qui eut un renom de sainteté parce qu’il fut enterré dans la basilique de sainte Suzanne à Rome, honneur qui lui valut en même temps d’entrer dans le martyrologe
Antienne d’ouverture : Ps 30, 3-4
Seigneur, sois le rocher qui m’abrite, la maison bien défendue qui me sauve. Pour l’honneur de ton nom guide-moi, conduis-moi.
Prière d’ouverture
Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce, alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Jc 3,1-10
Mes frères, ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. Tous, en effet, nous commettons des écarts, et souvent. Si quelqu’un ne commet pas d’écart quand il parle, c’est un homme parfait, capable de maîtriser son corps tout entier. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons leur corps tout entier. Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de l’impulsion donnée par le pilote. De même, notre langue est une petite partie de notre corps et elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : un tout petit feu peut embraser une très grande forêt. La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant elle même enflammée par la géhenne. Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins peut être domptée et, de fait, toutes furent domptées par l’espèce humaine ; mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel. Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu. De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi.
Psaume : 11,2-5.7-8
R/ Toi, Seigneur, tu tiens parole !
1. Seigneur, au secours ! Il n’y a plus de fidèle ! La loyauté a disparu chez les hommes. Entre eux la parole est mensonge, cœur double, lèvres menteuses.
2. Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses, cette langue qui parle insolemment, ceux-là qui disent : « Armons notre langue ! A nous la parole ! Qui sera notre maître ? »
3. Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, argent passé au feu, affiné sept fois. Toi, Seigneur, tu tiens parole, tu nous gardes pour toujours de cette engeance.
Acclamation
Alléluia, alléluia! De la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Alléluia. (Mc 9, 7)
Évangile : Mc 9, 2-13
En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». Ils l’interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie vient d’abord pour remettre toute chose à sa place. Mais alors, pourquoi l’Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme l’Écriture le dit à son sujet. ».
Prière sur les offrandes
Que cette eucharistie, Seigneur notre Dieu, nous purifie et nous renouvelle; Qu’elle donne à ceux qui font ta volonté le bonheur que tu leur as promis. Par Jésus.
Antienne de la communion : Ps 77, 29-30
Le Seigneur combla le désir de son peuple: ils mangèrent et ils furent rassasiés, leur attente ne fut pas trompée.
Prière après la communion
Tu nous as donné, Seigneur, de goûter aux joies du ciel: Fais que nous ayons toujours soif des sources de la vraie vie. Par Jésus.
Méditation
La péricope de la lettre de saint Jacques nous montre que la mission d’enseigner n’est pas donnée à tout le monde. Enseigner, c’est le fruit du don de Dieu, c’est le fruit de l’Esprit Saint qui accorde à chacun, dans l’Eglise, des dons de la grâce pour le bien de cette dernière, le Corps du Christ (I Co 12, 4-11). Ce qui invite chaque disciple de Jésus et membre de l’Eglise à ne pas s’ériger en maître, mais à prendre conscience du don que le Seigneur lui a fait pour s’en servir en vue de la construction de l’Eglise. Dans ce sens, il doit maîtriser sa langue pour louer Dieu. L’épisode de la Transfiguration relatée dans l’évangile, anticipant le retour glorieux du Christ, est un appel à rechercher les réalités d’en haut pour contempler un jour la gloire de Dieu.