VENDREDI 12 FÉVRIER

Saint Félix

Il fut sacré archevêque de Bourges par Saint Germain de Paris vers 568. Pendant sept ans environ il gouverna très saintement son Eglise. Avec les autres métropolitains du royaume de Bourgogne, il prit part au quatrième concile de Paris et signa les lettres synodales destinées à Aegidius, archevêque de Reims, et au roi Sigebert. Grégoire de Tours fait son éloge lorsqu’il raconte qu’après sa mort, sur la dalle qui recouvrait son tombeau, un aveugle recouvra la vue.  Par ce signe, le peuple reconnut qu’aveuglé jusqu’ici par les séductions du monde, il n’avait pas mérité de reconnaître combien Félix depuis son vivant avait été l’ami de Dieu.

Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 94, 6-7

Venez, inclinez-vous, prosternez-vous: adorons le Seigneur qui nous a faits: oui, il est notre Dieu.

 

Prière d’ouverture

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; Et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Génèse 3, 1-8

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits.

Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” » Le serpent dit à la femme :« Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes. Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. L’homme et sa femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin.

 

Psaume : 31 (32), 1-2, 5cdef, 6-7

R/ Heureux l’homme dont la faute est enlevée ! (31, 1a)

 

1.   Heureux l’homme dont la faute est enlevée, et le péché remis ! Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense, dont l’esprit est sans fraude !

2.    J’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. » Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.

3.  Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre. Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m’as entouré.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils. Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

 

Évangile : Marc 7, 31-37

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi!» Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne;  mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient :« Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets.

 

Prière sur les offrandes

Seigneur notre Dieu, tu as voulu choisir dans ta création le pain et le vin qui refont chaque jour nos forces: Fais qu’ils deviennent aussi pour nous le sacrement de la vie éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 106, 8-9

Proclamons l’amour du Seigneur, ses merveilles pour les hommes: Il a rassasié ceux qui avaient faim, et désaltéré ceux qui avaient soif.

 

Prière après la communion 

Tu as voulu, Seigneur, que nous partagions un même pain et que nous buvions à la même coupe: Accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

Dans la première lecture tirée du livre de la genèse, il est question de la désobéissance d’Adam et Eve qui, sous l’influence de l’esprit du mal se détournent de la volonté de Dieu. A partir de ce moment, l’humanité est plongée dans le péché qui l’éloigne de son créateur. En effet, le péché créé entre nous et le Dieu un fossé qui s’agrandit davantage au fur et à mesure que nous y demeurons. Face à Dieu qui vient à notre rencontre, l’attitude à tenir ne doit pas être la fuite, mais plutôt aller aussi à sa rencontre. Car, le Seigneur dans son immense amour vient à la rencontre de l’homme pour le relever et lui redonner la dignité d’enfant de Dieu. De ce fait, l’épisode de la guérison du sourd-muet en plein territoire de la décapole relaté dans l’Evangile témoigne de l’amour sans limite de Dieu pour son peuple que nous sommes.

JEUDI 11 FÉVRIER

Notre Dame de Lourdes

Le message de Lourdes, qui est appel à la conversion et à la prière, fait écho à celui de Jésus dans l’Evangile. A la fin de ses apparitions à Bernadette (1858), Marie se nomme ‘’l’Immaculée Conception’’, pour souligner que tout, en elle, est un don de l’Amour qui l’a gratuitement choisi. Par la voix de l’humble bergère, elle nous invite à prier avec une confiance inlassable, afin de nous ouvrir comme elle à l’Amour qui veut nous sauver. Les guérisons que le Seigneur accorde aux pèlerins, à la prière de sa mère, sont le signe de cette volonté de salut. Il s’agit moins d’admirer ces miracles que d’être des témoins fidèles de l’amour qui s’y révèle.

Vert / Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 94, 6-7

Venez, inclinez-vous, prosternez-vous: adorons le Seigneur qui nous a faits: oui, il est notre Dieu.

 

Prière d’ouverture

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; Et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Génèse 2, 18-25

Lecture du livre de la Genèse Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.

Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun. L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors: « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.

 

Psaume : 127 (128), 1-2, 3, 4-5

R/ Heureux qui craint le Seigneur ! (127, 1a)

 

1.  Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

2.    Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier.

3.  Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Accueillez dans la douceur la Parole semée en nous: c’est elle qui peut vous sauver. Alléluia. (cf. Jc 1, 21bc)

 

Évangile : Marc 7, 24-30

En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu: une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit: « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

Prière sur les offrandes

Seigneur notre Dieu, tu as voulu choisir dans ta création le pain et le vin qui refont chaque jour nos forces: Fais qu’ils deviennent aussi pour nous le sacrement de la vie éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 106, 8-9

Proclamons l’amour du Seigneur, ses merveilles pour les hommes: Il a rassasié ceux qui avaient faim, et désaltéré ceux qui avaient soif.

 

Prière après la communion 

Tu as voulu, Seigneur, que nous partagions un même pain et que nous buvions à la même coupe: Accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

« L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. » Par ces mots le Seigneur nous révèle l’indissolubilité du mariage ainsi que l’unité et la fidélité qui doit régner entre les conjoints. La femme est faite pour l’homme et l’homme pour la femme. L’appel nous est donc lancé de revoir nos relations affectives dans notre société où de plus en plus est prôné le mariage homosexuel. Dans l’Evangile, avec la guérison de la fille de la femme syro-phénicienne, Jésus démontre qu’il n’est pas seulement le messie attendu par Israël, mais bien plus. Il est le sauveur de tous les peuples, de tout homme qui croit en sa parole, qui met en lui sa foi, son espérance..

MERCREDI 10 FÉVRIER

Sainte Scholastique, vierge,
memoire

Sœur de S. Benoît, Scholastique (vers 480-547) se consacra à Dieu comme son frère, en devenant moniale. Saint Grégoire le Grand a raconté le dernier entretien de ces deux contemplatifs, entretien qu’un orage, obtenu par la prière de Scholastique, força Benoît à prolonger toute la nuit. ‘’Plus grande était sa puissance, dit S. Grégoire, parce que son amour était plus grand’’.

Blanc

Antienne d’ouverture

Vigilante et fidèle, sainte Scholastique a gardé sa lampe allumée pour sortir à la rencontre du Christ.

 

Prière d’ouverture

En célébrant la mémoire de sainte Scholastique, Seigneur, nous te prions: fais que nous sachions, nous aussi, te servir avec une charité sans défaut et goûter la douceur de ton amour. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Génèse 2, 4b- 9.15-17

Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre :« Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ;mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ;  car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

 

Psaume : (103 (104), 1-2a, 27-28, 29bc- 30)

 

R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! (103, 1a)

 

1.  Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière !

2. Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent; tu ouvres la main : ils sont comblés.

3.     Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés; tu renouvelles la face de la terre.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, sanctifie-nous. Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

 

Évangile : Marc 7, 14-23

En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

 

Prière sur les offrandes

En reconnaissant les merveilles que tu as accomplies, Seigneur, dans l’âme de sainte Scholastique, nous te supplions humblement : toi qui aimais sa vie tout imprégnée de l’Évangile, accepte l’hommage de notre liturgie. Par Jésus.

 

Antienne de communion

Voici l’Époux qui vient ! Allez à la rencontre du Christ, le Seigneur !

 

Prière après la communion 

Par cette nourriture que tu nous as donnée, Seigneur, nous avons renouvelé nos forces ; et nous te supplions encore, afin qu’à l’exemple de sainte Scholastique, portant dans notre corps la passion de Jésus, nous cherchions à ne vivre que pour toi. Par Jésus.

 

        

 

Méditation

Les lectures de ce jour nous invite à nous conformer à la volonté de Dieu. De nos jours l’obéissance à la parole de Dieu est une nécessité pour l’homme, qui de plus en plus se détourne de la voie du Seigneur à travers ses pensées perverses émanant de son cœur et se matérialisant par des actes dénués de vertus. Ce qui rend l’homme impur, comme le souligne Jésus, ce n’est donc pas ce qui entre en lui mais bien plutôt ce qui sort de son cœur. Ainsi, comme Adam et Eve dans le jardin d’Éden, l’obéissance de l’homme est mise à rude épreuve par les tentations de ce monde. Puisse le Seigneur nous accorder la grâce de mener une vie digne et vertueuse.

MARDI 09 FEVRIER

Sainte Apolline

Martyre à Alexandrie, elle refusa de renier la foi et se jeta elle-même dans le bûcher qui avait été préparé pour elle.

Vert / Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 94, 6-7

Venez, inclinez-vous, prosternez-vous: adorons le Seigneur qui nous a faits: oui, il est notre Dieu.

 

Prière d’ouverture

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; Et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Génèse 1, 20 – 2,4a

Quand il créa le ciel et la terre, Dieu dit encore : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre.» Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.  Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour :il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite. Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.

 

Psaume : 8, 4-5, 6-7, 8-9

R/ Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom par toute la terre ! (Ps 8, 2)

 

1.   À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci?

2.  Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.

3.   Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.

 

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Incline mon cœur vers tes exigences ; fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur. Alléluia. (Ps 118, 36a.29b)

 

Évangile : Marc 7, 1-13

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition a beaucoup d’autres pratiques: lavage de coupes, de carafes et de plats.  Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit: « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit: Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre.

 

Prière sur les offrandes 

Seigneur notre Dieu, tu as voulu choisir dans ta création le pain et le vin qui refont chaque jour nos forces: Fais qu’ils deviennent aussi pour nous le sacrement de la vie éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 106, 8-9

Proclamons l’amour du Seigneur, ses merveilles pour les hommes: Il a rassasié ceux qui avaient faim, et désaltéré ceux qui avaient soif.

 

Prière après la communion 

Tu as voulu, Seigneur, que nous partagions un même pain et que nous buvions à la même coupe: Accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde. Par Jésus.

 

 

 

Méditation

La première lecture de ce jour nous révèle que Dieu créa l’Homme à son image. De toute la création, l’Homme est le seul être qui est à l’image et à la ressemblance du Créateur. Il se voit confier la gestion de cette création. Cependant, prenons-nous soin de ce bien si précieux que Dieu nous a confié ? Ne nous arrive-t-il pas souvent de participer à la destruction de la nature par notre négligence et notre manque d’effort ? Il est donc important pour nous de nous inscrire dans le projet de Dieu pour l’humanité en suivant ses préceptes. C’est à juste titre que l’Evangile du jour nous invite à ne pas rejeter les commandements de Dieu mais plutôt à les mettre en pratique. Car bien souvent comme le dit Saint Marc : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Puisse le Seigneur nous accorder la grâce de pouvoir l’adorer en esprit et en vérité en mettant en pratique ses commandements.

LUNDI 08 FEVRIER

Sainte Joséphine Bakhita

Saint Jérôme Émilien
En l’honneur de la Vierge Marie

Soudanaise, esclave puis religieuse, la Mère Noire comme l’appelaient affectueusement ceux qui la connaissaient a été béatifiée par Jean Paul II le 17 mai 1992. Elle a été déclarée sainte le 1er octobre 2000.

Vert / Blanc

Antienne d’ouverture : Ps 94, 6-7

Venez, inclinez-vous, prosternez-vous: adorons le Seigneur qui nous a faits: oui, il est notre Dieu.

 

Prière d’ouverture

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; Et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde nous sous ta constante protection. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Génèse 1, 1-19

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au- dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au- dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. »Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin :  deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.

 

Psaume : 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 24.35c

R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)

 

1. Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière !

2. Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes.

3. Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux des montagnes ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris.

4. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait; la terre s’emplit de tes biens. Bénis le Seigneur, ô mon âme !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

 

Évangile : Marc 6, 53-56

En ce temps-là après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de les laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

Prière sur les offrandes 

Seigneur notre Dieu, tu as voulu choisir dans ta création le pain et le vin qui refont chaque jour nos forces: Fais qu’ils deviennent aussi pour nous le sacrement de la vie éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 106, 8-9

Proclamons l’amour du Seigneur, ses merveilles pour les hommes: Il a rassasié ceux qui avaient faim, et désaltéré ceux qui avaient soif.

 

Prière après la communion 

Tu as voulu, Seigneur, que nous partagions un même pain et que nous buvions à la même coupe: Accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde. Par Jésus.

 

 

 

 

 

Méditation

La première lecture de ce jour nous révèle que tout ce qui existe est l’œuvre de la Parole de Dieu et l’expression de sa volonté. Dieu crée par amour et se réjouit en ses œuvres. Voilà pourquoi l’auteur sacré écrit : « Et Dieu vit que cela était bon ». Dieu veut le bonheur de l’homme, raison pour laquelle il créé le ciel et tout ce qu’il contient ainsi que la terre et tout ce qu’elle renferme. Saint Irénée de Lyon dira : « La gloire de Dieu, c’est l’homme debout ». C’est donc à juste titre que l’Evangile du jour nous présente Jésus qui guérit les malades. Jésus se révèle à nous comme le médecin par excellence : celui-là même qui guérit toute maladie et toute infirmité. Puisse le Seigneur nous accorder la grâce de pouvoir le reconnaitre, aller à sa rencontre et toucher la frange de son vêtement afin de recevoir de lui la guérison dont nous avons besoin.

DIMANCHE 07 FEVRIER

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

Psautier I

Bienheureuse Eugénie

Vert

Antienne d’ouverture : Ps 94, 6-7

Venez, inclinez-vous, prosternez-vous : adorons le Seigneur qui nous a faits : oui, il est notre Dieu.

 

Prière d’ouverture

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; Et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde nous sous ta constante protection. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Job 7, 1-4.6-7

Job prit la parole et dit : « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?” Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. »

 

Psaume : 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7

R/ Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures ! ou : Alléluia ! (Ps 146, 3)

 

1.   Il est bon de fêter notre Dieu, il est beau de chanter sa louange : il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures.

2.   Il compte le nombre des étoiles, il donne à chacune un nom ; il est grand, il est fort, notre Maître : nul n’a mesuré son intelligence.

3.  Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies. Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce, jouez pour notre Dieu sur la cithare ! 

 

Deuxième lecture : 1 Co 9, 16-19.22-23

Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée. Alors quel est mon mérite ? C’est d’annoncer l’Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile. Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia. (Mt 8, 17)

 

Évangile : Marc 1, 29-39

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit: « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

Prière sur les offrandes 

Seigneur notre Dieu, tu as voulu choisir dans ta création le pain et le vin qui refont chaque jour nos forces: Fais qu’ils deviennent aussi pour nous le sacrement de la vie éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 106, 8-9

Proclamons l’amour du Seigneur, ses merveilles pour les hommes: Il a rassasié ceux qui avaient faim, et désaltéré ceux qui avaient soif.

 

Prière après la communion 

Tu as voulu, Seigneur, que nous partagions un même pain et que nous buvions à la même coupe: Accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde. Par Jésus.

 

 

Méditation

Les textes de ce dimanche nous invitent au service de la Parole. Ce service demande un dévouement comparable à la détermination de l’esclave. En effet, l’esclave n’a de volonté propre que celle de son maitre. Ainsi, il n’y a pas d’orgueil à tirer dans la proclamation de la Parole. Le ministère de la Parole est une nécessité. Cependant, au-delà de la conscience esclave, la proclamation de la Parole doit être portée par l’amour fou de Dieu et la passion du salut des âmes. Evidemment, cela peut parfois nous demander le sacrifice de notre liberté et de notre repos.