SAMEDI  11  MARS

Sainte Rosine

Très vénérée dans le diocèse d’Augsbourg, son nom vient du latin « Rosa », la Rose.

Antienne  d’ouverture :  Ps 144, 8-9

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Prière d’ouverture

Par ta grâce, tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la  jusqu’à cette  lumière  où tu  veux  nous accueillir. Par Jésus.

1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume : 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe

et te couronne d’amour et de tendresse !

Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

Acclamation

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.  Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que  mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit: “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.  Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé,  et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière sur les offrandes

Nous t’en prions, Seigneur : que les grâces de notre rédemption viennent à nous par ces mystères, pour nous faire éviter tout écart dans notre vie et nous mener vers les biens du ciel. Par Jésus.

Antienne de la communion : Ez 33, 11

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu est

Prière après la communion

Tu nous as donné, Seigneur, ton sacrement ; qu’il pénètre au profond de nos cœurs et nous communique sa puissance. Par Jésus.

Méditation

Bien aimés du Seigneur, la parabole du fils prodige nous invite à méditer sur l’attitude du retour de ce fils à la case paternelle. Nombreux parmi nous avons expérimenté ou expérimentons cette envie d’indépendance. On est avide de liberté et d’autonomie. Et on veut voler de nos propres ailes. Cela nous fait prendre des décisions qui parfois nous éloignent des autres, avec l’impression que les autres sont contre notre bien-être. Pourtant, ce n’en est pas toujours le cas. C’est d’ailleurs après coup que nous comprenons que nous nous sommes trompés. Faire un retour en arrière, n’est pas toujours facile. Pourtant c’est ce que nous pouvons louer en ce fils perdu. Savoir reconnaitre nos erreurs, retourner à la case de départ et demander pardon pour son inconduite, voilà ce que nous enseigne ce fils prodige.

sATURday  11  MARCH

SAINT AENGUS

He was born near Clonenagh, Ireland. He was first a hermit and later joined the monastery of Tallaght. He was a co-author of a martyrology written in 790. He died on 11 March 824.

Entrance Antiphon: Ps 144: 8-9

The Lord is kind and full of compassion, slow to anger, abounding in mercy. How good is the Lord to all, compassionate to all his creatures.

Collect

O God, who grant us by glorious healing remedies while still on earth to be partakers of the things of heaven, guide us, we pray, through this present life, and bring us to that light in which you dwell. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

First reading: Micah 7: 14-15, 18-20

With shepherd’s crook, O Lord, lead your people to pasture, the flock that is your heritage, living confined in a forest with meadow land all around. Let them pasture in Bashan and Gilead as in the days of old. As in the days when you came out of Egypt grant us to see wonders. What God can compare with you: taking fault away, pardoning crime, not cherishing anger for ever but delighting in showing mercy? Once more have pity on us, tread down our faults, to the bottom of the sea throw all our sins. Grant Jacob your faithfulness, and Abraham your mercy, as you swore to our fathers from the days of long ago.

Psalm 102: 1-4, 9-12

R/The Lord is compassion and love.

My soul, give thanks to the Lord; all my being, bless his holy name. My soul, give thanks to the Lord and never forget all his blessings.

It is he who forgives all your guilt, who heals every one of your ills, who redeems your life from the grave, who crowns you with love and compassion.

His wrath will come to an end; He will not be angry forever. He does not treat us according to our sins nor repay us according to our faults.

For as the heavens are high above the earth, so strong is his love for those who fear him. As far as the east is from the west, so far does He remove our sins.

Gospel Acclamation: Lk 15: 18

Glory and praise to you, O Christ! I will leave this place and go to my father and say: ‘Father, I have sinned against heaven and against you.’ Glory and praise to you, O Christ!

Gospel: Luke 15: 1-3, 11-32

The tax collectors and the sinners were all seeking the company of Jesus to hear what he had to say, and the Pharisees and the Scribes complained. “This man”, they said, “welcomes sinners and eats with them.” So he spoke this parable to them: “A man had two sons. The younger said to his father, ‘Father, let me have the share of the estate that would come to me.’ So the father divided the property between them. A few days later, the younger son got together everything he had and left for a distant country where he squandered his money on a life of debauchery. When he had spent it all, that country experienced a severe famine, and now he began to feel the pinch, so he hired himself out to one of the local inhabitants who put him on his farm to feed the pigs. And he would willingly have filled his belly with the husks the pigs were eating but no one offered him anything. Then he came to his senses and said, ‘How many of my father’s paid servants have more food than they want, and here am I dying of hunger! I will leave this place and go to my father and say: Father, I have sinned against heaven and against you; I no longer deserve to be called your son; treat me as one of your paid servants.’ So he left the place and went back to his father. While he was still a long way off, his father saw him and was moved with pity. He ran to the boy, clasped him in his arms and kissed him tenderly. Then his son said, ‘Father, I have sinned against heaven and against you. I no longer deserve to be called your son.’ But the father said to his servants, ‘Quick! Bring out the best robe and put it on him; put a ring on his finger and sandals on his feet. Bring the calf we have been fattening, and kill it; we are going to have a feast, a celebration, because this son of mine was dead and has come back to life; he was lost and is found.’ And they began to celebrate. Now the elder son was out in the fields, and on his way back, as he drew near the house, he could hear music and dancing. Calling one of the servants he asked what it was all about. ‘Your brother has come,’ replied the servant, ‘and your father has killed the calf we had fattened because he has got him back safe and sound.’ He was angry then and refused to go in, and his father came out to plead with him; but he answered his father, ‘Look, all these years I have slaved for you and never once disobeyed your orders, yet you never offered me so much as a kid for me to celebrate with my friends. But, for this son of yours, when he comes back after swallowing up your property – he and his women – you kill the calf we had been fattening.’ The father said, ‘My son, you are with me always and all I have is yours. But it was only right we should celebrate and rejoice, because your brother here was dead and has come to life; he was lost and is found.’”

Prayer over the Offerings

Through these sacred gifts, we pray, O Lord, may our redemption yield its fruits,

Restraining us from unruly desires and leading us onward to the gifts of salvation. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: Lk 15: 32

You must rejoice, my son, for your brother was dead and has come to life; He was lost and is found.

Prayer after Communion

May your divine Sacrament, O Lord, which we have received, fill the inner depths of our heart and, by its working mightily within us, make us partakers of its grace. Through Christ our Lord.

Prayer over the People

May the ears of your mercy be open, O Lord, to the prayers of those who call upon you; and that you may grant what they desire, have them ask what is pleasing to you. Through Christ our Lord.

Meditation

The parable of the prodigal son invites us to meditate with you on the son’s return to his father’s house. Many of us experience the urge to cut off from dependency. We are often eager for freedom and autonomy. We want to stand on our own feet and is so doing, we often make decisions that take us away from others. We often feel like others are against our well-being, though this might not always be the case. But looking back is not always easy, and we only realise that we were wrong afterwards. Yet that is what we can praise in this lost son. Acknowledging our mistakes, going back to the beginning and asking forgiveness for our misbehaviour is what this prodigal son teaches us.

VENDEDI  10  MARS

Saint Vivien

Il est l’un des quarante soldats chrétiens de la XIIe Légion Fulminta (la Fulminante) en garnison à Mélitène (Malatya – Turquie), condamnés à périr de froid, attachés nus sur un étang gelé, le 9 mars 320, à Sébaste (Sivas-turquie).

Antienne  d’ouverture : Ps 30, 2.5

J’ai un recours auprès de toi, Seigneur: que jamais plus je ne sois humilié. Tu m’arraches au filet qu’on m’a tendu, c’est toi qui me protèges.

Prière d’ouverture

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant: purifie-nous au long de ce Carême, pour que nous parvenions avec un cœur limpide aux fêtes pascales qui approchent.  Par Jésus. 

1ère lecture : Gn 37, 3-4.12-13a.17b-28

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères: « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte. 

Psaume : 104 (105), 16-17, 18-19

R/ Souvenez- vous des merveilles   que le Seigneur a faites.

Cherchez le Seigneur et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il appela sur le pays la famine, le privant de toute ressource. Mais devant eux il envoya un homme, Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves, on lui passe des fers au cou ; il souffrait pour la parole du Seigneur, jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché, le maître des peuples, qu’il soit libéré. Il fait de lui le chef de sa maison, le maître de tous ses biens.

Acclamation : cf. Jl 2,12-13

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! (Jn 3, 16)

Évangile : Mathieu 21, 33-43.45-46

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :« Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant: “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu.» Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux! Aussi, je vous le dis. Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens savaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Prière sur les offrandes

Que ton amour, Seigneur, devance tes serviteurs pour leur permettre de bien célébrer ces mystères ; et qu’il les aide à rester partout à ton service. Par Jésus.

Antienne de communion : 1Jn 4, 10

Dieu nous a aimés et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

Prière après la communion

C’est déjà le salut éternel, Seigneur, que nous commençons de recevoir: accorde-nous de tendre vers lui de manière à le posséder. Par Jésus.

Méditation

Le Seigneur, en ce jour, met à nu notre cœur et les intentions qui nous animent souvent vis-à-vis des responsabilités qui nous sont confiées. Il nous arrive souvent d’oublier que nous sommes de simples intendants de ce que nous gérons comme personnes ou biens, et de croire que nous en sommes les propriétaires ou les tout-puissants. Cette confusion est la source de toutes les exactions que nous commettons à l’égard de nos frères. Aujourd’hui, le Seigneur nous met en garde et nous fait comprendre que si nous ne prenons pas au sérieux nos responsabilités, nous serons destitués. Voilà pourquoi en ce jour nous devons implorer du Seigneur la grâce d’une bonne gestion des biens et des personnes qu’il met à notre disposition.

FRIday  10  MARCH

SAINT JOHN OLIGIVE

He was born in Scotland and became a Jesuit in 1608 and returned to Scotland in disguise, saying Masses in secret. He was arrested in Glasgow in 1614, tortured, paraded through the streets, and hanged on 10 March 1615..

Entrance Antiphon: Cf. Ps 30: 2, 5

In you, O Lord, I put my trust, let me never be put to shame; release me from the snare they have hidden for me, for you indeed are my refuge.

Collect

Grant, we pray, almighty God, that, purifying us by the sacred practice of penance, you may lead us in sincerity of heart to attain the holy things to come. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

First reading: Genesis 37: 3-4, 12-13, 17-28

Israel loved Joseph more than all his other sons, for he was the son of his old age, and he had a coat with long sleeves made for him. But his brothers, seeing how his father loved him more than all his other sons, came to hate him so much that they could not say a civil word to him. His brothers went to pasture their father’s flock at Shechem. Then Israel said to Joseph, “Are not your brothers with the flock at Shechem? Come, I am going to send you to them.” So Joseph went after his brothers and found them at Dothan. They saw him in the distance, and before he reached them, they made a plot among themselves to put him to death. “Here comes the man of dreams”, they said to one another. “Come on, let us kill him and throw him into some well; we can say that a wild beast devoured him. Then we shall see what becomes of his dreams.” But Reuben heard, and he saved him from their violence. “We must not take his life”, he said. “Shed no blood,” said Reuben to them. “Throw him into this well in the wilderness, but do not lay violent hands on him.” – intending to save him from them and to restore him to his father. So, when Joseph reached his brothers, they pulled off his coat, the coat with long sleeves that he was wearing, and catching hold of him they threw him into the well, an empty well with no water in it. They then sat down to eat. Looking up they saw a group of Ishmaelites who were coming from Gilead, their camels laden with gum, tragacanth, balsam and resin, which they were taking down into Egypt. Then Judah said to his brothers, “What do we gain by killing our brother and covering up his blood? Come, let us sell him to the Ishmaelites, but let us not do any harm to him. After all, he is our brother, and our own flesh.” His brothers agreed. Now some Midianite merchants were passing, and they drew Joseph up out of the well. They sold Joseph to the Ishmaelites for twenty silver pieces, and these men took Joseph to Egypt.

Psalm 104: 16-21

R/ Remember the wonders the Lord has done.

The Lord called down a famine on the land. He broke the staff that supported them. He had sent man before them, Joseph, sold as a slave.

His feet were put in chains, his neck was bound with iron, until what he said came to pass and the word of the Lord proved him true.

Then the King sent and released him, the ruler of the people set him free, making him master of his house and ruler of all he possessed.

Gospel Acclamation: Jn3:16

Praise and honour to you, Lord Jesus! God loved the world so much that he gave His only Son: everyone who believes in him has eternal life. Praise and honour to you, Lord Jesus!

Gospel: Matthew 21: 33-43, 45-46

Jesus said to the chief priests and the elders of the people, “Listen to another parable. There was a man, a landowner, who planted a vineyard; he fenced it round, dug a winepress in it and built a tower; then he leased it to tenants and went abroad. When vintage time drew near, he sent his servants to the tenants to collect his produce. But the tenants seized his servants, thrashed one, killed another and stoned a third. Next, he sent some more servants, this time a larger number, and they dealt with them in the same way. Finally, he sent his son to them. ‘They will respect my son’, he said. But when the tenants saw the son, they said to each other, ‘This is the heir. Come on, let us kill him and take over his inheritance.’ So they seized him and threw him out of the vineyard and killed him. Now when the owner of the vineyard comes, what will he do to those tenants?” They answered, “He will bring those wretches to a wretched end and lease the vineyard to other tenants who will deliver the produce to him when the season arrives.” Jesus said to them, “Have you never read in the Scriptures: It was the stone rejected by the builders That became the keystone. This was the Lord’s doing and it is wonderful to see?’ I tell you, then, that the kingdom of God will be taken from you and given to a people who will produce its fruit.” When they heard his parables, the chief priests and the Scribes realized he was speaking about them, but though they would have liked to arrest him they were afraid of the crowds, who looked on him as a prophet.

Prayer over the Offerings

May your merciful grace prepare your servants, O God, for the worthy celebration of these mysteries, and lead them to it by a devout way of life. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: 1 Jn 4: 10

God loved us, and sent his Son as expiation for our sins.

Prayer after Communion

Having received this pledge of eternal salvation, we pray, O Lord, that we may set our course so well as to attain the redemption you promise. Through Christ our Lord.

Mediation

On this day, the Lord exposes the poor quality of our hearts and the intentions that often drive us in the responsibilities entrusted to us. We often forget that we are mere stewards of all we have in our command, be they people or goods. And this forgetfulness often leads us to the mistaken thought that we are the owners or the all-powerful. Such confusion, amongst other things, is the source of all the abuses we commit against our fellow humans. Today, the Lord warns us and makes us understand that we will be deposed if we do not take our responsibilities seriously. That is why we must implore the Lord for the grace of good stewardship of the goods and people over whom God has placed us.

JEUDI  09  MARS

Sainte Françoise Romaine,

Religieuse

Mariée par obéissance, Françoise (1384-1440) fut durant près de quarante ans une épouse et une mère de famille modèle. Après avoir réglé les affaires de sa maison, cette femme de l’aristocratie romaine employait le reste de son temps à prier dans les églises et à soulager les pauvres.

Antienne  d’ouverture : Ps 139, 23-24

Scrute-moi, mon Dieu, et tu connaîtras mon cœur. Vois si le mal ne fait pas en moi son chemin et conduis-moi sur le chemin d’éternité.

Prière d’ouverture

Dieu qui aimes l’innocence et la fais recouvrer, oriente vers toi le cœur de tes fidèles, pour que, dociles à ton Esprit, ils soient fermes dans la foi et vraiment efficaces. Par Jésus.

 1ère lecture : Jérémie 17, 5-10

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume :  1, 1-2, 3, 4.6

R/ Heureux est l’homme  qui met sa foi dans le Seigneur

Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

Évangile : Luc 16, 19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous. ”Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères: qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes: qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit: “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Prière sur les offrandes

Par cette Eucharistie, Seigneur, sanctifie nos œuvres de pénitence, pour que l’entraînement du carême aboutisse à la vraie conversion du cœur. Par Jésus.

Antienne  de   communion :  Ps 118, 1

Heureux, les hommes d’une conduite irréprochable qui suivent la loi du Seigneur.

Prière après la communion

Que cette communion, Seigneur, demeure agissante en nous et prolonge son effet dans notre vie. Par Jésus.

Méditation

Jésus nous interpelle et nous invite dans l’évangile à la pratique de la charité. La problématique du riche et du pauvre est une réalité vivante dans nos sociétés, dans nos familles et nous concerne tous. Face à tant d’inégalités et d’injustices, il y a lieu de se demander pourquoi notre humanité va si mal. Et l’évangile de ce jour nous fait comprendre que le monde est ainsi parce que l’homme se ferme à la charité. S’il y a tant de Lazare dans le monde et dans nos familles aujourd’hui, c’est parce que nous les riches de ce temps nous refusons de partager. Chacun de nous a reçu gratuitement du Seigneur un don, un talent ou une faculté spéciale à mettre au service de tous. A chaque fois que nous fermons les yeux aux souffrances des autres, nous manquons de charité. Et c’est maintenant que nous devons la pratiquer, car demain il sera trop tard.