SAMEDI 08 may 2021

Saint Désiré, évêque

Blanc

A l’époque mérovingienne, il contribua à rendra la Gaule chrétienne. Son épiscopat fut marqué par la conciliation et la paix. Il fut rappelé à Dieu en 550.

Antienne d’ouverture : Col 2, 12

Par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ, avec lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, alléluia. 

Prière d’ouverture

Dieu qui donnes la vie éternelle aux hommes en les faisant renaître par le baptême, nous te prions : dans le Christ, tu nous as justifiés  et  rendus  capables  d’une  existence immortelle ; conduis-nous désormais par ta grâce jusqu’à la gloire qu’il possède en plénitude. Lui qui.

Première lecture : Act 16, 1-10

En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était grec. À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage. Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était grec. Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur. Les Églises s’affermissaient dans la foie le nombre de leurs membres augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie. Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa. Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. » À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.

Psaume : 99 (100), 1-2, 3, 5

R/ Acclamez le Seigneur, terre entière !   

ou : Alléluia ! (99, 1)

1. Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie !

2. Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau.

3.   Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Alléluia. (Col 3, 1)

Évangile :  Jean 15, 18-21

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Prière sur les offrandes

Reçois avec bonté, Seigneur, les offrandes de ton peuple : garde le sous ta protection, pour qu’il ne perde aucun des biens que tu lui donnes, et découvre ceux qui demeurent toujours. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 17, 20-21

Jésus priait ainsi : « Pour ceux qui croiront en moi, je te demande, Père, qu’ils soient un en nous, afin que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé », alléluia. 

Prière après la communion

Ne cesse pas de protéger avec amour, Seigneur, ceux que tu as sauvés : la passion de ton Fils les a rachetés, qu’ils mettent leur joie dans sa résurrection. Lui qui.

Méditation

Paul et ses compagnons parcouraient des villes pour les informer des décisions prises par les Apôtres et les anciens de Jérusalem. Grâce à ces décisions inspirées  par l’Esprit Saint, les Eglises s’affermissaient et s’agrandissaient de jour en jour pour la cause de la Bonne Nouvelle prêchée. La mission des apôtres ne pouvait pas être sans obstacles car ceux qui ne connaissent pas encore Dieu étaient animés par la haine contre eux. D’ailleurs, si le Christ-Jésus a connu la persécution, c’est à cause de l’ignorance et de la dureté des cœurs de certains hommes qui ne croyaient pas en Lui, l’envoyé de Dieu.

MERCREDI 31 MARS

Mercredi saint

Saint Benjamin de Perse, Diacre et martyr

Dans le contexte d’une persécution atroce menée en Perse par le roi Yezdigerd, Benjamin fut arrêté, soumis à la torture et condamné à mort parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu soleil. Il les inviter à adorer le Christ plutôt que le soleil.

Violet

Antienne  d’ouverture

Au nom de Jésus, que tout être vivant dans les cieux, sur la terre et dans l’abîme tombe à genoux. Pour s’être fait obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur une croix, Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

 

Prière  d’ouverture :

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Is 50, 4-9a

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.   J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;  c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

 

Psaume : 68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce. (68, 14cb)

 

1.      C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage : je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.

2.      L’amour de ta maison m’a perdu ; on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

3.      L’insulte m’a broyé le cœur, le mal es  incurable ; j’espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.

4.      À mon pain, ils ont mêlé du poison; quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre. 

5.      Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête: « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »

6.      Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés.

 

Acclamation :

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Salut, ô Christ notre Roi : obéissant au Père, comme l’agneau vers l’abattoir tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

 

Évangile : Mt 26, 14-25

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus: « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit: « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui: “Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara: « Amen, je vous le dis: l’un de vous va me livrer.» Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour: « Serait-ce moi, Seigneur ? »  Prenant la parole, il dit: « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

 

Prière  sur  les  offrandes :

Accueille, Seigneur, le sacrifice que nous t’offrons, et mets en œuvre ta miséricorde : pour qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions dans son mystère d’amour. Lui qui.

 

Antienne  de  communion : Mt 20, 26

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

Prière  après la  communion :

Seigneur notre Dieu, accorde-nous de croire vraiment que par la mort de ton Fils, subie autrefois sur le Calvaire, annoncée dans chaque Eucharistie, tu nous as donné la vie éternelle. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

« Que me donnerez-vous si je vous le livre ? » demande Judas aux grands prêtres. « L’un de vous va me livrer? », annonce Jésus à ses disciples. En effet, à mesure que nous nous approchons des fêtes pascales, l’Eglise veut que nous méditions les derniers événements de la vie de Jésus avec ses disciples. Des événements emprunts de repas communautaire, de célébration de pâque ensemble, mais aussi de trahison, de reniement, de peur et d’angoisse, aussi bien pour les disciples que pour Jésus. L’objectif n’est certes pas que nous plongions dans l’angoisse et le mépris, mais bien au contraire, c’est qu’en les méditant, nous nous souvenions qu’avec le Christ, ces événements n’ont jamais eu le dernier mot. La Pâques de la résurrection, les apparitions et l’ascension vers le Père, voilà les derniers mots de la vie terrestre du Christ. Voilà donc ce qui aura le dernier mot de notre vie ancrée dans le Christ. Bonne montée vers Pâques !

MARDI 30 MARS

Mardi saint

Bienheureux Amédée IX

A 17 ans, celui qui était Duc de Savoie épousa la sœur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d’épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il mourut en 1472.

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 26, 11-12

Montre-moi, Seigneur, ton chemin, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me laisse pas à la merci de l’adversaire.

 

Prière  d’ouverture

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le pardon. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Is 49, 1-6

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël, en toi je  manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

Psaume : 70 (71), 1-2, 3, 5a. 6, 15ab. 17

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur.  cf. 70,15ab

1.      En toi, Seigneur, j’ai mon refuge: garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

2. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !

3. Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !

4.      Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut; Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

 

Acclamation

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire!

 

Évangile : Jn 13, 21-33. 36-38

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table,  appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de  demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse  commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est  pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je  donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. » 

 

Prière  sur  les  offrandes

Regarde avec amour, Seigneur, le sacrifice offert par ta famille ; toi qui nous donnes déjà de participer à tes sacrements, accorde-nous encore la grâce de parvenir aux biens dont ils sont le signe. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion

Dieu n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné.

 

Prière  après  la  communion

Tu nous as nourris, Seigneur, de ton Eucharistie, et nous en appelons à ta miséricorde : par le sacrement, qui déjà nous donne ta force, rends-nous participants de la vie éternelle. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

L’instant ultime où  Jésus assume le projet de son Père est arrivé. Les disciples et les apôtres participent à ce projet non seulement comme observateurs avertis, mais aussi comme acteurs directs. Pierre et Judas chacun en ce qui le concerne, répond respectivement à cet appel par une reconnaissance et un refus. Regardons Pierre, chez lui, le courage et la foi participe à cette attitude d’humilité que nous sommes appelés à suivre. Judas ne s’arrête pas à la reconnaissance de ses limites, il va sans regret jusqu’au bout de son aveuglement. Cependant, l’amour de Pierre pour le Christ est chargé de confiance, il pleure amèrement parce qu’il n’a pas été capable de résister à ses faiblesses. Malgré cela, il se remet dans la foi à la volonté du Père pour que son règne arrive. Pierre devient « la flèche acérée », le serviteur indispensable malgré les faiblesses de sa personne.

LUNDI 29 MARS

Lundi saint

Sainte Gladys

Elle appartient à la lignée des reines des petits royaumes du pays des Galles. Sa fidélité conjugale laissa longtemps à désirer. Quand elle devint veuve, elle se fit ermite pour expier ses fautes et passa sa vie dans la solitude.

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 34, 11.12.23

De faux témoins se sont levés : on me rend le mal pour le bien ; je n’ai plus d’appui. Éveille-toi : lève-toi pour me défendre, et pour juger, Seigneur, mon Dieu.

 

Prière  d’ouverture

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. Lui qui.

 

1ère lecture : Is 42, 1-7

Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. » Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent : «Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »

 

 

Psaume : 26 (27), 1, 2, 3, 13-14

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.   26,1a

 

1. Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte? Le Seigneur est le rempart de ma vie; devant qui tremblerais-je?

2. Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et

3. Succombent. Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.

4. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur ».

 

Acclamation

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire! Salut, ô Christ, notre Roi: toi seul as pris en pitié nos égarements. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

 

Évangile : Jn 12, 1-11

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.  On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit: « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

 

Prière  sur  les  offrandes

Regarde avec bonté, Seigneur, les mystères que nous célébrons ; pour réparer les dommages de nos fautes, tu as voulu ce sacrifice du Christ : fais-lui produire en nous des fruits qui demeurent. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 101, 3

Ne me cache pas ton visage le jour où la détresse me prend ! Le jour où je t’appelle, écoute-moi: n’attends pas pour me répondre !

 

Prière  après la  communion

Reste au milieu de ton peuple, Seigneur ; veille avec une fidélité de chaque instant sur nos cœurs sanctifiés dans cette Eucharistie: et puisque tu nous as donné le sacrement de notre guérison éternelle, aide-nous, par ta grâce, à ne jamais le renier. Par Jésus.

 

 

 

 

 

Méditation

Ce geste de Marie, sœur de Lazare, versant un parfum de très grand prix sur les pieds de Jésus, est un des passages les plus émouvants de l’Evangile. L’onction de Béthanie, en ce début de la semaine sainte, sonne comme un geste prophétique de la mort et de l’ensevelissement de Jésus. Mais quel contraste entre le jugement de Judas et celui de Jésus ! Pendant cette semaine sainte, multiplions les actes d’amour envers Jésus, en participant aux cérémonies liturgiques, en venant passer quelques moments avec lui au pied du tabernacle, surtout en le recevant dans notre cœur par la sainte communion. Avec cette certitude que des plus humbles gestes d’amour, se dégage un parfum qui remplit l’Eglise et le monde.

DIMANCHE 28 MARS

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Sainte Irène

1. En ce jour, le Christ Seigneur entra à Jérusalem pour accomplir son Mystère pascal. C´est pourquoi à toutes les messes on commémore cette entrée du Seigneur : avant la messe principale, par la Procession ou par l´Entrée solennelle.

 L´entrée messianique du Seigneur à Jérusalem

 Première forme : la Procession

2. Le prêtre, accompagné des ministres, se rend au lieu du rassemblement, revêtu des vêtements de la messe, qui sont de couleur rouge. Le prêtre peut avoir revêtu la chape, qu´il déposera à la fin de la procession.

Rouge

Antienne : Mt 21, 9

Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !

 

3. Le prêtre salue le peuple comme à l´accoutumée, puis il prononce une brève allocution pour inviter les fidèles à participer activement à la célébration. Il le fait en ces termes ou en d´autres semblables :

 

Frères bien aimés, pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs  par la prière, la pénitence et le partage; et nous voici rassemblés au début de la semaine sainte pour commencer avec toute l´Église la célébration du Mystère pascal.

Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie.

 

4. Après cette monition, le prêtre, les mains jointes, dit l´une des deux prières suivantes :

 

Prions le Seigneur

Dieu tout-puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi : Accorde-nous d´entrer avec lui dans la Jérusalem éternelle. Lui qui.

 

S´il le juge opportun, le prêtre asperge d´eau bénite les rameaux, sans rien dire.

 

5. On lit ensuite l´évangile de l´Entrée de Jésus selon l´un des quatre évangélistes. La lecture est faite par un diacre, ou à son défaut par le prêtre, selon la forme habituelle.

 

Entrée messianique : Mc 11, 1-10

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »

 

6. Après l´évangile et l´homélie éventuelle, le prêtre, accompagné des ministres et de la députation des fidèles, s´avance à travers l´église vers le sanctuaire, tandis que l´on chante le répons à l´entrée du Seigneur ou un autre semblable:

 

Et maintenant, avançons comme les foules de Jérusalem, heureuse d’acclamer le Messie.

 

Procession des Rameaux

 

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la mort de la croix : Accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de sa passion et d´avoir part à sa résurrection. Lui qui.

 

Première lecture: Is 50, 4-7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

 

Psaume : Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

R/     Mon Dieu, mon Dieu,pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)

 

1. Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

2. Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.

3. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !

4. Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur. 

 

Deuxième lecture: Ph 2, 6-11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout geånou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

Acclamation:

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)

 

Évangile : Mt 26, 14 – 27, 66

Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :  = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 

L. La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : : D. « : « À quoi bon gaspiller ce parfum ?  On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. »  Et ils la rudoyaient.   L. Mais Jésus leur dit :   Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.  Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »  L. Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :  « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara :  « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer.  » L. Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :  D. « Serait-ce moi ? »L. Il leur dit :   «« C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.  Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant  pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit :   « Prenez, ceci est mon corps. »   L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit :   « « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.  Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »  L.Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit :  « « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger,  et les brebis seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Pierre lui dit alors :   D. « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »  L. Jésus lui répond :   « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »  L. Mais lui reprenait de plus belle :  D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous en disaient autant. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples :  « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit :   « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »L. « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »   « Abba…  Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! » L. Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre :   « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles. Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. Une troisième fois, il revient et leur dit :  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre.» L. Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les ancie Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »  L. À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit  D. « Rabbi ! Et il l’embrassa. L. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara   « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. » L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus et ces témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage :   A. « Nous l’avons entendu dire : ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »  L. Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :  A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »  L.Jésus lui dit :  « Je le suis.  Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. » L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? »  L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. -uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant :  F. « Fais le prophète ! »  L. Et les gardes lui donnèrent des coups. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit :  A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »  Pierre le nia :  D. :  « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :  A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » L. De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : A. « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. »  L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer : D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.  Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Celui-ci l’interrogea : A.« Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus répondit :    « C’est toi-même qui le dis. » L.Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations Pilate lui demanda à nouveau :   A. « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »  L. Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné. À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.  La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit : A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait :  A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? » L. de nouveau ils crièrent : F. « Crucifie-le ! »  L. Pilate leur disait :. A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » L. Mais ils crièrent encore plus fort : F. « Crucifie-le ! ».  L. Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,  ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements.  Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient : F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » L. ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient. Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte  :  « « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,   L. ce qui se traduit :   « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »  L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant :  F. « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »   L. Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)  Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara :  A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »    L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,  suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.  Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.  Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

 

Prière sur les Offrandes

Souviens-toi, Seigneur, de la passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi: Il est vrai que nous n´avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui.

 

Antienne de Communion Mt 26, 42

« Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite! »

 

Prière après la Communion

Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore: Toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l´espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus.

 

Bénédiction Solennelle

Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour: qu´il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu´où va le don de sa grâce. Amen.

 

Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d´une mort éternelle: Qu´il vous fasse don de sa vie. Amen.

 

Après l´avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité. Amen.

 

 

 

Méditation

A partir de cette célébration, nous entrons dans la semaine sainte, en marche vers la Pâques du Christ. Il serait bon de bien la vivre en nous armant de certaines caractéristiques à partir des lectures d’aujourd’hui. De la première lecture, nous pouvons tirer la caractéristique d’être un bon disciple, dont l’oreille est grand-ouverte et le cœur préparé. Un disciple ancré en Dieu, ce qui fait qu’il n’a pas peur de  l’adversité de ceux qui lui arrachent la barbe. De la deuxième lecture nous pouvons tirer la caractéristique de l’humilité, de la Kenosis, de Jésus : Dieu qui se fait homme, jusqu’à subir les humiliations et la mort. Une humilité appelée à être imitée. Des pages de l’évangile, nous devons une vénération et une admiration qui doivent nous conduire à une foi en Dieu. Puisse Dieu augmenter en vous la foi, et puissiez-vous vivre les jours saints qui viennent avec grande foi.

SAMEDI 27 MARS

Saint Habib

Il était diacre et prêchait dans les campagnes quand il fut arrêté pour son prosélytisme. Il se cacha d’abord, puis sortit de sa retraite et se présenta au juge. Il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi son glorieux combat pour le Christ.

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 21, 2.7.20

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Je suis un ver, non pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. Toi, Seigneur, ne reste pas loin : ô ma force ! Viens vite à mon aide. 

 

Prière d’ouverture

Seigneur, tu es toujours à l’œuvre pour sauver les hommes, mais en ce moment du Carême tu offres plus largement ta grâce à ton peuple; regarde avec bienveillance tous ceux qui t’appartiennent : que ton amour protège et fortifie à la fois les catéchumènes et les baptisés. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Ezéchiel 37, 21-28

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre. J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes. Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique. Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours. Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »

 

Cantique 31, 10, 11,-12ab, 13

R/ Le Seigneur nous garde, comme un berger son troupeau.

 

1. Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! Annoncez dans les îles lointaines : « Celui qui dispersa Israël le rassemble, il le garde, comme un berger son troupeau.

2. Le Seigneur a libéré Jacob, l’a racheté des mains d’un plus fort. Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion : ils affluent vers les biens du Seigneur.

3. La jeune fille se réjouit, elle danse; jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! Je change leur deuil en joie, les réjouis, les console après la peine. »

 

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (Ez 18, 31)

 

Évangile :  Jean 11, 45-57

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.  Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait-là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

 

Prière sur les offrandes

Dieu éternel et tout-puissant, pour nous donner la vie nouvelle, tu nous fais renaître par le baptême reçu dans la foi ; accueille nos dons et nos prières: puisque tes serviteurs espèrent en toi, efface leurs péchés; réponds à leurs désirs. Par Jésus..

 

Antienne de communion : Jn 11, 52

Le Christ a été livré pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu qui ont été dispersés.

 

Prière après la communion

Dieu souverain, nous te le demandons humblement : rends-nous participants de la nature divine, puisque tu nous as fait communier au corps et au sang de Jésus Christ. Lui qui.

 

 

 

Méditation

L’une des plus grandes forces des livres prophétiques, c’est que majoritairement ils contiennent l’idée : d’une réunification de deux nations (Israël et Juda), d’un salut et d’un rassemblement des enfants dispersés et la restauration de la royauté de David. C’est ce qui fait d’eux des livres de l’annonce d’un salut, des livres de l’optimisme et de l’espérance. Et c’est toujours encourageant de lire ces parties-là : « Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre…Ils n’auront tous qu’un seul roi … Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple » (Ez 37, 21ss) Ils sont l’anticipation de la Bonne Nouvelle qu’est et qu’apporte notre Seigneur Jésus Christ par sa naissance, par toute sa vie et par sa mort et résurrection glorieuse.