Vendredi 10 Avril 2020

ROUGE

Saint Fulbert (vers 960-1028)

Il est nommé évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Eglise, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes.

Lectures de la messe

 

LA PASSION DU SEIGNEUR

  1. Le Vendredi et le Samedi saints, selon une très ancienne tradition, l’Église ne célèbre pas l’Eucharistie.

    2. L´autel doit être complètement nu, sans croix, ni chandeliers, ni nappe.

    3. L´après-midi de ce jour, vers trois heures, à moins qu’une raison pastorale ne fasse choisir une heure plus tardive, on célèbre la Passion du Seigneur.

    Cette action comporte trois parties:
    – la liturgie de la Parole
    – la vénération de la Croix
    – la communion.

    Il est souvent souhaitable qu’avant le début de la célébration, une brève monition situe ces trois parties de l’action, et introduise au temps
    de prière silencieuse par lequel débute l’office.

    En ce jour, on ne communie que pendant la célébration de la Passion; toutefois on peut, à n’importe quelle heure de la journée, porter la communion aux malades et aux infirmes qui ne peuvent participer à cette célébration. Pour eux plus encore que pour les autres fidèles, on aura le souci de mettre en valeur le sens particulier de la communion de ce jour.

CÉLÉBRATION DE LA PASSION

  1. Le prêtre et les autres ministres sacrés, revêtus des vêtements de la messe, qui sont de couleur rouge, s’avancent vers l’autel et, après l’avoir salué, ils se prosternent ou se mettent à genoux. Tous prient en silence pendant quelque temps.

    5. Ensuite, le prêtre gagne le siège où, tourné vers le peuple, et les mains jointes, il dit l’une des prières suivantes.

    PRIÈRE

    (on ne dit pas Prions le Seigneur)

    Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour sauver tous les hommes; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour: nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort; soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.

    Ou bien

    Seigneur notre Dieu, par la passion du Christ, tu as détruit la mort héritée du premier péché, la mort qui tenait l’humanité sous sa loi; Accorde-nous d’être semblables à ton Fils: du fait de notre nature, nous avons dû connaître la condition du premier homme qui vient de la terre; sanctifie-nous par ta grâce pour que nous connaissions désormais la condition de l’homme nouveau qui appartient au ciel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

LITURGIE DE LA PAROLE

  1. Ensuite, tous s’assoient, et on proclame la première lecture, tirée du prophète Isaïe (Is 52, 13-53, 12), avec son psaume.

    7. Vient ensuite la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Hébreux (He 4, 14-16; 5, 7-9).

    8. On chante le chant avant l’Évangile, puis on lit la Passion du Seigneur selon saint Jean (Jn 18, 1-19, 42), de la même manière que le dimanche des Rameaux.

    9. Après la lecture de la Passion, il convient de faire une brève homélie (à la fin de laquelle le prêtre peut inviter l’assemblée à rester quelque temps en silence).

 

Première lecture : Isaïe 52, 13 – 53, 12

 

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Psaume 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25

R/ Ô Père, en tes mains je remets mon esprit. (Cf. Lc 23, 46)

 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; garde moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur !

 

Deuxième lecture : Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils,il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté :il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. (Cf. Ph 2, 8-9)

Évangile : Jean 18, 1 – 19, 42

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

  1. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ;
    il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : X « Qui cherchez-vous? »
    L. Ils lui répondirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit : X « C’est moi, je le suis. » L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : X « Qui cherchez-vous? » L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. » L. Jésus répondit : X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : X « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
    L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
    L. Il répondit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
    L. Jésus lui répliqua : X « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. »
    L. Les Juifs lui dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda : X « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara : X « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit : X « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
    L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara :
    A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! » L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : A. « D’où es-tu? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit : X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : X « Femme, voici ton fils. » L. Puis il dit au disciple : X « Voici ta mère. » L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : X « J’ai soif. » L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : X « Tout est accompli. »
    L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)
    Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Prière universelle

  1. La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui, en ce jour, est dite de la manière suivante: le diacre, debout à l´ambon, donne l’intention dans un invitatoire; tous prient en silence, puis le prêtre, debout au siège ou, suivant la disposition des lieux, à l’autel, les mains étendues, dit ou chante l’oraison. Pendant ces prières, les fidèles peuvent se tenir soit debout, soit à genoux.

    11. On peut prévoir une acclamation du peuple avant chaque oraison. On peut aussi maintenir l’ancienne monition du diacre: Prions à genoux, suivie de l’agenouillement de tous pour une prière en silence dont le terme est marqué par l’invitation: Levons-nous.

    12. Pour une grave nécessité publique, l´Ordinaire du lieu peut autoriser ou imposer une intention spéciale.

    13. Le prêtre peut choisir, parmi les intentions proposées ci-dessous, celles seulement qui sont les plus aptes à nourrir la prière de l’assemblée, de manière toutefois que soient conservées les séries habituelles de la Prière universelle (cf. Présentation générale du Missel romain, n. 46 ).

    1. POUR LA SAINTE ÉGLISE

    Prions, frères bien-aimés, pour la sainte Église de Dieu: Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples; Protège l´œuvre de ton amour: afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    2. POUR LE PAPE

    Prions pour notre saint Père le pape N., élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal: Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière: Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouverne progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    3. POUR LE CLERGÉ ET LE PEUPLE FIDÈLE

    Prions pour notre évêque N., pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église,
    exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent: Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
    Amen.

    4. POUR LES CATÉCHUMÈNES

    Prions pour les (nos) catéchumènes: Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, Augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    5. POUR L´UNITÉ DES CHRÉTIENS

    Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité: Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    6. POUR LES JUIFS

    Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier: Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    7. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN JÉSUS CHRIST

    Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité; Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    8. POUR CEUX QUI NE CROIENT PAS EN DIEU

    Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu: Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, Fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour: qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    9. POUR LES POUVOIRS PUBLICS

    Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques:

    Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir; Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    10. POUR TOUS LES HOMMES DANS L´ÉPREUVE

    Frères bien-aimés, prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l´épreuve: Qu´il débarrasse le monde de toute erreur, qu´il chasse les épidémies et repousse la famine, qu´il vide les prisons et délivre les captifs, qu´il protège ceux qui voyagent, qu´il ramène chez eux les exilés, qu´il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

    Tous prient en silence. Puis le prêtre dit:

    Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t´appellent, quelles que soient leurs souffrances: Qu´ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

VÉNÉRATION DE LA CROIX

  1. La Prière universelle achevée, on fait la vénération solennelle de la Croix.

    La présentation de la Croix peut se faire sous deux formes. On choisira celle des deux qui est la mieux adaptée à l´assemblée.

    Présentation de la Croix

    Première forme

    15. Un ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l´autel. Le prêtre, debout devant l´autel, reçoit la Croix, il en découvre la partie supérieure et l´élève en chantant (les ministres ou même la chorale peuvent se joindre à lui pour ce chant):

    Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

    Le peuple Venez, adorons!

    Puis tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants, tandis que le prêtre reste debout et tient la Croix élevée.

    Ensuite, le prêtre découvre le bras droit de la Croix, il l´élève à nouveau en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait comme la première fois.

    Le prêtre découvre enfin totalement la Croix, il l´élève une troisième fois en chantant: Voici le bois de la Croix, et on fait de nouveau comme la première fois.

    16. Accompagné de deux ministres avec des cierges allumés, le prêtre porte la Croix à l´entrée du sanctuaire ou dans tout autre lieu qui convienne pour la vénération. Il l´y dépose ou la remet aux ministres, qui ont déposé leurs cierges à droite et à gauche. La vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

    Deuxième forme

    17. Le prêtre ou le diacre ou tout autre ministre, accompagné des autres ministres, se rend près de la porte de l´église où l´on a disposé la Croix non voilée, entre les cierges allumés. Il prend la Croix, les autres ministres prennent les cierges, et tous s´avancent en procession à travers l´église vers le sanctuaire.

    Au départ de la procession, puis au milieu de l´église, enfin devant l´entrée du sanctuaire, celui qui porte la Croix l´élève en chantant:

    Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde.

    Le peuple Venez, adorons!

    Après chacune de ces réponses, tous s´agenouillent et adorent en silence durant quelques instants. Ensuite, on dépose la Croix avec les chandeliers à l´entrée du sanctuaire, comme au n. 16, ci-dessus, et la vénération de la Croix se déroule comme ci-dessous au n. 18.

    Vénération de la Croix

    18. Pour la vénération de la Croix, le prêtre, les ministres et les fidèles s´avancent les uns après les autres: ils passent devant la Croix et lui rendent hommage, soit en faisant la génuflexion devant elle, soit par tel autre signe, par exemple en l´embrassant. Revenu à sa place, chacun s´assied.

    Pendant ce temps, on chante l´antienne de la croix, les Reproches (Impropères), ou d´autres chants qui conviennent.

    19. On ne présente qu´une seule croix à la vénération. S´il y a vraiment un très grand nombre de participants si bien que faire passer chacun devant cette seule croix prolongerait exagérément cette partie de la célébration, on agira de la façon suivante: lorsqu´un certain nombre de participants auront pu faire la vénération, le prêtre prendra la Croix et, se tenant devant le milieu de l´autel, il invitera en quelques mots l´assemblée à vénérer la Croix. Puis il élèvera celle-ci durant un peu de temps pour la présenter à la vénération silencieuse des fidèles.

CHANTS POUR LA VÉNÉRATION DE LA CROIX

ANTIENNE

Ta croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons: C´est par le bois de la croix que la joie est venue sur le monde.

Avec cette antienne, on peut chanter le Psaume 66.

CHANT DES REPROCHES (IMPROPÈRES)

(Chœur)

O mon peuple, que t´ai-je fais? En quoi t´ai-je contristé? Réponds-moi.

Répons 1.

Hagios o Theos, Hagios Ischyros, Hagios Athanatos, eleison imas. Sanctus Deus, Sanctus fortis, Sanctus immortalis, miserere nobis.

O Dieu saint, O Dieu fort, O Dieu immortel, prends pitié de nous.

I (Chœur) Peuple égaré par l´amertume, peuple au cœur fermé, souviens-toi! Le Maître t´a libéré. Tant d´amour serait-il sans réponse, tant d´amour d´un Dieu crucifié?

(Soliste)

1. Moi, depuis l´aurore des mondes, j´ai préparé ton aujourd´hui; toi, tu rejettes la vraie Vie qui peut donner la joie sans ombre, ô mon peuple, réponds-moi!

2. Moi, j´ai brisé tes liens d´esclave, j´ai fait sombrer tes ennemis; toi, tu me livres à l´ennemi, tu me prépares une autre Pâque, ô mon peuple, réponds-moi.

(Tous) O Dieu saint… !

3. Moi, j´ai pris part à ton exode, par la nuée je t´ai conduit; toi, tu m´enfermes dans ta nuit, tu ne sais plus où va ma gloire, ô mon peuple, réponds-moi.

4. Moi, j´ai envoyé mes prophètes, ils ont crié dans ton exil; toi, tu ne veux pas revenir, tu deviens sourd quand je t´appelle, ô mon peuple, réponds-moi.

5. Moi, j´ai voulu, vivante Sève, jeter l´espoir de fruits nouveaux; toi, tu te coupes de mes eaux mais pour aller vers quelle sève? Ô mon peuple, réponds-moi.

II (Chœur) Vigne aux raisins d´amertume, vigne aux sarments desséchés,
souviens-toi! La Grappe fut vendangée; ce Fruit mûr serait-il sans partage, ce Fruit mûr que Dieu a pressé?

(Soliste)

6. Moi, j´ai porté le poids des chaînes, j´ai courbé le dos sous les fouets; toi, tu me blesses en l´opprimé, l´innocent tombé sous la haine, ô mon frère, réponds-moi.

7. Moi, j´ai porté sceptre et couronne et manteau royal empourpré; toi, tu rougis de confesser le Fils de Dieu parmi les hommes, ô mon frère, réponds-moi.

8. Moi, j´ai marché vers le calvaire où mes deux bras furent cloués; toi, tu refuses la montée quand meurt en croix l´un de mes frères, ô mon frère, réponds-moi.

9. Moi, je revis depuis l´Aurore où le Vivant m´a réveillé; toi, le témoin de ma clarté, es-tu vivant parmi les hommes? Ô mon frère, réponds-moi.

(Chœur) Frère sevré d´amertume, frère au cœur desséché, souviens-toi! Ton frère t’a relevé, Jésus-Christ, le Verbe et la Réponse, Jésus-Christ, l´Amour révélé.

HYMNE en l’honneur de la Croix: Crux fidelis ou un chant analogue en français.

20. La vénération achevée, on porte la Croix à la place prévue, sur l’autel ou près de celui-ci. On dépose les chandeliers soit autour de l’autel, soit près de la Croix.

COMMUNION

  1. On met la nappe sur l’autel. On y place le corporal et le livre. Puis un diacre, ou à son défaut le prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on l’a déposé la veille. Il revient directement à l’autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Deux ministres accompagnent le Saint-Sacrement avec des cierges allumés, qu’ils déposent près de l’autel ou sur celui-ci.

    22. Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’autel et découvert le ciboire, le prêtre s’approche et, ayant fait la génuflexion, il monte à l’autel.

Il dit à voix haute, les mains jointes:

Comme nous l’avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire:

ou bien

Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue du Sauveur:

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles!

Que cette communion, Seigneur Jésus Christ, n’entraîne pour moi ni jugement ni condamnation; mais qu’elle soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison.

Heureux les invités au repas du Seigneur!  Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir; mais dis seulement une parole et je serai guéri.

Prions le Seigneur.

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui nous as renouvelés par la mort et la résurrection de ton Christ, entretiens en nous l’œuvre de ton amour; Que notre communion à ce mystère consacre notre vie à ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

  1. Pour le renvoi de l’assemblée, le prêtre dit ensuite, en étendant les mains sur le peuple:
    Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection: Accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Puis tous se retirent en silence. On enlèvera en temps opportun les chandeliers et la nappe de l’autel.

29. Ceux qui ont participé à la célébration de la Passion ne disent pas vêpres.

THURSDAY 09 APRIL 2020

thursday 09 April 2020

 

 

Maundy Thursday

St. Waldetrudis

Also known as Waltrude or Waudru, she was the daughter of Saints Walbert and Bertilia and sister of St. Aldegunus of Maubeuge.

 

White

 

Entrance Antiphon:  Gal 6: 14

We should glory in the Cross of our Lord Jesus Christ, in whom is our salvation, life and resurrection, through whom we are saved and delivered.

 

Collect

O God, who have called us to participate in this most sacred Supper, in which your Only Begotten Son, when about to hand himself over to death, entrusted to the Church a sacrifice new for all eternity, the banquet of his love, grant, we pray, that we may draw from so great a mystery, the fullness of charity and of life. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading: Exodus 12:1-8,11-14

The Lord said to Moses and Aaron in the land of Egypt: ‘This month is to be the first of all the others for you, the first month of your year. Speak to the whole community of Israel and say, “On the tenth day of this month each man must take an animal from the flock, one for each family: one animal for each household. If the household is too small to eat the animal, a man must join with his neighbour, the nearest to his house, as the number of persons requires. You must take into account what each can eat in deciding the number for the animal. It must be an animal without blemish, a male one year old; you may take it from either sheep or goats. You must keep it till the fourteenth day of the month when the whole assembly of the community of Israel shall slaughter it between the two evenings. Some of the blood must then be taken and put on the two doorposts and the lintel of the houses where it is eaten. That night, the flesh is to be eaten, roasted over the fire; it must be eaten with unleavened bread and bitter herbs. You shall eat it like this: with a girdle round your waist, sandals on your feet, a staff in your hand. You shall eat it hastily: it is a passover in honour of the Lord. That night, I will go through the land of Egypt and strike down all the first-born in the land of Egypt, man and beast alike, and I shall deal out punishment to all the gods of Egypt, I am the Lord! The blood shall serve to mark the houses that you live in. When I see the blood I will pass over you and you shall escape the destroying plague when I strike the land of Egypt. This day is to be a day of remembrance for you, and you must celebrate it as a feast in the Lord’s honour. For all generations you are to declare it a day of festival, for ever.”’

 

Psalm 115(116):12-13,15-18

R/   The blessing-cup that we bless is a communion with the blood of Christ.

  1. How can I repay the Lord for his goodness to me? The cup of salvation I will raise; I will call on the Lord’s name.
  2. O precious in the eyes of the Lord is the death of his faithful. Your servant, Lord, your servant am I; you have loosened my bonds.
  3. A thanksgiving sacrifice I make; I will call on the Lord’s name. My vows to the Lord I will fulfil before all his people.

 

Second reading: 1 Corinthians 11:23-26

This is what I received from the Lord, and in turn passed on to you: that on the same night that he was betrayed, the Lord Jesus took some bread, and thanked God for it and broke it, and he said, ‘This is my body, which is for you; do this as a memorial of me.’ In the same way he took the cup after supper, and said, ‘This cup is the new covenant in my blood. Whenever you drink it, do this as a memorial of me.’ Until the Lord comes, therefore, every time you eat this bread and drink this cup, you are proclaiming his death.

 

Gospel Acclamation: Jn 13:34

Praise and honour to you, Lord Jesus! I give you a new commandment: love one another just as I have loved you,  says the Lord. Praise and honour to you, Lord Jesus!

Gospel: John 13:1-15

It was before the festival of the Passover, and Jesus knew that the hour had come for him to pass from this world to the Father. He had always loved those who were his in the world, but now he showed how perfect his love was. They were at supper, and the devil had already put it into the mind of Judas Iscariot son of Simon, to betray him. Jesus knew that the Father had put everything into his hands, and that he had come from God and was returning to God, and he got up from table, removed his outer garment and, taking a towel, wrapped it round his waist; he then poured water into a basin and began to wash the disciples’ feet and to wipe them with the towel he was wearing. He came to Simon Peter, who said to him, ‘Lord, are you going to wash my feet?’ Jesus answered, ‘At the moment you do not know what I am doing, but later you will understand.’ ‘Never!’ said Peter ‘You shall never wash my feet.’ Jesus replied, ‘If I do not wash you, you can have nothing in common with me.’ ‘Then, Lord,’ said Simon Peter ‘not only my feet, but my hands and my head as well!’ Jesus said, ‘No one who has taken a bath needs washing, he is clean all over. You too are clean, though not all of you are.’ He knew who was going to betray him, that was why he said, ‘though not all of you are.’ When he had washed their feet and put on his clothes again he went back to the table. ‘Do you understand’ he said ‘what I have done to you? You call me Master and Lord, and rightly; so I am. If I, then, the Lord and Master, have washed your feet, you should wash each other’s feet. I have given you an example so that you may copy what I have done to you.’

 

Prayer over the Offerings

Grant us, O Lord, we pray, that we may participate worthily in these mysteries, for whenever the memorial of this sacrifice is celebrated the work of our redemption is accomplished. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon: 1 Cor 11: 24-25

This is the Body that will be given up for you; this is the Chalice of the new covenant in my Blood, says the Lord; do this, whenever you receive it, in memory of me.

 

Prayer after Communion

Grant, almighty God,  that, just as we are renewed by the Supper of your Son in this present age, so we may enjoy his banquet for all eternity. Who lives and reigns for ever and ever.

 

Meditation

On Holy Thursday, we remember the Last Supper during which Jesus instituted the Sacrament of the Eucharist and the Sacrament of the Priesthood. Beloved brothers and sisters, today our thoughts are on three important mysteries in our lives as Christians. First is the Mystery of the Eucharist, the sacramental presence of Jesus Christ among us. Every day when we celebrate Holy Mass, this miracle takes place. Jesus, the Immanuel, comes in a true and indisputable manner to us. Unfortunately, many Christians who are longing for miracles do not seem to understand or experience this Eucharistic miracle. So, they leave the Church and go to some deleterious sects for miracles! Today we equally celebrate the mystery of the priesthood. No one takes this honour on himself, but each priest is chosen from among us, just like Aaron was, and is ordained priest of the order of Melchizedek, once and for ever. Again, and perhaps because some of us are so used to priests, we sometimes take the priesthood for granted. But without the Priesthood, God will not come among us in a the sacrament of the Eucharist. Finally, on Holy Thursday, the Mandatum of Jesus is the Mystery of Love. Love conquers everything and cuts through all barriers. Love makes it possible for us to serve each other and to live harmoniously with each one.

Jeudi 09 Avril 2020 – Jeudi Saint

BLANC

 

Saint Marcel

Il avait participé au ministère pastoral de son  frère qui était  évêque de Die. Quand celui-ci mourut, les fidèles élurent saint Marcel pour lui succéder. Après avoir été persécuté par Gondioc, roi arien des Burgondes, il réussit à le convertir.

Antienne d’ouverture

 

Que notre seule fierté soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ. En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection, par lui, nous sommes sauvés et délivrés. Ga 6, 14

Prière d’ouverture

Tu nous appelles, Dieu notre Père, à célébrer ce soir la très sainte Cène où ton Fils unique, avant de se livrer lui-même à la mort, a voulu remettre à son Église le sacrifice nouveau de l´Alliance éternelle; Fais que nous recevions de ce repas qui est le sacrement de son amour, la charité et la vie. Par Jésus Christ.

Messe du soir

Première lecture (Ex 12, 1-8.11-14)

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. » – Parole du Seigneur.

Psaume (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

R/ La coupe de bénédictionest communion au sang du Christ. (cf. 1 Co 10, 16)

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens ! Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.

 

Deuxième lecture (1 Co 11, 23-26)

Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. – Parole du Seigneur.

 

Acclamation

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Jn 13, 34)

 

Évangile (Jn 13, 1-15)

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Prière sur les offrandes

 

Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie; Car chaque fois qu´est célébré ce sacrifice en mémorial, c´est l´œuvre de notre Rédemption qui s´accomplit. Par Jésus.

 

Antienne de communion

 

« Ceci est mon corps, donné pour vous, dit le Seigneur. Faites cela en mémoire de moi. Cette coupe est la nouvelle Alliance établie par mon sang. Chaque fois que vous en boirez,

faites cela en mémoire de moi.» 1 Co 11, 24. 25

 

 

Prière après la communion

 

Nous avons repris des forces, Dieu tout-puissant, en participant ce soir à la Cène de ton Fils;

Accorde-nous d´être un jour rassasié à la table de son Royaume éternel. Lui qui.

TUESDAY 07 APRIL 2020

tuesday 07 April 2020

 

 

St John Baptist de la Salle (1651 – 1719)

 

He was born in Rheims in France in 1651. He became a priest and devoted himself wholeheartedly to the education of children, founding schools for the poor. He and his colleagues formed a congregation called the Brothers of the Christian Schools, in whose cause he suffered many tribulations. He died in Rouen in 1719.

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Violet

 

 

Entrance Antiphon: Ps 26: 12

Do not leave me to the will of my foes, O Lord, for false witnesses rise up against me and they breathe out violence.

 

Collect

Almighty ever-living God, grant us so to celebrate the mysteries of the Lord’s Passion that we may merit to receive your pardon. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading: Isaiah 49:1-6

Islands, listen to me, pay attention, remotest peoples. The Lord called me before I was born, from my mother’s womb he pronounced my name. He made my mouth a sharp sword, and hid me in the shadow of his hand. He made me into a sharpened arrow, and concealed me in his quiver. He said to me, ‘You are my servant (Israel) in whom I shall be glorified’; while I was thinking, ‘I have toiled in vain, I have exhausted myself for nothing’; and all the while my cause was with the Lord, my reward with my God. I was honoured in the eyes of the Lord, my God was my strength. And now the Lord has spoken, he who formed me in the womb to be his servant, to bring Jacob back to him, to gather Israel to him: ‘It is not enough for you to be my servant, to restore the tribes of Jacob and bring back the survivors of Israel; I will make you the light of the nations so that my salvation may reach to the ends of the earth.’

 

Psalm 70(71):1-6,15,17

R/  My lips will tell of your help.

 

  1. In you, O Lord, I take refuge; let me never be put to shame. In your justice rescue me, free me: pay heed to me and save me.
  2. Be a rock where I can take refuge, a mighty stronghold to save me; for you are my rock, my stronghold. Free me from the hand of the wicked.
  3. It is you, O Lord, who are my hope, my trust, O Lord, since my youth. On you I have leaned from my birth, from my mother’s womb you have been my help.
  4. My lips will tell of your justice and day by day of your help. O God, you have taught me from my youth and I proclaim your wonders still.

 

Gospel Acclamation

Glory and praise to you, O Christ! Hail to you, our King! Obedient to the Father, you were led to your crucifixion as a meek lamb is led to the slaughter. Glory and praise to you, O Christ!

 

Gospel: John 13:21-33,36-38

While at supper with his disciples, Jesus was troubled in spirit and declared, ‘I tell you most solemnly, one of you will betray me.’ The disciples looked at one another, wondering which he meant. The disciple Jesus loved was reclining next to Jesus; Simon Peter signed to him and said, ‘Ask who it is he means’, so leaning back on Jesus’ breast he said, ‘Who is it, Lord?’ ‘It is the one’ replied Jesus ‘to whom I give the piece of bread that I shall dip in the dish.’ He dipped the piece of bread and gave it to Judas son of Simon Iscariot. At that instant, after Judas had taken the bread, Satan entered him. Jesus then said, ‘What you are going to do, do quickly.’ None of the others at table understood the reason he said this. Since Judas had charge of the common fund, some of them thought Jesus was telling him, ‘Buy what we need for the festival’, or telling him to give something to the poor. As soon as Judas had taken the piece of bread he went out. Night had fallen. When he had gone Jesus said: ‘Now has the Son of Man been glorified, and in him God has been glorified. If God has been glorified in him, God will in turn glorify him in himself, and will glorify him very soon. ‘My little children, I shall not be with you much longer. You will look for me, And, as I told the Jews, where I am going, you cannot come.’ Simon Peter said, ‘Lord, where are you going?’ Jesus replied, ‘Where I am going you cannot follow me now; you will follow me later.’ Peter said to him, ‘Why can’t I follow you now? I will lay down my life for you.’ ‘Lay down your life for me?’ answered Jesus. ‘I tell you most solemnly, before the cock crows you will have disowned me three times.’

 

Prayer over the Offerings

Look favourably, O Lord, we pray, on these offerings of your family, and to those you make partakers of these sacred gifts grant a share in their fullness. Through Christ our Lord.

 

Communion Antiphon: Rm 8: 32

God did not spare his own Son, but handed him over for us all.

 

Prayer after Communion

Nourished by your saving gifts, we beseech your mercy, Lord, that by this same Sacrament, with which you have fed us in the present age you may make us partakers of life eternal. Through Christ our Lord.

 

 

Meditation

In our Reading today, Yahweh speaks through the prophet Isaiah to make us realize that each and everyone of us is a careful plan of God, who knit us in our mother’s womb and called each of us for a purpose in this world. Unfortunately, many of us spend our lives doing the wrong things and never sitting down to ask ourselves the purpose for which God created us. None of  us is the product of chance; we are each and all part of the eternal plan of God. So, we cannot afford to waste our lives here on earth. Instead we must each become a light to enlighten others and drive away the force of evil. In the Gospel, Jesus foretells that one of his own will betray him; he equally foretells the triple denial of Peter. It is significant that these two events are disclosed in one evening. Peter and Judas both denied Jesus; but the difference lies in the fact that Peter was quick to recognize his error and repent while Judas got frustrated and hanged himself. There is no sin that God cannot forget, so there is no reason why any of us should despair because of what we have done.

 

 

 

 

 

 

wednesday 08 April 2020

 

 

Saint Julie Billiart (1751 —1816)

 

He was a French religious leader who founded, and was the first Superior General of, the Congregation of the Sisters of Notre Dame de Namur

 

Violet

 

Entrance Antiphon: Phil 2: 10, 8, 11

At the name of Jesus, every knee should bend of those in heaven and on the earth and under the earth, for the Lord became obedient to death, death on a cross: therefore Jesus Christ is Lord, to the glory of God the Father.

 

Collect

O God, who willed your Son to submit for our sake to the yoke of the Cross, so that you might drive from us the power of the enemy, grant us, your servants, to attain the grace of the resurrection. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading: Isaiah 50:4-9

The Lord has given me a disciple’s tongue. So that I may know how to reply to the wearied he provides me with speech. Each morning he wakes me to hear, to listen like a disciple. The Lord has opened my ear. For my part, I made no resistance, neither did I turn away. I offered my back to those who struck me, my cheeks to those who tore at my beard; I did not cover my face against insult and spittle. The Lord comes to my help, so that I am untouched by the insults. So, too, I set my face like flint; I know I shall not be shamed. My vindicator is here at hand. Does anyone start proceedings against me? Then let us go to court together. Who thinks he has a case against me? Let him approach me. The Lord is coming to my help, who will dare to condemn me?

 

Psalm 68(69):8-10,21-22,31,33-34

R/ In your great love, O Lord, answer my prayers for your favour.

 

  1. It is for you that I suffer taunts, that shame covers my face, that I have become a stranger to my brothers, an alien to my own mother’s sons. I burn with zeal for your house and taunts against you fall on me.
  2. Taunts have broken my heart; I have reached the end of my strength. I looked in vain for compassion, for consolers; not one could I find. For food they gave me poison; in my thirst they gave me vinegar to drink.
  3. I will praise God’s name with a song; I will glorify him with thanksgiving. The poor when they see it will be glad and God-seeking hearts will revive; for the Lord listens to the needy and does not spurn his servants in their chains.

 

Gospel Acclamation

Glory to you, O Christ, you are the Word of God! Hail to you, our King! Obedient to the Father, you were led to your crucifixion as a meek lamb is led to the slaughter. Glory to you, O Christ, you are the Word of God!

 

Gospel: Matthew 26:14-25

One of the Twelve, the man called Judas Iscariot, went to the chief priests and said, ‘What are you prepared to give me if I hand him over to you?’ They paid him thirty silver pieces, and from that moment he looked for an opportunity to betray him. Now on the first day of Unleavened Bread the disciples came to Jesus to say, ‘Where do you want us to make the preparations for you to eat the passover?’ ‘Go to so-and-so in the city’ he replied ‘and say to him, “The Master says: My time is near. It is at your house that I am keeping Passover with my disciples.”’ The disciples did what Jesus told them and prepared the Passover. When evening came he was at table with the twelve disciples. And while they were eating he said ‘I tell you solemnly, one of you is about to betray me.’ They were greatly distressed and started asking him in turn, ‘Not I, Lord, surely?’ He answered, ‘Someone who has dipped his hand into the dish with me, will betray me. The Son of Man is going to his fate, as the scriptures say he will, but alas for that man by whom the Son of Man is betrayed! Better for that man if he had never been born!’ Judas, who was to betray him; asked in his turn, ‘Not I, Rabbi, surely?’ ‘They are your own words’ answered Jesus.

 

Prayer over the Offerings

Receive, O Lord, we pray, the offerings made here, and graciously grant that, celebrating your Son’s Passion in mystery, we may experience the grace of its effects. Through Christ our Lord.

 

Communion Antiphon: Mt 20: 28

The Son of Man did not come to be served but to serve and to give his life as a ransom for many.

 

Prayer after Communion

Endow us, almighty God, with the firm conviction that through your Son’s Death in time, to which the revered mysteries bear witness, we may be assured of perpetual life. Through Christ our Lord.

 

 

Meditation

In the Readings of this day, Yahweh has given Isaiah the disciple’s tongue to proclaim that God loves each of us. For those who trust in God, God comes to them so that they are not touched by insults and all evil. We should all be happy to have such a God who is ready to help us at every moment. Unfortunately, many of us do not seem to care about God. We worry about the glamour and attractions of the world. We easily betray our God just like Judas did in the Gospel today. He went to the chief priests and got money in order to betray his master. At the same time the rest of the apostles made preparations for the Last Supper Meal with their Master. While they were at Supper, Jesus once more revealed that one of them would betray him. The Apostles were all surprised and even Judas, who knew what he had done, pretended to be surprised too. At one moment or another some of us pretend to be what we are not. We cannot pretend before God because He knows us through and through.

 

EASTER TRIDUUM

The Paschal Triduum of the Lord’s Passion, Death and Resurrection, is the culmination point of the entire Liturgical Year. The Triduum refers to the Holy Thursday, Good Friday and Holy Saturday.

 

 

Mercredi 08 Avril 2020

VIOLET

 

Sainte Julie

A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades. A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents. Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l’enseignement et l’éducation des jeunes filles pauvres.

Antienne  d’ouverture

Au nom de Jésus, que tout être vivant dans les cieux, sur la terre et dans l’abîme tombe à genoux. Pour s’être fait obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur une croix, Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Prière  d’ouverture :

Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la grâce de la résurrection. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Is 50, 4-9a

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.   J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;  c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

 

Psaume :68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce.

  1. C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage : je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.
  2. L’amour de ta maison m’a perdu ; on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
  3. L’insulte m’a broyé le cœur, le mal es incurable ; j’espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
  4. À mon pain, ils ont mêlé du poison ; quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.
  5. Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête: « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
  6. Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés.

 

Acclamation :

Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire ! Salut, ô Christ notre Roi : obéissant au Père, comme l’agneau vers l’abattoir tu te laisses conduire à la croix.Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !

 

Evangile : Mt 26, 14-25

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus: « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit: « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui: “Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara: « Amen, je vous le dis: l’un de vous va me livrer.» Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour: « Serait-ce moi, Seigneur ? »  Prenant la parole, il dit: « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

 

Prière  sur  les  offrandes :

Accueille, Seigneur, le sacrifice que nous t’offrons, et mets en œuvre ta miséricorde : pour qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions dans son mystère d’amour. Lui qui.

 

Antienne  de  communion : Mt 20, 26

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

 

Prière  après la  communion :

Seigneur notre Dieu, accorde-nous de croire vraiment que par la mort de ton Fils, subie autrefois sur le Calvaire, annoncée dans chaque Eucharistie, tu nous as donné la vie éternelle. Par Jésus.