Dimanche 17 avril 2022

 

Pâques

Année C

Solennité du Seigneur

Antienne d’ouverture

Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia. A lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen. Lc 24, 34; cf. Ap. 1, 6

 

Prière d’ouverture

Aujourd´hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Act 10, 34a.37-43

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

 

Psaume Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/ Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)

 

  1. Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
  2. Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.
  3. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

 

2ème lecture : Colossiens 3, 1-4

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

 

Évangile : Jean 20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

Prière sur les offrandes

Dans la joie de Pâques, Seigneur, nous t´offrons ce sacrifice: C´est par lui que ton Église, émerveillée de ta puissance, naît à la vie et reçoit sa nourriture. Par Jésus.

 

Antienne de la communion ; 1 Co 5, 7-8

Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons donc la fête en partageant le pain de la Pâque, un pain non fermenté: signe de droiture et de vérité, alléluia.

 

Prière après la communion

Dieu de toute bonté, ne cesse pas de veiller sur ton Église : Déjà les sacrements de la Pâque nous ont régénérés en nous obtenant ton pardon, en nous faisant communier à ta vie ; donne-nous d´entrer dans la lumière de la résurrection. Par Jésus.

 

 

Méditation

La résurrection est d’abord ta victoire Seigneur Jésus. Après les incertitudes, le voile des ténèbres du péché se déchire. Il n’y a plus d’obstacles à notre propre rédemption. L’humanité dans son ignorance n’avait pas compris que Jésus dans son obéissance l’a libérée du péché qui l’oppresse. A chacun de nous, le Christ lance cette invitation à l’obéissance. Implorons que la sagesse de Pierre et de Jean, face au tombeau vide, nous habite malgré toutes formes d’incertitudes et d’ignorance. Que le Seigneur remplisse nos cœurs de patience et de courage pour partager la joie de sa résurrection.

 

 

Sunday  17th April 2022

 

Easter Sunday,

Psalter I

 

Entrance Antiphon : Cf. Ps 138: 18, 5-6

I have risen, and I am with you still, alleluia. You have laid your hand upon me, alleluia. Too wonderful for me, this knowledge, alleluia, alleluia.

 

Collect

O God, who on this day, through your Only Begotten Son, have conquered death and unlocked for us the path to eternity, grant, we pray, that we who keep the solemnity of the Lord’s Resurrection may, through the renewal brought by your Spirit, rise up in the light of life. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading : Acts 10:34,37-43

Peter addressed Cornelius and his household: ‘You must have heard about the recent happenings in Judaea; about Jesus of Nazareth and how he began in Galilee, after John had been preaching baptism. God had anointed him with the Holy Spirit and with power, and because God was with him, Jesus went about doing good and curing all who had fallen into the power of the devil. Now I, and those with me, can witness to everything he did throughout the countryside of Judaea and in Jerusalem itself: and also to the fact that they killed him by hanging him on a tree, yet three days afterwards God raised him to life and allowed him to be seen, not by the whole people but only by certain witnesses God had chosen beforehand. Now we are those witnesses – we have eaten and drunk with him after his resurrection from the dead – and he has ordered us to proclaim this to his people and to tell them that God has appointed him to judge everyone, alive or dead. It is to him that all the prophets bear this witness: that all who believe in Jesus will have their sins forgiven through his name.’

 

Psalm 117:1-2,16-17,22-23

R/   This day was made by the Lord: we rejoice and are glad.

 

  1. Give thanks to the Lord for he is good, for his love has no end. Let the sons of Israel say: ‘His love has no end.’
  2. The Lord’s right hand has triumphed; his right hand raised me up. I shall not die, I shall live and recount his deeds.
  3. The stone which the builders rejected has become the corner stone. This is the work of the Lord, a marvel in our eyes.

 

Second reading : Colossians 3:1-4

Since you have been brought back to true life with Christ, you must look for the things that are in heaven, where Christ is, sitting at God’s right hand. Let your thoughts be on heavenly things, not on the things that are on the earth, because you have died, and now the life you have is hidden with Christ in God. But when Christ is revealed – and he is your life – you too will be revealed in all your glory with him.

 

Sequence

Christians, to the Paschal Victim offer sacrifice and praise. The sheep are ransomed by the Lamb; and Christ, the undefiled, hath sinners to his Father reconciled. Death with life contended: combat strangely ended! Life’s own Champion, slain, yet lives to reign. Tell us, Mary:  say what thou didst see  upon the way. The tomb the Living did enclose; I saw Christ’s glory as he rose! The angels there attesting; shroud with grave-clothes resting. Christ, my hope, has risen: he goes before you into Galilee. That Christ is truly risen from the dead we know. Victorious king, thy mercy show!

 

Gospel Acclamation : 1Cor5:7-8

Alleluia, alleluia! Christ, our passover, has  been sacrificed: let us celebrate the feast then, in the Lord. Alleluia!

 

Gospel : John 20:1-9

It was very early on the first day of the week and still dark, when Mary of Magdala came to the tomb. She saw that the stone had been moved away from the tomb and came running to Simon Peter and the other disciple, the one Jesus loved. ‘They have taken the Lord out of the tomb’ she said ‘and we don’t know where they have put him.’ So Peter set out with the other disciple to go to the tomb. They ran together, but the other disciple, running faster than Peter, reached the tomb first; he bent down and saw the linen cloths lying on the ground, but did not go in. Simon Peter who was following now came up, went right into the tomb, saw the linen cloths on the ground, and also the cloth that had been over his head; this was not with the linen cloths but rolled up in a place by itself. Then the other disciple who had reached the tomb first also went in; he saw and he believed. Till this moment they had failed to understand the teaching of Scripture, that he must rise from the dead.

 

Prayer over the Offerings

Exultant with paschal gladness, O Lord, we offer the sacrifice by which your Church is wondrously reborn and nourished. Through Christ our Lord.

 

Communion Antiphon : 1 Cor 5: 7-8

Christ our Passover has been sacrificed, alleluia; therefore let us keep the feast with the unleavened bread of purity and truth, alleluia, alleluia.

Prayer after Communion

Look upon your Church, O God, with unfailing love and favour, so that, renewed by the paschal mysteries, she may come to the glory of the resurrection. Through Christ our Lord.

 

 

Meditation

Putting ourselves in the place of Mary Magdalene and the two Apostles at the tomb, we can actually see that they were in a state of confusion. We can make sense out of a confusing situation. It suffices for us to allow Christ to act in us and provide us with a sound mind to keep working. Mary Magdalene and the two Apostles were undoubtedly in confusion, but they kept searching. The fact of running to and from the tomb could be suggestive of their inner turmoil and state of heart (unsettled minds, hearts full of noise which contrast the silence of the tomb). We too can be in confusion sometimes, but we need to keep seeking the calmness of the tomb of the risen Lord and await His clarity, His wisdom and guidance, and our lives will make more meaning. Nothing is ever final unless it ends in Christ. The violence mated against Christ did not end in the grave. Christ sheds light in our moments of confusion.

Samedi  16 avril 2022

 

Samedi saint

St. Benoît Joseph Labre

 

Saint des sans-domiciles fixes, des pauvres et des exclus, il apparaît comme un défi au matérialisme d’une société vouée à l’argent. Durant sa vie il était un mendiant. Après sa mort en 1783, il bénéficia d’un culte précoce et populaire.

 

Première lecture : Gn 1, 1 – 2, 2

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour. Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

 

Psaume 103 (104), 1–2a, 5–6, 10.12, 13–14ab, 24.35c

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! (cf. Ps 103, 30)

 

  1. Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière !
  2. Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes.
  3. Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux des montagnes ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris.
  4. De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille.
  5. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Bénis le Seigneur, ô mon âme !

 

PRIERE

Seigneur notre Dieu, toi qui as fait merveille en créant l’homme et plus grande  merveille encore en le rachetant, donne-nous de résister aux attraits du péché par la sagesse de l’ Esprit, et de parvenir aux joies éternelles . Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Deuxième lecture : Gn 22, 1–18

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui: « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

 

Psaume : Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11

R/ Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

  1. Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
  2. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
  3. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie! À ta droite, éternité de délices !

 

PRIERE

Dieu très saint, Père des croyants, en répandant la grâce de l’adoption, tu multiplies sur toute la terre les fils de ta promesse; par le mystère pascal, tu fais de ton serviteur Abraham, comme tu l’avais promis, le père de toutes les nations; Accorde à ton peuple de savoir répondre à cet appel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Troisième lecture : Ex 14, 15 – 15, 1a

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

 

Cantique : Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18

R/ Chantons pour le Seigneur ! éclatante est sa gloire ! (cf. Ex 15, 1b)

 

  1. Je chanterai pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire : il a jeté dans la mer cheval et cavalier.
  2. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. Il est mon Dieu, je le célèbre ; j’exalte le Dieu de mon père.
  3. Le Seigneur est le guerrier des combats ; son nom est « Le Seigneur». Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer. L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
  4. L’abîme les recouvre : ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux. Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.
  5. Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage, le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter, le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains. Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.

 

PRIERE

Seigneur notre Dieu dans la lumière de l’Evangile tu as donné leur sens aux miracles accomplis sous l’Ancien Testament : on reconnaît dans la mer Rouge l’image de la fontaine baptismale ; et le peuple juif, délivré de la servitude d’ Egypte, est la figure du peuple chrétien. Fais que tous les hommes , grâce à la foi, participent au privilège d’Israël, et soient régénérés en recevant ton Esprit . Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Quatrième lecture : Is 54, 5-14

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

 

 

Psaume : Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

R/ Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi (Is 54, 5-14)

 

  1. Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
  2. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie.
  3. Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie ! Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie !
  4. Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce!

 

PRIERE

Dieu éternel et tout-puissant, pour l’honneur de ton nom, multiplie la postérité promise à nos pères à cause de leur foi, augmente le nombre de tes enfants d’adoption : Que ton Église voie dès maintenant se réaliser la promesse

dont les patriarches n’ont jamais douté.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Cinquième lecture : Is 55, 1-11

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

 

Cantique : Is 12, 2, 4bcd, 5-6

R/ « Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle » (Is 55, 1-11)

  1. Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.
  2. Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! »
  3. Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

 

PRIERE

Dieu éternel et tout puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s’accomplissent aujourd’hui, daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisque aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l’inspiration de ta grâce . Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Sixième lecture : Ba 3, 9-15.32 – 4, 4

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

 

Psaume (18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

 

  1. La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.
  2. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.
  3. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
  4. plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.

 

PRIERE

Dieu qui ne cesses de faire grandir ton Eglise en appelant à elle les hommes qui sont loin de toi, daigne garder sous ta protection ceux que tu purifies dans l’eau du baptême. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Septième lecture : Ez 36, 16-17a.18-28

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.»

 

Psaume 41 (42), 3, 5efgh ; 42 (43), 3, 4

R/ Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. (Ps 41, 2)

  1. Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?
  2. Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce.
  3. Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.
  4. J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu.

 

 

PRIERE

Seigneur notre Dieu, tu veux nous former à célébrer le mystère pascal en nous faisant écouter l’Ancien et le Nouveau Testament ; Ouvre nos cours à l’intelligence de ta miséricorde : ainsi la conscience des grâces déjà reçues affermira en nous l’espérance des biens à venir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Épître : Rm 6, 3b-11

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

 

Psaume : 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/ Alléluia, alléluia, alléluia !

 

  1. Rendez grâce au Seigneur : Il est bon! Éternel est son amour! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
  2. Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur.
  3. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

 

Évangile : Luc 24, 1-12

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

 

Prière sur les offrandes

Avec ces offrandes, seigneur, reçois les prières de ton peuple ; fais que le sacrifice inauguré dans le mystère pascal nous procure la guérison éternelle. Par Jésus.

 

Antienne de communion

Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons dans la fête en partageant le pain de la Pâque, un pain non fermenté : signe de droiture et de vérité, alléluia.

Prière après la communion

Pénètre-nous, Seigneur, de ton Esprit de charité, afin que soient unis par ton amour ceux que tu as nourris du sacrement pascal. Par Jésus.

 

 

Méditation

Depuis les livres de la Genèse, d’Isaïe, de Baruch et d’Ezéchiel, l’alliance d’Israël se manifeste dans les infidélités et les oublis. En la personne de Jésus, Dieu accomplit une alliance éternelle. Les peuples accueillent la nouvelle de ce passage de la mort à la vie. Par le nom de Jésus toutes les promesses de Dieu s’accomplissent. L’étonnement des femmes au tombeau, est cette inquiétude qui nous gagne face à l’incertitude. Le tombeau vide est inquiétant. Seigneur Jésus, Tu viens à notre rencontre par la même parole, pour nous rassurer de ta résurrection. Nous accueillons l’annonce de ta résurrection avec joie. Tu as dissipé par cette annonce les peurs de l’échec et les craintes de notre disparition définitive. Merci d’avoir rallumé en nous la joie d’un cœur purifié. Que la résurrection de Jésus soit pour chacun de nous l’assurance de notre propre résurrection.

Saturday 16th April 2022

 

Holy Saturday

St. Bernadette Soubirous

(1844 – 1879)

 

She was born in 1844 to a destitute family in Lourdes, in France. On 11 February 1858 she received the first of a series of visions of the Mother of God which led to Lourdes becoming a place of pilgrimage and healing. In 1866 she became a nun at Nevers, where she died on 16 April 1879.

First reading : Genesis 1:1-2:2

In the beginning God created the heavens and the earth. Now the earth was a formless void, there was darkness over the deep, and God’s spirit hovered over the water.  God said, ‘Let there be light’, and there was light. God saw that light was good, and God divided light from darkness. God called light ‘day’, and darkness he called ‘night.’ Evening came and morning came: the first day. God said, ‘Let there be a vault in the waters to divide the waters in two.’ And so it was. God made the vault, and it divided the waters above the vault from the waters under the vault. God called the vault ‘heaven.’ Evening came and morning came: the second day. God said, ‘Let the waters under heaven come together into a single mass, and let dry land appear.’ And so it was. God called the dry land ‘earth’ and the mass of waters ‘seas’, and God saw that it was good. God said, ‘Let the earth produce vegetation: seed-bearing plants, and fruit trees bearing fruit with their seed inside, on the earth.’ And so it was. The earth produced vegetation: plants bearing seed in their several kinds, and trees bearing fruit with their seed inside in their several kinds. God saw that it was good. Evening came and morning came: the third day. God said, ‘Let there be lights in the vault of heaven to divide day from night, and let them indicate festivals, days and years. Let them be lights in the vault of heaven to shine on the earth.’ And so it was. God made the two great lights: the greater light to govern the day, the smaller light to govern the night, and the stars. God set them in the vault of heaven to shine on the earth, to govern the day and the night and to divide light from darkness. God saw that it was good. Evening came and morning came: the fourth day. God said, ‘Let the waters teem with living creatures, and let birds fly above the earth within the vault of heaven.’ And so it was. God created great sea-serpents and every kind of living creature with which the waters teem, and every kind of winged creature. God saw that it was good. God blessed them, saying, ‘Be fruitful, multiply, and fill the waters of the seas; and let the birds multiply upon the earth.’ Evening came and morning came: the fifth day. God said, ‘Let the earth produce every kind of living creature: cattle, reptiles, and every kind of wild beast.’ And so it was. God made every kind of wild beast, every kind of cattle, and every kind of land reptile. God saw that it was good. God said, ‘Let us make man in our own image, in the likeness of ourselves, and let them be masters of the fish of the sea, the birds of heaven, the cattle, all the wild beasts and all the reptiles that crawl upon the earth.’ God created man in the image of himself, in the image of God he created him, male and female he created them. God blessed them, saying to them, ‘Be fruitful, multiply, fill the earth and conquer it. Be masters of the fish of the sea, the birds of heaven and all living animals on the earth.’ God said, ‘See, I give you all the seed-bearing plants that are upon the whole earth, and all the trees with seed-bearing fruit; this shall be your food. To all wild beasts, all birds of heaven and all living reptiles on the earth I give all the foliage of plants for food.’ And so it was. God saw all he had made, and indeed it was very good. Evening came and morning came: the sixth day. Thus heaven and earth were completed with all their array. On the seventh day God completed the work he had been doing. He rested on the seventh day after all the work he had been doing.

 

Psalm 103(104):1-2,5-6,10, 12-14, 24, 35

R/  Send forth your spirit, O Lord, and renew the face of the earth.

 

  1. Bless the Lord, my soul! Lord God, how great you are, clothed in majesty and glory, wrapped in light as in a robe!
  2. You founded the earth on its base, to stand firm from age to age. You wrapped it with the ocean like a cloak: the waters stood higher than the mountains.
  3. You make springs gush forth in the valleys; they flow in between the hills. On their banks dwell the birds of heaven; from the branches they sing their song.
  4. From your dwelling you water the hills; earth drinks its fill of your gift. You make the grass grow for the cattle and the plants to serve man’s needs.
  5. How many are your works, O Lord! In wisdom you have made them all. The earth is full of your riches. Bless the Lord, my soul!

 

 

Second reading : Genesis 22:1-18

God put Abraham to the test. ‘Abraham, Abraham’ he called. ‘Here I am’ he replied. ‘Take your son,’ God said ‘your only child Isaac, whom you love, and go to the land of Moriah. There you shall offer him as a burnt offering, on a mountain I will point out to you.’ Rising early next morning Abraham saddled his ass and took with him two of his servants and his son Isaac. He chopped wood for the burnt offering and started on his journey to the place God had pointed out to him. On the third day Abraham looked up and saw the place in the distance. Then Abraham said to his servants, ‘Stay here with the donkey. The boy and I will go over there; we will worship and come back to you.’ Abraham took the wood for the burnt offering, loaded it on Isaac, and carried in his own hands the fire and the knife. Then the two of them set out together. Isaac spoke to his father Abraham, ‘Father’ he said. ‘Yes, my son’ he replied. ‘Look,’ he said ‘here are the fire and the wood, but where is the lamb for the burnt offering?’ Abraham answered, ‘My son, God himself will provide the lamb for the burnt offering.’ Then the two of them went on together. When they arrived at the place God had pointed out to him, Abraham built an altar there, and arranged the wood. Then he bound his son Isaac and put him on the altar on top of the wood. Abraham stretched out his hand and seized the knife to kill his son. But the angel of the Lord called to him from heaven. ‘Abraham, Abraham’ he said. ‘I am here’ he replied. ‘Do not raise your hand against the boy’ the angel said. ‘Do not harm him, for now I know you fear God. You have not refused me your son, your only son.’ Then looking up, Abraham saw a ram caught by its horns in a bush. Abraham took the ram and offered it as a burnt-offering in place of his son. Abraham called this place ‘The Lord Provides’, and hence the saying today: On the mountain the Lord provides. The angel of the Lord called Abraham a second time from heaven. ‘I swear by my own self – it is the Lord who speaks – because you have done this, because you have not refused me your son, your only son, I will shower blessings on you, I will make your descendants as many as the stars of heaven and the grains of sand on the seashore. Your descendants shall gain possession of the gates of their enemies. All the nations of the earth shall bless themselves by your descendants, as a reward for your obedience.’

 

Psalm 15(16):5,8-11

R/  Preserve me, God, I take refuge in you.

 

  1. O Lord, it is you who are my portion and cup; it is you yourself who are my prize. I keep the Lord ever in my sight:  since he is at my right hand, I shall stand firm.
  2. And so my heart rejoices, my soul is glad; even my body shall rest in safety. For you will not leave my soul among the dead, nor let your beloved know decay.
  3. You will show me the path of life, the fullness of joy in your presence, at your right hand happiness for ever.

 

Third reading: Exodus 14:15-15:1

The Lord said to Moses, ‘Why do you cry to me so? Tell the sons of Israel to march on. For yourself, raise your staff and stretch out your hand over the sea and part it for the sons of Israel to walk through the sea on dry ground. I for my part will make the heart of the Egyptians so stubborn that they will follow them. So shall I win myself glory at the expense of Pharaoh, of all his army, his chariots, his horsemen. And when I have won glory for myself, at the expense of Pharaoh and his chariots and his army, the Egyptians will learn that I am the Lord.’ Then the angel of God, who marched at the front of the army of Israel, changed station and moved to their rear. The pillar of cloud changed station from the front to the rear of them, and remained there. It came between the camp of the Egyptians and the camp of Israel. The cloud was dark, and the night passed without the armies drawing any closer the whole night long. Moses stretched out his hand over the sea. The Lord drove back the sea with a strong easterly wind all night, and he made dry land of the sea. The waters parted and the sons of Israel went on dry ground right into the sea, walls of water to right and to left of them. The Egyptians gave chase: after them they went, right into the sea, all Pharaoh’s horses, his chariots, and his horsemen. In the morning watch, the Lord looked down on the army of the Egyptians from the pillar of fire and of cloud, and threw the army into confusion. He so clogged their chariot wheels that they could scarcely make headway. ‘Let us flee from the Israelites,’ the Egyptians cried. ‘The Lord is fighting for them against the Egyptians!’ ‘Stretch out your hand over the sea,’ the Lord said to Moses, ‘that the waters may flow back on the Egyptians and their chariots and their horsemen.’ Moses stretched out his hand over the sea and, as day broke, the sea returned to its bed. The fleeing Egyptians marched right into it, and the Lord overthrew the Egyptians in the very middle of the sea. The returning waters overwhelmed the chariots and the horsemen of Pharaoh’s whole army, which had followed the Israelites into the sea; not a single one of them was left. But the sons of Israel had marched through the sea on dry ground, walls of water to right and to left of them. That day, the Lord rescued Israel from the Egyptians, and Israel saw the Egyptians lying dead on the shore. Israel witnessed the great act that the Lord had performed against the Egyptians, and the people venerated the Lord; they put their faith in the Lord and in Moses, his servant. It was then that Moses and the sons of Israel sang this song in honour of the Lord:

 

Canticle: Exodus 15

R/  I will sing to the Lord, glorious his triumph!

 

  1. I will sing to the Lord, glorious his triumph! Horse and rider he has thrown into the sea! The Lord is my strength, my song, my salvation. This is my God and I extol him, my father’s God and I give him praise.
  2. The Lord is a warrior! ‘The Lord’ is his name. The chariots of Pharaoh he hurled into the sea, the flower of his army is drowned in the sea. The deeps hide them; they sank like a stone.
  3. Your right hand, Lord, glorious in its power, your right hand, Lord, has shattered the enemy. In the greatness of your glory you crushed the foe.
  4. You will lead your people and plant them on your mountain, the place, O Lord, where you have made your home, the sanctuary, Lord, which your hands have made. The Lord will reign for ever and ever.

Fourth reading: Isaiah 54:5-14

Thus says the Lord: Now your creator will be your husband, his name, the Lord of Hosts; your redeemer will be the Holy One of Israel, he is called the God of the whole earth. Yes, like a forsaken wife, distressed in spirit, the Lord calls you back. Does a man cast off the wife of his youth? says your God. I did forsake you for a brief moment, but with great love will I take you back. In excess of anger, for a moment I hid my face from you. But with everlasting love I have taken pity on you, says the Lord, your redeemer. I am now as I was in the days of Noah when I swore that Noah’s waters should never flood the world again. So now I swear concerning my anger with you and the threats I made against you; for the mountains may depart, the hills be shaken, but my love for you will never leave you and my covenant of peace with you will never be shaken, says the Lord who takes pity on you. Unhappy creature, storm-tossed, disconsolate, see, I will set your stones on carbuncles and your foundations on sapphires. I will make rubies your battlements, your gates crystal, and your entire wall precious stones. Your sons will all be taught by the Lord. The prosperity of your sons will be great. You will be founded on integrity; remote from oppression, you will have nothing to fear; remote from terror, it will not approach you.

 

Psalm 29(30):2,4-6,11-13

R/  I will praise you, Lord, you have rescued me.

 

  1. I will praise you, Lord, you have rescued me and have not let my enemies rejoice over me. O Lord, you have raised my soul from the dead, restored me to life from those who sink into the grave.
  2. Sing psalms to the Lord, you who love him, give thanks to his holy name. His anger lasts a moment; his favour all through life. At night there are tears, but joy comes with dawn.
  3. The Lord listened and had pity. The Lord came to my help. For me you have changed my mourning into dancing: O Lord my God, I will thank you for ever.

 

Fifth reading: Isaiah 55:1-11

Thus says the Lord: Oh, come to the water all you who are thirsty; though you have no money, come! Buy corn without money, and eat, and, at no cost, wine and milk. Why spend money on what is not bread, your wages on what fails to satisfy? Listen, listen to me, and you will have good things to eat and rich food to enjoy. Pay attention, come to me; listen, and your soul will live. With you I will make an everlasting covenant out of the favours promised to David. See, I have made of you a witness to the peoples, a leader and a master of the nations. See, you will summon a nation you never knew, those unknown will come hurrying to you, for the sake of the Lord your God, of the Holy One of Israel who will glorify you. Seek the Lord while he is still to be found, call to him while he is still near. Let the wicked man abandon his way, the evil man his thoughts. Let him turn back to the Lord who will take pity on him, to our God who is rich in forgiving; for my thoughts are not your thoughts, my ways not your ways – it is the Lord who speaks. Yes, the heavens are as high above earth as my ways are above your ways, my thoughts above your thoughts. Yes, as the rain and the snow come down from the heavens and do not return without watering the earth, making it yield and giving growth to provide seed for the sower and bread for the eating, so the word that goes from my mouth does not return to me empty, without carrying out my will and succeeding in what it was sent to do.

 

Canticle: Isaiah 12

R/  With joy you will draw water from the wells of salvation.

 

  1. Truly, God is my salvation, I trust, I shall not fear. For the Lord is my strength, my song, he became my saviour. With joy you will draw water from the wells of salvation.
  2. Give thanks to the Lord, give praise to his name! Make his mighty deeds known to the peoples! Declare the greatness of his name.
  3. Sing a psalm to the Lord for he has done glorious deeds; make them known to all the earth! People of Zion, sing and shout for joy, for great in your midst is the Holy One of Israel.

 

Sixth reading: Baruch 3:9-15,32-4:4

Listen, Israel, to commands that bring life; hear, and learn what knowledge means. Why, Israel, why are you in the country of your enemies, growing older and older in an alien land, sharing defilement with the dead, reckoned with those who go to Sheol? Because you have forsaken the fountain of wisdom. Had you walked in the way of God, you would have lived in peace for ever. Learn where knowledge is, where strength, where understanding, and so learn where length of days is, where life, where the light of the eyes and where peace. But who has found out where she lives, who has entered her treasure house? But the One who knows all knows her, he has grasped her with his own intellect, he has set the earth firm for ever and filled it with four-footed beasts. He sends the light – and it goes, he recalls it – and trembling it obeys; the stars shine joyfully at their set times: when he calls them, they answer, ‘Here we are’; they gladly shine for their creator. It is he who is our God, no other can compare with him. He has grasped the whole way of knowledge, and confided it to his servant Jacob, to Israel his well-beloved; so causing her to appear on earth and move among men. This is the book of the commandments of God, the Law that stands for ever; those who keep her live, those who desert her die. Turn back, Jacob, seize her, in her radiance make your way to light: do not yield your glory to another, your privilege to a people not your own. Israel, blessed are we: what pleases God has been revealed to us.

 

Psalm 18(19):8-11

R/  You have the message of eternal life, O Lord.

 

  1. The law of the Lord is perfect, it revives the soul. The rule of the Lord is to be trusted, it gives wisdom to the simple.
  2. The precepts of the Lord are right, they gladden the heart. The command of the Lord is clear, it gives light to the eyes.
  3. The fear of the Lord is holy, abiding for ever. The decrees of the Lord are truth and all of them just.
  4. They are more to be desired than gold, than the purest of gold and sweeter are they than honey, than honey from the comb.

 

Seventh reading: Ezekiel 36:16-17,18-28

The word of the Lord was addressed to me as follows: ‘Son of man, the members of the House of Israel used to live in their own land, but they defiled it by their conduct and actions. I then discharged my fury at them because of the blood they shed in their land and the idols with which they defiled it. I scattered them among the nations and dispersed them in foreign countries. I sentenced them as their conduct and actions deserved. And now they have profaned my holy name among the nations where they have gone, so that people say of them, “These are the people of the Lord; they have been exiled from his land.”  ‘But I have been concerned about my holy name, which the House of Israel has profaned among the nations where they have gone.  ‘And so, say to the House of Israel, “The Lord says this: I am not doing this for your sake, House of Israel, but for the sake of my holy name, which you have profaned among the nations where you have gone. I mean to display the holiness of my great name, which has been profaned among the nations, which you have profaned among them. And the nations will learn that I am the Lord – it is the Lord who speaks – when I display my holiness for your sake before their eyes. Then I am going to take you from among the nations and gather you together from all the foreign countries, and bring you home to your own land. ‘“I shall pour clean water over you and you will be cleansed; I shall cleanse you of all your defilement and all your idols. I shall give you a new heart, and put a new spirit in you; I shall remove the heart of stone from your bodies and give you a heart of flesh instead. I shall put my spirit in you, and make you keep my laws and sincerely respect my observances. You will live in the land which I gave your ancestors. You shall be my people and I will be your God.”’

 

 

Psalm 41(42):2-3,5,42:3-4

R/ Like the deer that yearns for running streams, so my soul is yearning for you, my God.

 

  1. My soul is thirsting for God, the God of my life; when can I enter and see the face of God?
  2. These things will I remember as I pour out my soul: how I would lead the rejoicing crowd into the house of God, amid cries of gladness and thanksgiving, the throng wild with joy.
  3. O send forth your light and your truth; let these be my guide. Let them bring me to your holy mountain, to the place where you dwell.
  4. And I will come to the altar of God, the God of my joy. My redeemer, I will thank you on the harp, O God, my God.

 

Epistle : Romans 6:3-11

When we were baptised in Christ Jesus we were baptised in his death; in other words, when we were baptised we went into the tomb with him and joined him in death, so that as Christ was raised from the dead by the Father’s glory, we too might live a new life. If in union with Christ we have imitated his death, we shall also imitate him in his resurrection. We must realise that our former selves have been crucified with him to destroy this sinful body and to free us from the slavery of sin. When a Christian dies, of course, he has finished with sin. But we believe that having died with Christ we shall return to life with him: Christ, as we know, having been raised from the dead will never die again. Death has no power over him any more. When he died, he died, once for all, to sin, so his life now is life with God; and in that way, you too must consider yourselves to be dead to sin but alive for God in Christ Jesus.

Psalm 117(118):1-2,16-17,22-23

R/  Alleluia, alleluia, alleluia!

 

  1. Give thanks to the Lord for he is good, for his love has no end. Let the sons of Israel say:   ‘His love has no end.’
  2. The Lord’s right hand has triumphed; his right hand raised me up. I shall not die, I shall live and recount his deeds.
  3. The stone which the builders rejected has become the corner stone. This is the work of the Lord, a marvel in our eyes.

 

Gospel : Luke 24:1-12

On the first day of the week, at the first sign of dawn, they went to the tomb with the spices they had prepared. They found that the stone had been rolled away from the tomb, but on entering discovered that the body of the Lord Jesus was not there. As they stood there not knowing what to think, two men in brilliant clothes suddenly appeared at their side. Terrified, the women lowered their eyes. But the two men said to them, ‘Why look among the dead for someone who is alive? He is not here; he has risen. Remember what he told you when he was still in Galilee: that the Son of Man had to be handed over into the power of sinful men and be crucified, and rise again on the third day?’ And they remembered his words. When the women returned from the tomb they told all this to the Eleven and to all the others. The women were Mary of Magdala, Joanna, and Mary the mother of James. The other women with them also told the apostles, but this story of theirs seemed pure nonsense, and they did not believe them. Peter, however, went running to the tomb. He bent down and saw the binding cloths but nothing else; he then went back home, amazed at what had happened.

Prayer over the Offerings 

Accept, we ask, O Lord, the prayers of your people with the sacrificial offerings, that what has begun in the paschal mysteries may, by the working of your power, bring us to the healing of eternity. Through Christ our Lord.

 

Communion Antiphon: 1 Cor 5: 7-8     

Christ our Passover has been sacrificed; therefore let as keep the feast with the unleavened bread of purity and truth, alleluia.

 

Prayer after Communion  

Pour out on us, O Lord, the Spirit of your love, and in your kindness make those you have nourished by this paschal Sacrament one in mind and heart. Through Christ our Lord.

 

 

Meditation

With the celebration of the Easter vigil, the Sacred Triduum reaches its climax. We all go through difficult moments. But we know that our hope in Christ will never fail us. Fear is one factor that plays on our intellectual faculty and we run the risk of going down the drain if we yield to it. Most are afraid, because of many issues they must go through; be it family issues, studies, socio political crisis at different levels and forms, issues of ill health; diseases of all sorts, both natural and man-made. Jesus tells Mary Magdalene and the other Mary (as He equally tells us today): Do not be afraid. The Angel at the tomb had urged the women the same way Jesus did to calm their fears (do not be afraid). May we all go and visit the tomb of the risen Lord, where all our fears are put away. Let us walk through these difficult times in a spirit of hope, joy and fearlessness, that we would come out of any situation better and greater than we were, before.

Vendredi  15 avril 2022

 

Vendredi Saint

Ste. Anastasie

Avec son amie Basilisse, elles sont des martyres romaines qui furent condamnées à mort pour avoir enseveli, selon la tradition, les saints apôtres Pierre et Paul. Elles connurent les supplices habituels et cruels de la part de l’empereur Néron.

 

LA PASSION DU SEIGNEUR

  1. Le Vendredi et le Samedi saints, selon une très ancienne tradition, l’Église ne célèbre pas l’Eucharistie.
  2. L´autel doit être complètement nu, sans croix, ni chandeliers, ni nappe.
  3. L´après-midi de ce jour, vers trois heures, à moins qu’une raison pastorale ne fasse choisir une heure plus tardive, on célèbre la Passion du Seigneur.

 

Cette action comporte trois parties:

–     la liturgie de la Parole

–     la vénération de la Croix

–     la communion.

 

Il est souvent souhaitable qu’avant le début de la célébration, une brève monition situe ces trois parties de l’action, et introduise un temps de prière silencieuse par lequel débute l’office.

 

En ce jour,  on ne communie que pendant la célébration de la Passion; toutefois on peut, à n’importe quelle heure de la journée, porter la communion aux malades et aux infirmes qui ne peuvent participer à cette célébration. Pour eux plus encore que pour les autres fidèles, on aura le souci de mettre en valeur le sens particulier de la communion de ce jour.

 

CÉLÉBRATION DE LA PASSION

  1. Le prêtre et les autres ministres sacrés, revêtus des vêtements de la messe, qui sont de couleur rouge, s’avancent vers l’autel et, après l’avoir salué, ils se prosternent ou se mettent à genoux. Tous prient en silence pendant quelque temps.
  2. Ensuite, le prêtre gagne le siège où, tourné vers le peuple, et les mains jointes, il dit l’une des prières suivantes.

 

PRIÈRE

(on ne dit pas Prions le Seigneur)

Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour sauver tous les Hommes; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour: nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort; soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.

 

LITURGIE DE LA PAROLE

  1. Ensuite, tous s’assoient, et on proclame la première lecture, tirée du prophète Isaïe (Is 52, 13-53, 12), avec son psaume.
  2. Vient ensuite la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Hébreux (He 4, 14-16; 5, 7-9).
  3. On chante le chant avant l’Évangile, puis on lit la Passion du Seigneur selon saint Jean (Jn 18, 1-19, 42), de la même manière que le dimanche des Rameaux.
  4. Après la lecture de la Passion, il convient de faire une brève homélie (à la fin de laquelle le prêtre peut inviter l’assemblée à rester quelque temps en silence).

 

Première lecture : Isaïe 52, 13 – 53, 12

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Psaume 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25

 

R/   Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (cf. Lc 23, 46)

 

  1. En toi, Seigneur, j’ai mon refuge; garde moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
  2. Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.
  3. On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.
  4. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.
  5. Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

 

Deuxième lecture : He 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils,il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté :il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. (Cf. Ph 2, 8-9)

 

Évangile : Jean 18, 1 – 19, 42

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :

 

= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 

  1. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous? » L. Ils lui répondirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau :  « Qui cherchez-vous? » L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Jésus répondit :  « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre :  « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil: « Il vaut mieux qu’un seul homme meurt pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » L. Il répondit : D. « Non, je ne le suis pas! » L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit :  « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » L. Jésus lui répliqua:  « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » L. Les Juifs lui dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda :  « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara :  « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit :  « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? » L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! » L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit :  « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :  « Femme, voici ton fils. » L. Puis il dit au disciple :  « Voici ta mère. » L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit :  « J’ai soif. » L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :  « Tout est accompli. » L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

 

Prière universelle

  1. La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante: le diacre, debout à l´ambon, donne l’intention dans un invitatoire; tous prient en silence, puis le prêtre, debout au siège ou, suivant la disposition des lieux, à l’autel, les mains étendues, dit ou chante l’oraison. Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.

 

  1. On peut prévoir une acclamation du peuple avant chaque oraison. On peut aussi maintenir l’ancienne monition du diacre: Prions à genoux, suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation: Levons-nous.

 

  1. Pour une grave nécessité publique, l´Ordinaire du lieu peut autoriser ou imposer une intention spéciale.

 

  1. Le prêtre peut choisir, parmi les intentions proposées ci-dessous, celles seulement qui sont les plus aptes à nourrir la prière de l’assemblée, de manière toutefois que soient conservées les séries habituelles de la Prière universelle (cf. Présentation générale du Missel romain, n. 46 ).

 

  1. POUR LA SAINTE ÉGLISE

Prions, frères bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu: Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; Protège l´œuvre de ton amour: afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR LE PAPE

Prions pour notre saint Père le pape N., élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal: Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière: Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE

Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église, exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent: Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR LES CATÉCHUMÈNES

Prions pour les (nos) catéchumènes: Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, Augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR L´UNITÉ DES CHRÉTIENS

Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité: Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR LES JUIFS

Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier: Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JÉSUS CHRIST

Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ. Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité; Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU

Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu: Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, Fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour: qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR LES POUVOIRS PUBLICS

Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques: Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir; Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. POUR TOUS LES HOMMES DANS L´ÉPREUVE

Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l´épreuve: Qu´il débarrasse le monde de toute erreur, qu´il chasse les épidémies et repousse la famine, qu´il vide les prisons et délivre les captifs, qu´il protège ceux qui voyagent, qu´il ramène chez eux les exilés, qu´il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t´appellent, quelles que soient leurs souffrances: Qu´ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

VÉNÉRATION DE LA CROIX

 

  1. La Prière universelle achevée, on fait la vénération solennelle de la Croix.

 

La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l´assemblée.

 

Présentation de la Croix

Première forme

  1. Un ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l´autel. Le prêtre, debout devant l´autel, reçoit la Croix, il en découvre la partie supérieure et l´élève en chantant (les ministres ou même la chorale peuvent se joindre à lui pour ce chant):

 

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

 

Puis tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.

 

Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l´élève à nouveau en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait comme la première fois.

 

Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l´élève une troisième fois en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait de nouveau comme la première fois.

 

  1. Accompagné de deux ministres avec des cierges allumés, le prêtre porte la Croix à l´entrée du sanctuaire ou dans tout autre lieu qui convienne pour la vénération. Il l´y dépose ou la remet aux ministres, qui ont déposé leurs cierges à droite et à gauche. La vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

 

 

Deuxième forme

  1. Le prêtre ou le diacre ou tout autre ministre, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l´église où l´on a disposé la Croix non voilée, entre les cierges allumés. Il prend la Croix, les autres ministres prennent les cierges, et tous s´avancent en procession à travers l´église vers le sanctuaire.

Au départ de la procession, puis au milieu de l´église, enfin devant l´entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l´élève en chantant:

 

Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

Le peuple: Venez, adorons!

 

Après chacune de ces réponses, tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants. Ensuite, on dépose la Croix avec les chandeliers à l´entrée du sanctuaire, comme au n. 16, ci-dessus, et la vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

 

Vénération de la Croix

  1. Pour la vénération de la Croix, le prêtre, les ministres et les fidèles s´avancent les uns après les autres: ils passent devant la Croix et lui rendent hommage, soit en faisant la génuflexion devant elle, soit par tel autre signe, par exemple en l´embrassant. Revenu à sa place, chacun s´assied.

 

Pendant ce temps, on chante l´antienne de la croix, les Reproches (Impropères), ou d´autres chants qui conviennent.

 

  1. On ne présente qu´une seule croix à la vénération. S´il y a vraiment un très grand nombre de participants si bien que faire passer chacun devant cette seule croix prolongerait exagérément cette partie de la célébration, on agira de la façon suivante: lorsqu´un certain nombre de participants auront pu faire la vénération, le prêtre prendra la Croix et, se tenant devant le milieu de l´autel, il invitera en quelques mots l´assemblée à vénérer la Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à la vénération silencieuse des fidèles.

 

  1. La vénération achevée, on porte la Croix à la place prévue, sur l’autel ou près de celui-ci. On dépose les chandeliers soit autour de l’autel, soit près de la Croix.

 

COMMUNION

  1. On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le livre. Puis un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient directement à l’autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés, qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.

 

  1. Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche et, ayant fait la génuflexion, il monte à l’autel. Il dit à voix haute, les mains jointes: Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire:

Notre Père….

 

Prions le Seigneur.

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui nous as renouvelés par la mort et la résurrection de ton Christ, entretiens en nous l’œuvre de ton amour; Que notre communion à ce mystère consacre notre vie à ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

  1. Pour le renvoi de l’assemblée, le prêtre dit ensuite, en étendant les mains sur le peuple:

Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection: Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Puis tous se retirent en silence. On enlèvera en temps opportun les chandeliers et la nappe de l’autel.

 

  1. Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas les vêpres.

 

 

 

Méditation

La mort de Jésus est, en ce jour saint, le sommet des mystères de la passion. La Parole reste suspendue au bout d’une croix, elle s’est livrée dans la souffrance et les larmes. Les hommes ont vu ce qu’il en coûte à Jésus de traverser cette étape de la rédemption. Le salut est à notre portée. L’obéissance au Père, au Fils et au Saint Esprit est dans le livre aux Hébreux, le sacrifice qui nous revient pour entrer dans cette alliance de paix et d’amour. Jésus a été défiguré par la laideur de nos péchés et la misère de nos mensonges. Que notre cœur parvienne jusqu’à Lui, notre Seigneur et notre Dieu. Ne restons pas insensible à la souffrance de l’humanité qui peine sous le poids des injustices et des guerres. Que le Seigneur Jésus nous libère par son sang versé et sa souffrance sur la croix du Golgotha.