Lundi 04 avril 2022
St. Isidore de Séville, évêque et docteur de l’Église
Orphelin et d’abord rétif à l’étude, Isidore (vers 560-636) apprit de son frère Léandre, évêque de Séville, à mettre en valeur ses dons. Aussi, devenu successeur de Léandre à Séville en 601, put-il accomplir une œuvre considérable dans tous les domaines : il acheva de ramener les Wisigoths au catholicisme, présida les conciles qui donnèrent à l’Espagne son organisation et fut le promoteur de la liturgie mozarabe. Ses écrits, compilation de toutes les connaissances de son temps, firent de lui l’un des maîtres du moyen âge latin
Antienne d’ouverture : Ps 55, 2.5
Pitié, mon Dieu : tout le jour on m’attaque, on me harcèle ; mais je compte sur toi.
Prière d’ouverture
Dieu qui nous combles de bénédiction par la richesse infinie de ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du Royaume. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Daniel 13, 41c-62
En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. » Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda: « Que signifie cette parole que tu as prononcée? » Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit: « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. » Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien.» Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger.» Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement : tu condamnais les innocentes tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste. Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit: « Sous un sycomore.» Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne: l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort.» Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : «Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre? » Il répondit: « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : «Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. » Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6
R/ Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur cf. 22,4
- Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
- Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
- Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ton bâton me guide et me rassure.
- Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
- Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Acclamation
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive! Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)
Évangile : Jean 8, 12-20
De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage » Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais. Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. » Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.
Prière sur les offrandes
Accorde-nous, Seigneur, cette grâce : qu’au moment de célébrer l’Eucharistie, les renoncements imposés à notre corps nous permettent de nous présenter devant toi avec un cœur purifié. Par Jésus.
Antienne de la communion : Jn 8, 12
« Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. »
Prière après la communion
Déjà fortifiés par cette Eucharistie, nous te prions encore, Seigneur : que ta grâce nous purifie de nos penchants mauvais, et nous aide à marcher vers toi en suivant joyeusement le Christ. Lui qui.
Méditation
La cause du juste est défendue par le Seigneur lui-même. La vérité pour éclairer les peuples est à rechercher d’auprès de Lui. Daniel s’appuie sur cette vérité pour rendre justice à la pauvre Suzanne. Il en est de même pour la femme adultère qu’on amène à Jésus dans l’espoir de le piéger. La vérité des paroles de Jésus l’a sauvée de la cruauté de ses contemporains. Très souvent nous condamnons les autres tout en restant aveugle sur notre propre péché, oubliant que l’autre est en moi et m’aide à voir mes faiblesses, ma vulnérabilité. Nous devons chercher ardemment à nous éloigner de notre méchanceté. Seigneur, garde nous de l’orgueil et éclaire notre conscience sur ce qui l’inquiète et l’égare.