SAMEDI 20 MARS

Saint Herbert

Cuthbert fut d’abord évêque de Kindisfarne en Angleterre. Il rétablit le rite de la liturgie romaine dans son diocèse. Il préféra reprendre la vie monastique au monastère de Melrose, de tradition irlandaise, et s’en fut solitaire dans la paix de Dieu. Et c’est là que Saint Herbert, son meilleur ami, venait le rejoindre chaque année pendant plusieurs jours pour parler des choses de Dieu. Ils eurent la grâce de mourir à quelques jours l’un de l’autre et à la même heure.

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 17, 5.7

Les flots de la mort m’étreignaient, les torrents infernaux me happaient ; dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur. Lui qui me retire du gouffre des eaux, il m’a libéré, car il m’aime. 

 

Prière d’ouverture

Sans toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Jr 11, 18-20

« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : “Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.” Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

 

Psaume : 7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b

R/ Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge

 

1.      Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge! On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi! Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves, me déchirer, sans que personne me délivre.

2.      Juge-moi, Seigneur, sur ma justice: mon innocence parle pour moi. Mets fin à la rage des impies, affermis le juste, toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

3.      J’aurai mon bouclier auprès de Dieu, le sauveur des cœurs droits. Dieu juge avec justice ; je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Jn 7, 40-53

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient: « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient: « Le Christ peut-il venir de Galilée? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent: « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent: « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent: « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissés égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit: « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent: « Serais- tu, toi aussi, de Galilée? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

 

Prière sur  les  offrandes :

Accueille nos offrandes, Seigneur, avec bienveillance ; et si nos volontés se rebellent, ramène-les vers toi. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : 1P1, 19

Nous avons été rachetés par le sang précieux du Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tâche.

 

Prière  après  la  communion :

Que tes saints mystères nous purifient, Seigneur : qu’ils agissent en nous pour nous rendre agréables à tes yeux. Par Jésus.

 

      

 

Méditation

Lorsque Jésus âgé de 40 Jours, avait été présenté au Temple de Jérusalem, le vieillard Siméon, inspiré par l’Esprit Saint, avait dit à la Sainte Vierge : « ton enfant que voici sera un signe de contradiction ». Ainsi Jésus durant sa vie terrestre s’est fait des admirateurs mais aussi des ennemis. Depuis bientôt 2000 ans, Jésus est encore actuellement un signe de contradiction avec des ennemis acharnés mais aussi des disciples fidèles qui lui consacrent totalement leur vie parfois jusqu’au martyre. Remercions Dieu d’être du nombre de ses disciples fidèles et redisons à Jésus cette proclamation de saint Pierre, malgré son triple reniement : « Seigneur, toi qui sait tout, tu sais bien que je t’aime ! »

VENDREDI 19 MARS

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

Solennité

Quand Marie devint Mère de Dieu, elle était déjà accordée en mariage à Joseph. Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut ; à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus. Joseph est descendant de David, et saint Matthieu affirme qu’il est un homme juste ; cela signifie qu’il veut se conformer pleinement à la parole de Dieu, qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. C’est ainsi qu’il collabore au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de ‘’fils de David’’ ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’ouvrier, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus, dit sans hésiter : ‘’ton père’’ ; elle sait bien que Jésus n’a d’autre père que Dieu ; mais de ce Père céleste, Josep a été appelé à être le signe sur terre et il s’est montré fidèle à sa vocation. Il a été proclamé patron de l’Eglise universelle par Pie IX en 1870 et patron des ouvriers par Benoît XV en 1920.

Blanc

Antienne  d’ouverture : Lc 12, 42

Célébrons dans la joie la fête de saint Joseph, le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille.

 

Prière  d’ouverture

Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Eglise, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Par Jésus Christ.

 

Première lecture: 2 Samuel 7, 4-5a. 12-14a.16

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

 

Psaume : 88, 2-3, 4-5, 27.29

R/ Sa dynastie, sans fin subsistera.

 

1.      L’amour du Seigneur, sans fin je le chante; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours; ta fidélité est plus stable que les cieux.

2.      « Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.

3.      « Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »

 

Deuxième lecture : Rm 4, 13.16-18.22

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi: c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit: J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras !  Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

 

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Heureux les habitants de ta maison, Seigneur: ils pourront te chanter encore ! Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

 

Evangile : Mt 1, 16.18-21.24a

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint;     elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

 

Prière  sur  les  offrandes

Fais que nous puissions, Seigneur, nous présenter au service de ton autel, avec un cœur sans partage, à l’exemple de saint Joseph qui s’est consacré tout entier à servir ton propre Fils né de la Vierge Marie. Lui qui règne.

 

Antienne  de  communion Mt 25, 21

«Bon serviteur, dans les petites choses, tu t’es montré fidèle, je t’en confierai de plus grandes, dit le Seigneur ; entre dans la joie de ton maître.»

 

Prière  après  la  communion

Par cette nourriture reçue à ton autel, Seigneur, tu as rassasié ta famille, heureuse de fêter saint Joseph ; garde-la toujours sous ta protection et veille sur les dons que tu lui as faits. Par Jésus.   

 

 

        

 

 

Méditation

Saint Joseph était l’époux de Marie. L’Evangile de ce jour nous le redit à suffisance : – Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie ; – Marie, la mère de Jésus, était accordée en mariage à Joseph ; et trois versets plus loin, – il prit avec lui marie son épouse. Dans notre méditation, essayons de découvrir comment saint Joseph a exercé son rôle d’époux de la Vierge Marie. Il a respecté toute sa vie la virginité de Marie ; il a été le protecteur de Marie et de l’enfant Jésus.

JEUDI 18 MARS

Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Église

C’est un spécialiste de la catéchèse des adultes qui, vers 350, devint évêque de Jérusalem, sa ville natale. Cyrille (313-386) avait préparé les candidats au baptême en leur expliquant, d’une manière directe et très simple, les mystères de la foi et les sacrements de l’initiation chrétienne. Ses Catéchèses, qui sont parvenues jusqu’à nous, sont le vivant écho de sa parole. Sur ses trente-huit ans d’épiscopat, il n’en passa pas moins de seize en exil, car à trois reprises, il fut chassé de son siège par les ariens dont il était l’adversaire déclaré : il en coûtait, à cette époque, de proclamer que Jésus est Dieu comme son Père ! Cyrille participa au deuxième concile œcuménique de Constantinople en 381, et qui confirma pleinement ses droits.

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 104, 3-4

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

 

Prière  d’ouverture

Nous t’adressons, Seigneur, cette humble prière: que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s’appliquent à faire ce qui est bon; donne-leur de rester dociles à ta volonté et d’arriver sans encombre aux fêtes de Pâques. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Ex 32, 7-14

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse: « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant: “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »    Le Seigneur dit encore à Moïse: « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant: « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante? Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire: “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même: “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

 

Psaume : 105 (106), 4ab.6, 19-20, 21-22, 23

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple

 

1.      Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié.

2.      À l’Horeb ils fabriquent un veau, ils adorent un objet en métal: ils échangeaient ce qui était leur gloire pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

3.      Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Égypte, des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

4.      Dieu a décidé de les détruire. C’est alors que Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui, pour empêcher que sa fureur les extermine.

 

Acclamation :

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

 

Evangile : Jn 5, 31-47

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.  Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d’ailleurs je vous connais: vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

 

Prière  sur  les  offrandes :

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, toi qui connais notre sacrifice: que l’offrande de notre sacrifice nous arrache au mal et nous protège toujours. Par Jésus.

 

Antienne de  communion : Jn 31, 33

Parole du Seigneur: Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes; et je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

 

Prière  après  la  communion :

Purifie-nous, Seigneur, par cette communion et libère-nous de toute faute: nous subissons encore l’emprise du péché, fais-nous connaître la joie d ’une guérison parfaite. Par Jésus.

 

 Méditation

Les prêtres, les scribes et les pharisiens refusent de croire que Jésus est l’envoyé de Dieu. Non seulement ils ne croient pas, mais ils le considèrent comme un blasphémateur et cherchent à le faire mourir. Dans l’Evangile Jésus énumère un certain nombre de témoignage donnés par le Père qui devraient leur ouvrir les yeux : celui de Jean Baptiste ; celui des œuvres qu’Il accomplit ; celui de la Voix du Père ; et enfin celui des Ecritures. Aux approches de la fête de Pâques, relisons et méditons dans l’Evangile le récit de la passion et de la résurrection de Jésus et croyons de tout notre cœur que Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique pour que le monde soit sauvé par lui !

MERCREDI 17 MARS

Saint Patrice, évêque

Patrice ou Patrick, natif de Grande-Bretagne (vers 385-461), est vendu comme esclave en Irlande par les pirates qui l’ont enlevé alors qu’il avait quinze ans. Sept ans après, il s’évade, va se former au monastère de Lérins et à Auxerre près de Saint Germain, et reçoit l’épiscopat. Il part alors évangéliser l’Irlande encore païenne, dont il fait cette ‘’île des saints’’ où le zèle missionnaire demeure si ardent.

Violet

Antienne d’ouverture: Ps 68, 14

Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce. En ton grand amour, réponds-moi,-toi qui peux vraiment me sauver.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous ; que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Isaïe 49, 8-15

Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers: « Sortez ! » aux captifs des ténèbres: « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte! Montagnes, éclatez en cris de joie! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

 

Psaume 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. 144, 8

 

1.    Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

2.      Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

3.      Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

 

Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté! Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais.Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jn 11, 25a.26)

 

Évangile : Jean 5, 17-30

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre.» C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis: le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi va-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

 

Prière sur les offrandes

Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par Jésus.

 

Antienne de communion: Jn 3, 17

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

 

Prière après la communion

Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par Jésus.

 

 

Méditation

Hier, l’évangile nous racontait la guérison miraculeuse du paralytique à la piscine de Bezatta. Les juifs s’étaient indignés parce que cette guérison avait été accomplie  un jour de sabbat et que Jésus avait ordonné au paralytique non seulement de marcher mais de porter son brancard. Cela leur semblait  contraire au repos  du sabbat prescrit par la Loi. Jésus va de nouveau les éclairer sur ce problème du sabbat. Et par deux affirmations précise : -Mon Père agit toujours ; -Et moi aussi j’agis. Par ce mot au présent, Jésus affirme qu’il est l’égal du Père, Dieu. Nous croyons de tout notre cœur que Jésus est le Fils de Dieu.  Dieu ne se repose pas, il ne peut pas se fatiguer. Il a voulu le repos du sabbat par pure bonté pour l’homme pour qu’après six jours de travail, l’homme puisse se reposer et se refaire des forces.

MARDI 16 MARS

Sainte Bénédicte

Elle rejoignit sainte Claire au couvent de saint Damien à Assise. Elle lui succéda, en donnant l’exemple d’une constante régularité et d’une stricte pauvreté.

Violet

Antienne  d’ouverture : cf Is 55, 1

«Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»

 

Prière  d’ouverture :

Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 47, 1-9.12

En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la  Maison, et voici: sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’Orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’Orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées; alors il me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser: j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille: c’était un torrent que je ne pouvais traverser; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit: « Cette eau coule vers la région de l’Orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la Mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.» 

 

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a

R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob!

 

1.      Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

2.      Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très- Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable; quand renaît le matin, Dieu la secourt.

3.      Il est avec nous, le Seigneur de l’univers; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

 

Acclamation :

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends- moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

 

Evangile : Jn 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux- tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit: « Lève- toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied: « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua: « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit: “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.  Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

 

Prière  sur  les  offrandes :

Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

 

Prière  après  la  communion :

Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.

 

 

 

 

Méditation

La réponse du paralytique à Jésus est un véritable cri de détresse. Jésus va d’ailleurs combler ses désirs en lui apportant une guérison physique par simple parole : « lève-toi, prends ton brancard et marche ! » et aussitôt l’homme est guérit ; et une guérison spirituelle, car plus tard, le rencontrant dans le temple, Jésus lui dit : « ne pèche plus ! » signe qu’il lui avait pardonné ses péchés. Notre mission de chrétiens est donc d’aider ceux qui ont besoins de guérison physique à retrouver la santé, et d’aider ceux qui ont besoins de guérisons spirituelles à l’obtenir en revenant à Jésus de tout leur cœur.

LUNDI 15 MARS

Sainte Louise de Marillac

Fille naturelle d’un grand seigneur, elle fut élevée par les religieuses dominicaines de Poissy. Restée veuve à 34 ans, elle rencontre saint Vincent de Paul. Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la « Compagnie des Filles de la Charité », communément appelée Sœurs de Saint Vincent de Paul. Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les sœurs vers tous les exclus de son temps.

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 30, 7-8

Je  compte  sur  toi,  Seigneur,  tu  vois  ma  misère  et  tu  sais  ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.

 

Prière  d’ouverture :

Dieu  qui  renouvelles  ce  monde  au  moyen  de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici- bas. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Is 65, 17-21

Ainsi parle le Seigneur: Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.

 

Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd

R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves

 

1.      Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.

2.   Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;  avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

3.      Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu: Tu as changé mon deuil en une danse, Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.  Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous.. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Jn 4, 43-54

Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

 

Prière  sur  les  offrandes :

De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ez 36, 27

Parole du Seigneur : «Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez  fidèles. »

 

Prière  après  la  communion :

Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.

 

 

 

 

Méditation

L’homme dont l’enfant est malade est un fonctionnaire royal de capharnaüm. Il a fait preuve de grande foi et d’humilité en allant lui-même vers Jésus pour l’inviter avec insistance de venir guérir son enfant. Comme le fonctionnaire royal de capharnaüm, mettons toute notre foi en Jésus et communiquons cette foi à tous ceux qui sont autour de nous. Ce qui doit nous préoccuper le plus, c’est la bonne aise spirituelle et corporelle de notre prochain. Nous sommes entourés de tant de misères morales ! Divorces, remariages, concubinage, avortement, etc. Nous ne devons pas cependant perdre confiance. Jésus est le bon pasteur qui cherche la brebis perdue « jusqu’à ce qu’il la retrouve ».