LUNDI 08 MARS

Saint Jean de Dieu, religieux

Jean Ciudad (1495-1550), fils d’un artisan portugais, fut berger, voyageur, soldat et marchand avant de se convertir à quarante-deux ans. Il créa un hôpital à Grenade et jeta les fondements d’un ordre hospitalier. Mort victime de son dévouement, il est le patron des infirmiers et des malades.

 

Violet

Antienne  d’ouverture: Ps 83, 3

Mon âme s’épuise à désirer ta présence, Seigneur. Mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant.

 

Prière  d’ouverture

Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Eglise et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture :2 R 5, 1-15a

En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse: « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire: « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

 

Psaume : 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4

R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

 

1.      Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.

2.      Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant; quand pourrai- je m’avancer, paraître face à Dieu?

3.      Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.

4.      J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu !

 

Acclamation :

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.  Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

 

Evangile : Lc 4, 24-30

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,  et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Prière  sur  les  offrandes

Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 16, 6-8

Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle.

 

Prière  après  la  communion

Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.

 

       

 

Méditation

« Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays », déclare Jésus après avoir été rejeté par ses contemporains qui ne voulaient pas accueillir son enseignement. De nos jours, comment nous chrétiens accueillons-nous l’enseignement des prophètes, celui de Jésus, mais aussi celui des gens qui, dans les perspectives de notre temps, parlent en son nom. Si dans la bible certains ont été prophètes pour nous, nous nous devons aussi d’être prophètes pour ceux qui sont autour de nous. Annonciateurs de l’évangile, porteurs de l’espérance et des valeurs chrétiennes. Quels prophètes sommes-nous ?

DIMANCHE 07 MARS

3ème Dimanche de Carême

Psautier III

Saintes Perpétue et Félicité, martyres

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 24, 15-16

J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet: Regarde, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable.

 

Prière d’ouverture

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage; Écoute l’aveu de notre faiblesse: nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. Par Jésus Christ.

 

Ou bien, pour les catéchumènes:

Ceux que tu as appelés au baptême, Seigneur, approchent du jour où ils proclameront la foi au milieu de ton peuple en fête; Pour qu’ils soient enfin recréés dans le Christ, pour qu’ils retrouvent en lui leur dignité de fils de Dieu dont la faute originelle les a écartés, soutiens-les dans leur marche vers toi. Par Jésus Christ.

 

Première lecture. Exode20, 1-17)

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

 

Psaume: 18b (19), 8, 9, 10, 11

R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

 

1.  La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.

2.      Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

3.      La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :

4.      Plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. 

 

Deuxième lecture 1 Corinthiens  1, 22-25

Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

 

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.  Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)

 

Évangile : Jean 2, 13-25

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.» Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent: « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit: « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

 

Prière sur les offrandes

Que cette eucharistie nous obtienne, Seigneur, à nous qui implorons ton pardon, la grâce de savoir pardonner à nos frères. Par Jésus.

 

Antienne de communion :  Jn 4, 13-14

Quand on a lu l’évangile de la Samaritaine: « Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, dit le Seigneur; Cette eau deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

 

 

Prière après la communion

Nous avons reçu de toi, Seigneur, un avant-goût du ciel en mangeant dès ici-bas le pain du Royaume, et nous te supplions encore: Fais-nous manifester par toute notre vie ce que le sacrement vient d’accomplir en nous. Par Jésus.

 

 Méditation

Jésus semble perdre son calme et sa sérénité, il est en colère. Cette colère s’explique par la passion qui l’anime, passion d’être pleinement au service de son père, passion contre la défiguration du culte rendu au temple. Il est bien de tolérer le tolérable et de s’insurger contre l’intolérable. Dans notre quotidien, certaines de nos tolérances sont plutôt des faiblesses, de la lâcheté. Regardons autour de nous découvrons ce qui ne va pas, ce qui est inadmissible et intolérable et ayons le courage de le dénoncer. Ayons le courage de nous engager par des actions concrètes pour la justice. Regardons aussi en nous et découvrons ce qui en nous-mêmes défigure le visage de Dieu et entreprenons le combat en vue d’un changement radical, soutenu par la grâce de Dieu. Parce que Dieu est bon, Il l’exige. Prenons donc au sérieux ce combat de la conversion que ce temps de carême nous impose.

SAMEDI 06 MARS

Sainte Colette

Née à Corbie, en Picardie, elle est le fruit de l’intercession de saint Nicolas. En effet, ses parents se désolant de ne pas avoir d’enfants prièrent ce saint. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom de Nicole, devenu aussi, en diminutif familier, Colette.

 

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 144, 8-9

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

 

Prière  d’ouverture :

Par ta grâce, tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la  jusqu’à cette  lumière  où tu  veux  nous accueillir. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

 

Psaume : 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

 

1.    Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

2.    Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse !

3.   Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.

4.   Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.  Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que  mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit: “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.  Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé,  et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

Prière sur les offrandes

Nous t’en prions, Seigneur : que les grâces de notre rédemption viennent à nous par ces mystères, pour nous faire éviter tout écart dans notre vie et nous mener vers les biens du ciel. Par Jésus..

 

Antienne de la communion

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu est  retrouvé.

 

 

Prière après la communion

Tu nous as donné, Seigneur, ton sacrement ; qu’il pénètre au profond de nos cœurs et nous communique sa puissance. Par Jésus.

 

 

Méditation

Cette parabole de l’enfant prodigue peut encore être celle de la miséricorde du père à l’égard de ses deux fils. Miséricorde pour l’enfant prodigue qui l’a déshonoré par son inconduite en gaspillant ses biens et miséricorde pour le fils ainé qui lui reproche d’être bon et refuse de montrer de l’amour envers son jeune frère revenu à la vie. Le père est allé accueillir l’enfant prodigue qu’il voit revenir de loin. De même, il sort pour aller à la rencontre du fils ainé le suppliant et l’invitant à partager sa joie. Dans sa miséricorde, Dieu nous cherche à chaque instant de notre vie. Quelle attitude avons-nous en face de cette recherche ? Celle de l’enfant prodigue qui tombe entre ses bras et qui se laisse pardonner ? Ou celle du fils ainé qui se raidit dans sa jalousie et dans son orgueil ? « Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde.

VENDREDI 05 MARS

Saint Théophile

Se distinguant par sa sagesse et l’intégrité de sa vie, il seconda les efforts du pape saint Victor pour faire célébrer en Asie la fête de Pâques un dimanche et non pas au jour anniversaire du 14 nisan. Il s’appuyait sur le fait que Pâques n’est pas la commémoration de la Résurrection.

 

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 30, 2.5

J’ai un recours auprès de toi, Seigneur : que jamais plus je ne sois humilié. Tu m’arraches au filet qu’on m’a tendu, c’est toi qui me protèges.

 

Prière  d’ouverture :

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant : purifie-nous au long de ce Carême, pour que nous parvenions avec un cœur limpide aux fêtes pascales qui approchent.  Par Jésus.

 

Première lecture : Genèse 37, 3-4.12-13a.17b-28

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte. .

 

Psaume 104 (105), 4a.5a.6, 16-17, 18-19, 20-21

R/ Souvenez- vous des merveilles   que le Seigneur a faites. 104, 5a

 

1.  Cherchez le Seigneur et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis.

2.   Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource. Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.

3.   On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ; il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

4.    Le roi ordonne qu’il soit relâché, le maître des peuples, qu’il soit libéré. Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

 

Acclamation

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! (Jn 3, 16)

 

Évangile :  Mathieu 21, 33-43.45-46

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :« Écoutez cette parabole :Un homme était propriétaire d’un domaine ;il planta une vigne, l’entoura d’une clôture,y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis. Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

 

Prière  sur  les  offrandes :

Que ton amour, Seigneur, devance tes serviteurs pour leur permettre de bien célébrer ces mystères ; et qu’il les aide à rester partout à ton service. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : 1Jn 4, 10

Dieu nous a aimés et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

 

Prière  après  la  communion :

C’est déjà le salut éternel, Seigneur, que nous commençons de recevoir : accorde-nous de tendre vers lui de manière à le posséder. Par Jésus..

 

 

 

 

 

Méditation

Cette parabole des vignerons homicides comporte à la foi un court résumé de l’histoire du salut et une double prophétie. Le maître, c’est Dieu. La vigne c’est le peuple élu, le peuple d’Israël. Avec quel amour Dieu a pris soins de cette vigne ! Non seulement c’est lui-même qui l’a plantée, mais il l’entoure d’une clôture et construit une tour de garde pour la  protéger. Malgré tous ces soins les vignerons sont indignes tant Dieu leur envoie des prophètes jusqu’à son propre Fils que ces derniers décident de tuer. Alors Dieu décide de confier sa vigne à d’autres vignerons. La prophétie se réalisera par le choix des apôtres. Ce sera le début de l’Eglise, le nouveau peuple de Dieu. Jésus dira donc à ses disciples : «  je suis la Vigne. Vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruits ».

 

 

JEUDI 04 MARS

Saint Casimir

Prince polonais, Casimir (1458-1484) fut surnommé ‘’frère et défenseur des pauvres’’. Ame très pure, il avait un ardent amour envers la Vierge Marie. Après une vie austère, il mourut de phtisie. Il est le patron de la Pologne et de la Lituanie.

 

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 139, 23-24

Scrute-moi, mon Dieu, et tu connaîtras mon cœur. Vois si le mal ne fait pas en moi son chemin et conduis-moi sur le chemin d’éternité.

 

Prière  d’ouverture

Dieu qui aimes l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles, pour que, dociles à ton Esprit, ils soient fermes dans la foi et vraiment efficaces. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Jérémie 17, 5-10

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur :son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

 

Psaume 1, 1-2, 3, 4.6

R/ Heureux est l’homme  qui met sa foi dans le Seigneur39, 5a

 

1.    Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !

2.  Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.

3.  Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

 

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

 

Évangile : Luc 16, 19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous. ”Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit :“Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” » .

 

Prière  sur  les  offrandes

Par cette Eucharistie, Seigneur, sanctifie nos œuvres de pénitence, pour que l’entraînement du carême aboutisse à la vraie conversion du cœur. Par Jésus.

 

Antienne  de   communion : Ps 118, 1

Heureux, les hommes d’une conduite irréprochable qui suivent la loi du Seigneur.

 

Prière  après  la  communion :

Que cette communion, Seigneur, demeure agissante en nous et prolonge son effet dans notre vie. Par Jésus.

 

 

Méditation

La parabole d’aujourd’hui est d’actualité car relevant une réalité que nous rencontrons encore autour de nous. D’un côté les pauvres toujours appauvris, et de l’autre les riches s’enrichissant sans cesse. Cependant, le péché des riches n’est pas d’être riche. Il est de ne même pas porter un regard sur les pauvres qui pourtant sont sous leurs yeux, à leurs pieds. Les riches ne voient pas les pauvres. Ils ne considèrent que les riches. Le péché des riches dans la parabole est donc un péché d’aveuglement. C’est le péché de l’indifférence aux pauvres. Ce qui cause la perte des riches, c’est que leur cœur est un désert d’humanité. Il en va de même pour nous tous. Comment nous comportons-nous envers les pauvres ? Jusqu’où va notre générosité ?

 

MERCREDI 03 MARS

Saint Guénolé

Alors qu’il a 24 ans et se trouve dans une école monastique tenue par saint Budoc,  sur l’île Lavret (archipel de Bréhat), saint Patrick d’Irlande lui apparaît en songe en le priant de fonder un nouveau monastère. Il part avec 11 compagnons et se fixe d’abord sur l’îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l’Aulne, à Lantowinnoc, actuel Landevennec. Dans l’abbaye de Landevennec, les moines ne manquent pas d’invoquer chaque soir leur « père saint Guénolé ».

 

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 37, 22-23

Ne m’abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas si loin ! Viens vite, à mon aide, Seigneur, mon salut.

 

Prière  d’ouverture :

Donne à ta famille, Seigneur, de progresser en faisant toujours ce qui est bon ; assure-lui le nécessaire en cette vie pour la conduire aux biens du Royaume. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Jérémie 18, 18-20

Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. » Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

 

Psaume 30 (31), 5-6, 14, 15-16

R/ Sauve- moi, mon Dieu, par ton amour.   30,17

 

1.   Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ; oui, c’est toi mon abri. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

2.   J’entends les calomnies de la foule : de tous côtés c’est l’épouvante. Ils ont tenu conseil contre moi, ils s’accordent pour m’ôter la vie.

3.   Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

 

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !  Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

 

Évangile : Mathieu 20, 17-28

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

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Prière  sur  les  offrandes

Regarde  avec  bonté,  Seigneur,  les  dons  que  nous  te présentons ; et par ceux que tu nous feras en échange, dégage-nous de nos péchés pour nous rendre libres en toi. Par Jésus.

 

Antienne  de   communion : Mt 20, 28

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

Prière  après  la  `communion :

Dans cette communion, Seigneur, tu as voulu nous donner un gage de notre immortalité : permets donc qu’elle   nous   ouvre   les   portes   de   ton   Royaume. Par Jésus…

 

 

 

 

 

Méditation

Le nom de Jésus veut dire sauveur. Servir et donner sa Vie, voilà comment Jésus résume sa mission sur terre. Jésus savait que c’était surtout par la souffrance et par une mort sanglante qu’il exercerait la mission de Sauveur. A plusieurs reprises, il a annoncé à ses Apôtres sa passion et sa mort tout en prédisant qu’il ressusciterait trois jours après. Ces deux événements, mort et résurrection, sont intimement associés à l’œuvre du salut. Si Jésus est mort, c’est pour nous donner la vie, sa propre Vie de Ressuscité. Aussi, pendant la semaine sainte, en méditant les moindres détails de sa passion, gardons toujours à l’esprit la grande lumière de pâques. Efforçons-nous donc de lui donner une réponse d’amour en écoutant sa Parole, en contemplant ses moindres gestes, surtout en le recevant souvent dans notre cœur par la sainte communion.