MERCREDI 30 MARS 2022

BIENHEUREUX AMÉDÉE IX
A 17 ans, celui qui était Duc de Savoie épousa la sœur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d’épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il mourut en 1472.

Antienne d’ouverture : Ps 68, 14
Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce. En ton grand amour, réponds-moi,-toi qui peux vraiment me sauver.

Prière d’ouverture
Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous ; que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Isaïe 49, 8-15
Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers: « Sortez ! » aux captifs des ténèbres: « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte! Montagnes, éclatez en cris de joie! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

Psaume : 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. 144, 8

1. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
2. Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.
3. Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile : Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre.» C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis: le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Filet lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi va-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Prière sur les offrandes
Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 22, 1-2
Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière après la communion : Jn 3, 17
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Méditation
Être des disciples du Christ et croire en Lui est un pas décisif pour avoir la vie éternelle. Toutefois ne nous réjouissons pas assez rapidement car le Christ nous présente aussi d’autres critères pour notre salut. Ces critères sont de l’imiter, l’honorer et l’écouter comme lui-même a imité, honoré et écouté son Père, afin de jouir de toute son attention. Il n’a pas été facile pour certains juifs de voir en Jésus l’égal de Dieu et ceci les a poussés à comploter contre lui et à le condamner à mort. Ils sont encore nombreux de nos jours ceux qui refusent de croire que Jésus est Dieu, et bien qu’étant le Fils de Dieu, il est son égal. Prions pour ceux qui refusent de croire cette réalité. Prions pour nous aussi, afin que notre foi ne se limite pas uniquement aux paroles, mais qu’elle se transforme en véritables actions concrètes qui conduisent au salut.

Mardi 29 mars 2022

 

ste. Gladys

 

Elle appartient à la lignée des reines des petits royaumes du pays des Galles. Sa fidélité conjugale laissa longtemps à désirer. Quand elle devint veuve, elle se fit ermite pour expier ses fautes et passa sa vie dans la solitude.

 

 

Antienne d’ouverture : cf Is 55, 1

«Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»

 

Prière d’ouverture

Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 47, 1-9.12

En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la  Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées; alors il me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser: j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille: c’était un torrent que je ne pouvais traverser; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager :c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit: « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit: « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.»

 

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a

R/   Il est avec nous, le Dieu de l’univers; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob!

 

  1. Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
  2. Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très- Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable; quand renaît le matin, Dieu la secourt.
  3. Il est avec nous, le Seigneur de l’univers; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

 

Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends- moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

 

Évangile : Jn 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux- tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit: « Lève- toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard: il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied: « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua: « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit: “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.  Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

 

Prière sur les offrandes

Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.

 

Antienne de la communion : Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

 

Prière après la communion

Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.

 

 

Méditation

La compassion de Jésus se met à l’œuvre face aux malades qui guettent l’action de Dieu au milieu d’eux. Dieu s’est fait homme pour apporter à tous le secours. Le désir infini d’aider pousse Jésus à demander à l’impotent s’il désirait être guéri. Il le voulait, mais ne savait pas que Jésus pouvait le guérir. Jésus, néanmoins, lui montre que Dieu est descendu du Ciel pour nous sauver, il n’est plus donc besoin de se jeter à la piscine ! Dieu est là au milieu de nous, il voit nos souffrances et nous demande si nous-mêmes nous désirons être guéris. Jésus n’est pas un simple thaumaturge (celui qui fait des miracles de guérison), il est surtout celui qui veut réconcilier notre être et notre âme avec Dieu. Ouvrons-nous à Lui sans rien Lui cacher, et disons : « si tu le veux Seigneur tu peux me guérir ».

LUNDI 28 MARS 2022

ST. GONTRAN

Il se convertit après plusieurs crimes, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent « le bon Gontran ». Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Châlon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

Antienne d’ouverture : Ps 30, 7-8
Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.

Prière d’ouverture
Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Is 65, 17-21
Ainsi parle le Seigneur: Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.

Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd
R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves

1. Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
2. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
3. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu: Tu as changé mon deuil en une danse, Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Acclamation
Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance. Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile : Jn 4, 43-54
Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prière sur les offrandes
De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ez 36, 27
Parole du Seigneur : «Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. »

Prière après la communion
Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.

Méditation
Le fonctionnaire royal demande à Jésus de descendre chez lui afin de guérir son fils malade. Le parcours de cet homme révèle quelqu’un de simple qui, au lieu d’envoyer ses serviteurs, se déplace lui-même afin de rencontrer Jésus dont la renommée s’est répandue en Galilée. Sa demande se fait insistante face à un Jésus qui semble ne pas vouloir le suivre. Et il finit par avoir gain de cause. La réponse de Jésus est aussi simple : « Va, ton fils est vivant ». Voici deux attitudes qui s’invitent mutuellement : Laisser Jésus entrer dans sa maison, ou vivre une relation d’amour véritable avec Lui, attire son regard qui finit en bénédiction pour celui qui l’accueille. Frères et sœurs, allons vers le Seigneur en toute humilité et sachons demander avec simplicité et persévérance ce qui est vital et fondamental pour notre salut et celui des autres

 

dimanche27 mars 2022

 

4èMe Dimanche de Carême

de Lætare

 

Antienne d’ouverture : Is 66, 10, 11

Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portiez son deuil! Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa joie.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui a réconcilié avec toi toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils, Augmente la foi du peuple chrétien, pour qu’il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent. Par Jésus Christ.

Ou bien, pour les catéchumènes:

Donne à ton Église, Seigneur, la joie de transmettre ta vie à ceux qui se préparent au baptême. Par leur naissance de la chair, ils sont des êtres de chair; qu’ils deviennent des fils de Dieu en renaissant de l’Esprit. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Josée 5, 9a.10-12

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.

 

Psaume : Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7

R/   Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a) 

 

  1. Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !
  2. Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.
  3. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

 

2ème lecture : 2 Corinthiens 5, 17-21

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

 

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père,et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)

 

Évangile : Luc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

 

Prière sur les offrandes

Seigneur, nous te présentons dans la joie le sacrifice qui sauve notre vie, et nous te prions humblement: Accorde-nous de le célébrer avec respect et de savoir l’offrir pour le salut du monde. Par Jésus.

 

Antienne de la communion

Le Seigneur a mis de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois, et je crois.                                                                                                                                           Jn 9, 11

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu, il est retrouvé.  Lc 15, 32

Dans les autres cas:

Jérusalem, enclose dans tes murs, chef-d ‘ouvre d’unité! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour célébrer ton nom, Seigneur notre Dieu. Ps 121, 3-4

 

Prière après la communion

Dieu qui éclaires tout homme venant dans ce monde, illumine nos cours par la clarté de ta grâce: Afin que toutes nos pensées soient dignes de toi, et notre amour, de plus en plus sincère. Par Jésus.

 

 

Méditation

Le fils prodigue, qui a agi de manière irrespectueuse vis-à-vis de son père, décide de retourner à la maison familiale pour implorer sa miséricorde et lui demander de le traiter comme un ouvrier quelconque. Ce père, à l’image de Dieu, n’attend même pas sa demande du pardon pour le réintégrer dans sa condition de fils. Il l’accueille et le relève de sa misère. Cette parabole devrait attirer notre attention, nous qui pensons parfois que nous sommes condamnés à jamais. Dieu fait bon accueil à tout le monde et ce qu’il attend de nous c’est de commencer en nous un repentir sincère qui nous conduira au pied du sacrement de la réconciliation, où lui-même viendra nous accueillir pour nous rétablir comme fils. Hésites-tu encore à croire à l’accueil que Dieu te réserve ?

 

SAMEDI 26 MARS 2022

ST. LARISSA

Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d’autres chrétiens dans leur église, en plein culte, par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes.

Antienne d’ouverture : Lc 18, 13
Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant: «Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».

Prière d’ouverture
En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Os 6, 1-6
Venez, retournons vers le Seigneur! il a blessé, mais il nous guérira; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour: alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur: son lever est aussi sûr que l’aurore; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm? Que ferai-je de toi, Juda? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche: mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume : 50 (51), 3-4, 18-19, 20-21ab
R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice.

1. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
2. Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
3. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.

Acclamation
Tes paroles, Seigneur, sont l’esprit et la vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont l’esprit et la vie.

Évangile : Lc 18, 9-14
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare: quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière sur les offrandes
Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ps 102, 2-3
Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.

Prière après la communion
Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements: donne-nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.

Méditation
« … Et vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce » (1P5, 5). Notre manière de nous tenir devant Dieu témoigne de l’attitude que nous adoptons dans nos relations avec les autres. Cependant n’est écouté du Père que celui qui malgré toutes ses œuvres (de miséricorde spirituelles et corporelles) ne s’enorgueillit pas devant Dieu, mais reconnait qu’il n’est pas sauvé par ses propres œuvres ou actions, mais justifié par le Christ mort et ressuscité. Certes nos œuvres sont importantes devant Dieu, mais la fidélité à la Loi du Seigneur, qui refuse le mépris du prochain, est salut pour l’âme humble.

VENDREDI 25 MARS 2022

ANNONCIATION DU SEIGNEUR

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, et pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,16). Voilà pourquoi le Verbe s’est fait chair. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir enfants de Dieu. Mais Dieu n’impose pas ses dons ; il nous respecte ; il nous demande de croire en son amour et d’accueillir librement ses dons, comme des signes de cet amour sauveur.

Antienne d’ouverture : He 10, 5.7
« Le Christ, en entrant dans le monde, dit “me voici, mon Dieu ; je viens pour faire ta volonté” ».

Prière d’ouverture
Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prît chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d’être participants de sa nature divine. Lui qui.

1ère lecture : Is 7, 10-14
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume : Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10,11
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)

1. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens.
2. « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. »
3. J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.
4. Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ; j’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

2ème lecture : He 10, 4-10
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Acclamation : Jn 3,16
Alléluia. Alléluia. Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Alléluia. Alléluia. (Jn 1, 14ab)

Évangile : Lc 1, 26-38
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors: « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Prière sur les offrandes
Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, toi qui connais notre sacrifice: que l’offrande de notre sacrifice nous arrache au mal et nous protège toujours. Par Jésus.

Antienne de la communion : Jn 31, 33
Parole du Seigneur: Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes; et je l’inscrirai dans leur coeur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

Prière après la communion
Purifie-nous, Seigneur, par cette communion et libère-nous de toute faute: nous subissons encore l’emprise du péché, fais-nous connaître la joie d’une guérison parfaite. Par Jésus.

Méditation
Avec l’Annonciation débute l’une des histoires les plus connues et essentielles qui marquera le temps pour l’éternité. Dieu a promis à l’humanité un Sauveur qui justifiera ses multiples offenses et la fera entrer saint devant sa face. Aujourd’hui commence donc cette œuvre salvifique. Ce que Dieu espère de l’Homme qu’Il veut sauver est qu’il adopte l’attitude humble de Marie qui laisse sa vie être bouleversée par les plans divins. Il nous invite aussi à voir en son Fils qui viendra (est venu) l’unique sacrifice qui lui est agréable et qui nous justifiera. Travaillons donc chaque jour à ce que notre attachement au Christ soit total et exclusif. Ce n’est qu’ainsi que nous bénéficierons de ce salut.