Mardi 24 Mars 2020

Sainte Catherine de Suède

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le noble que l’on lui destine, Edgar Lydersson, qui est un invalide et qu’elle soigna avec grand dévouement.

Antienne  d’ouverture : cf Is 55, 1

«Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»

 

Prière  d’ouverture :

Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 47, 1-9.12

En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la  Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées; alors il me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser: j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille: c’était un torrent que je ne pouvais traverser; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager :c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit: « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit: « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.»

 

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a

R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob!

  1. Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
  2. Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très- Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable; quand renaît le matin, Dieu la secourt.
  3. Il est avec nous, le Seigneur de l’univers; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

 

Acclamation :

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends- moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

 

Evangile : Jn 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux- tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit: « Lève- toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied: « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua: « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit: “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.  Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

 

Prière  sur  les  offrandes :

Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 22, 1-2

Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière  après  la  communion :

Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.

Lundi 23 Mars 2020

Saint Victorien

Hunéric, roi des Vandales d’Afrique, demanda à Victorien, le gouverneur de Carthage d’emprisonner les chrétiens qui n’embrasseraient pas l’arianisme, à commencer par lui-même. Il refusa. La réponse de Hunéric fut de le mettre à mort ainsi que 4 riches commerçants : deux frères de la ville d’Aquarège et deux autres marchands nommés Frumence. Ils souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de gloire.

Saint Turibo de Mogrovejo, évêque

Turibo (vers 1538-1606) était encore laïc quand le roi d’Espagne l’envoya réorganiser l’Eglise du Pérou. Archevêque de Lima à quarante deux ans, il s’efforce de réparer les erreurs et les injustices commises par les conquérants vis-à-vis des Indiens. Il se heurte à la résistance des gouverneurs eux-mêmes ; mais ses adversaires ne peuvent venir à bout de sa patience inébranlable et de sa douce fermeté. Quand il meurt, une réforme profonde était déjà accomplie.

Antienne  d’ouverture :

Je  compte  sur  toi,  Seigneur,  tu  vois  ma  misère  et  tu  sais  ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour. (Ps 30, 7-8)

 

Prière  d’ouverture :

Dieu  qui  renouvelles  ce  monde  au  moyen  de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici- bas. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Is 65, 17-21

Ainsi parle le Seigneur: Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.

 

Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd

R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves

  1. Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
  2. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
  3. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu: Tu as changé mon deuil en une danse,

Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.  Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Jn 4, 43-54

Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

 

Prière  sur  les  offrandes :

De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ez 36, 27

Parole du Seigneur : «Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez  fidèles. »

 

Prière  après  la  communion :

Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.

Dimanche 22 mars 2020

Sainte Léa

Elle faisait partie de ces nobles dames romaines admiratrices de saint Jérôme. Admirative, elle écoutait les leçons d’Ecriture Sainte qu’il donnait à Rome. Devenue veuve, elle distribua ses biens aux pauvres et entra dans un monastère romain dont elle devint la supérieure. Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.

Antienne  d’ouverture :

Je  compte  sur  toi,  Seigneur,  tu  vois  ma  misère  et  tu  sais  ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour. (Ps 30, 7-8)

 

Prière  d’ouverture :

Dieu  qui  renouvelles  ce  monde  au  moyen  de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici- bas. Par Jésus Christ.

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

R/ Le Seigneur est mon berger :rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

 

Deuxième lecture (Ep 5, 8-14)

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. – Parole du Seigneur.

 

Acclamation

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus. ! Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi. Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

 

Évangile (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Prière  sur  les  offrandes :

De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ez 36, 27

Parole du Seigneur : «Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez  fidèles. »

 

Prière  après  la  communion :

Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.

Samedi 21 Mars 2020

Bienheureuse Clémence

Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l’abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut en 1176.

 

Antienne  d’ouverture : Lc 18, 13

Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant : «Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».

 

Prière  d’ouverture :

En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits.  Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Os 6,1-6

Venez, retournons vers le Seigneur! il a blessé, mais il nous guérira; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour: alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur: son lever est aussi sûr que l’aurore; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm? Que ferai-je de toi, Juda? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche: mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

 

Psaume : 50 (51), 3-4, 18-19, 20-21ab

R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice.

  1. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
  2. Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
  3. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.

Acclamation :

Tes paroles, Seigneur, sont l’esprit et la vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont l’esprit et la vie.

 

Evangile : Lc 18, 9-14

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare: quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

 

Prière  sur  les  offrandes :

Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 102, 2-3

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.

 

Prière  après  la  communion :

Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements : donne- nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.

Vendredi 20 Mars 2020

Saint Herbert

Cuthbert fut d’abord évêque de Kindisfarne en Angleterre. Il rétablit le rite de la liturgie romaine dans son diocèse. Il préféra reprendre la vie monastique au monastère de Melrose, de tradition irlandaise, et s’en fut solitaire dans la paix de Dieu. Et c’est là que Saint Herbert, son meilleur ami, venait le rejoindre chaque année pendant plusieurs jours pour parler des choses de Dieu. Ils eurent la grâce de mourir à quelques jours l’un de l’autre et à la même heure.

Antienne  d’ouverture : Ps 85, 9-10

Toutes les nations viendront te reconnaître, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Car tu es grand et tu fais des merveilles, toi qui es le seul Dieu.

 

Prière  d’ouverture

Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Os 14, 2-10

Ainsi parle le Seigneur: Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles: « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains: “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur: Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir? Oui, les chemins du Seigneur sont droits: les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.

 

Psaume : 80 (81), 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17

R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu, écoute ma voix.

  1. J’entends des mots qui m’étaient inconnus: « J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules; ses mains ont déposé le fardeau. Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.
  2. « Je répondais, caché dans l’orage, je t’éprouvais près des eaux de Mériba. Écoute, je t’adjure, ô mon peuple; vas-tu m’écouter, Israël ?
  3. « Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte!
  4. « Ah ! Si mon peuple m’écoutait, Israël, s’il allait sur mes chemins! Je le nourrirais de la fleur du froment, je le rassasierais avec le miel du rocher ! »

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Mc 12, 28b- 34

En ce temps- là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander: « Quel est le premier de tous les commandements?» Jésus lui fit cette réponse: « Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux- là.» Le scribe reprit: « Fort bien, Maître, tu as dit vrai: Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices.» Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Prière  sur  les  offrandes

Jette un regard bienveillant, Seigneur, sur les offrandes que nous te consacrons : qu’elles deviennent l’offrande que tu aimes, et qu’elles nous apportent le salut. Par Jésus .

 

Antienne  de  communion : Mc 12, 33

Aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même vaut mieux que tous les sacrifices.

 

Prière  après  la  communion

Que ta propre énergie, Seigneur, transforme nos esprits et nos corps ; ainsi, serons-nous sauvés tout entiers dans cette communion à ton Fils. Lui qui règne.

Jeudi 19 Mars 2020

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

Quand Marie devint Mère de Dieu, elle était déjà accordée en mariage à Joseph. Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut ; à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus. Joseph est descendant de David, et saint Matthieu affirme qu’il est un homme juste ; cela signifie qu’il veut se conformer pleinement à la parole de Dieu, qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. C’est ainsi qu’il collabore au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de ‘’fils de David’’ ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’ouvrier, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus, dit sans hésiter : ‘’ton père’’ ; elle sait bien que Jésus n’a d’autre père que Dieu ; mais de ce Père céleste, Josep a été appelé à être le signe sur terre et il s’est montré fidèle à sa vocation. Il a été proclamé patron de l’Eglise universelle par Pie IX en 1870 et patron des ouvriers par Benoît XV en 1920.

Antienne  d’ouverture : Ps 85, 9-10

Toutes les nations viendront te reconnaître, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Car tu es grand et tu fais des merveilles, toi qui es le seul Dieu.

 

Prière  d’ouverture

Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Par Jésus Christ.

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (2 S 7, 4-5a.12-14a.16)

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 88, 2-3, 4-5, 27.29)

R/ Si je traverse les ravins de la mort, tu es avec moi, Seigneur.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux. « Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges. « Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »

 

Deuxième lecture (Rm 4, 13.16-18.22)

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste. – Parole du Seigneur.

 

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Ez 33, 11)

 

Évangile (Mt 1, 16.18-21.24a)

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Prière  sur  les  offrandes

Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion

Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle. (Ps 16, 6-8)

 

Prière  après  la  communion

Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.