SAMEDI 31 AOÛT 2019

Saints Aristide, Raymond

Aristide est un philosophe païen qui se convertit au Christ vers le 2e siècle. Il adressa à l’empereur Hadrien une apologie où il soulignait la nouveauté de la religion chrétienne : l’espérance et l’amour.

 

Vert/Blanc

 

 

Antienne d’ouverture : Ps 85, 1-3

Écoute, Seigneur, réponds-moi. Sauve, ô mon Dieu, ton serviteur qui compte sur toi. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle tout le jour.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets ; Pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 1 Th 4, 9-11

Frères, pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en parle dans ma lettre, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c’est ce que vous faites envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à progresser encore : ayez à cœur de vivre calmement, de vous occuper chacun de vos propres affaires et de travailler de vos mains comme nous vous l’avons ordonné.

 

Psaume 97 (98), 1, 7-8, 9

R/ Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture. (Cf. Ps 97, 9)

 

  1. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire.

 

  1. Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie.

 

  1. Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !

 

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Heureux qui se plaît dans ta loi, Seigneur : il donne du fruit en son temps. Alléluia.

(Ps 1, 2-3)

 

Évangile :  Mt 25, 14-30

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit :  “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

 

Prière sur les offrandes

Par l’unique sacrifice de la Croix, tu t’es donné, Père très bon, un peuple de fils ; Accorde-nous, dans ton Église, la grâce de l’unité et de la paix. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 103, 13-15

Seigneur, tu as créé de quoi rassasier le monde entier : tu fais produire à la terre le pain, et le vin qui réjouit le cœur des hommes.

 

Prière après la communion

Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement ; Transforme-nous, par ta grâce, et rends-nous si généreux que nous puissions te plaire en toute chose. Par Jésus.

 

Méditation

Quelqu’un pourrait voir dans cette parabole la justification du capitalisme le plus sauvage. Et, en conséquence, nous devrions, en notre vie, travailler d’arrache-pied et tirer les intérêts les plus hauts possibles du capital que Dieu nous a confié. Ces idées n’étaient pourtant pas dans l’intention de Jésus. Il faudrait nous demander de quel type d’intérêts parlait-il. ; parce qu’il ne s’est jamais adonné à accumuler ni argent ni autres biens. Il partagea tout avec les pauvres : ce qu’il avait, ce qu’il sentait, ce qu’il vivait, tout. Il nous enseigne donc que nous devons travailler pour le Royaume, mais que notre travail doit consister à donner, car c’est en donnant que l’on multiplie la vie, notre seul trésor.

 

 

VENDREDI 30 AOÛT 2019

 

Saint Fiacre

Il aurait été le fils d’un roi d’Ecosse ou d’Irlande. On lui prêta beaucoup de vertus de guérison après sa mort. La reine Anne d’Autriche lui rendait grâce de la naissance de son enfant qui devint Louis XIV.

 

Vert

 

Antienne d’ouverture : Ps 85, 1-3

Écoute, Seigneur, réponds-moi. Sauve, ô mon Dieu, ton serviteur qui compte sur toi. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle tout le jour.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets; Pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 1 Th 4, 1-8

Frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus. La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté, en vous abstenant de la débauche, et en veillant chacun à rester maître de son corps dans un esprit de sainteté et de respect, sans vous laisser entraîner par la convoitise comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu. Dans ce domaine, il ne faut pas agir au détriment de son frère ni lui causer du tort, car de tout cela le Seigneur fait justice, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.  En effet, Dieu nous a appelés, non pas pour que nous restions dans l’impureté, mais pour que nous vivions dans la sainteté. Ainsi donc celui qui rejette mes instructions, ce n’est pas un homme qu’il rejette, c’est Dieu lui-même, lui qui vous donne son Esprit Saint.

 

Psaume 96 (97), 1-2, 5-6, 11-12

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

 

  1. Le Seigneur est roi ! Exulte la terre! Joie pour les îles sans nombre! Ténèbres et nuée l’entourent, justice et droit sont l’appui de son trône.

 

  1. Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, devant le Maître de toute la terre. Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire.

 

  1. Une lumière est semée pour le juste, et pour le cœur simple, une joie. Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant son nom très saint.

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme. Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

 

Évangile : Mathieu 25, 1-13

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :  les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux! Sortez à sa rencontre. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.  Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”  Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.  Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur touret dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

Prière sur les offrandes

Par l’unique sacrifice de la Croix, tu t’es donné, Père très bon, un peuple de fils ; Accorde-nous, dans ton Église, la grâce de l’unité et de la paix. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 103, 13-15

Seigneur, tu as créé de quoi rassasier le monde entier: tu fais produire à la terre le pain, et le vin qui réjouit le cœur des hommes.

 

Prière après la communion

Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement ; Transforme-nous, par ta grâce, et rends-nous si généreux que nous puissions te plaire en toute chose. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

Il nous est demandé d’être vigilants et de rester attentifs. La routine, le travail, les inconvenances quotidiennes nous endorment et nous font perdre l’attention sur les choses fondamentales : rendre visible la présence de Dieu dans le monde. L’huile de nos lampes c’est la foi. Une foi qui, parfois difficile, ne peut être achetée ni vendue. C’est un pur don de Dieu. Nous avons donc besoin de l’alimenter et de la rendre visible ; dans le cas contraire, nous restons dans l’obscurité.

 

 

 

JEUDI 29 AOÛT 2019

Martyre de saint Jean Baptiste

 

Toute la vie de Jean Baptiste est un témoignage rendu à Celui qu’il précède, qu’il a mission de montrer, et devant qui il veut s’effacer. C’est le témoignage vigoureux d’un prophète qui ne cherche pas à plaire au monde, mais à le convertir par son exemple et sa parole. Or la vérité déchaîne la haine de ceux qui la refusent et qu’elle blesse ; le prophète qui dit la vérité en face à un roi adultère doit donc s’attendre à devenir un martyr ; le sang de Jean décapité donne encore plus de vigueur à son témoignage.

 

Rouge

 

 

Antienne d’ouverture : Ps 118, 46-47

Seigneur, devant les rois, j’ai parlé de ton alliance sans craindre la honte. J’ai répété tes commandements, car vraiment je les aimé.

 

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, que Saint Jean Baptiste soit le précurseur de ton Fils dans sa naissance et dans sa mort ; il a donné sa vie pour la justice et la vérité ; accorde-nous de savoir comme lui nous dépenser avec courage au service de ta Parole. Par Jésus-Christ.

 

Première lecture : 1 Th 3, 7-13

Frères, nous sommes réconfortés grâce à vous au milieu de toutes nos difficultés et de notre détresse, à cause de votre foi.  Et maintenant nous revivons, puisque vous autres, vous tenez bon dans le Seigneur. Comment pourrions-nous assez rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous avons à cause de vous devant notre Dieu ? Nous le prions avec ardeur, jour et nuit, pour que nous puissions revoir votre visage et compléter ce qui manque à votre foi.  Que Dieu lui-même, notre Père, et que notre Seigneur Jésus nous trace le chemin jusqu’à vous.   Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous. Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen.

 

Psaume 89 (90), 3-4, 12-13, 14.17abc

R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur : nous serons dans la joie. (cf. Ps 89, 14)

  1. Tu fais retourner l’homme à la poussière ; tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! » À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

 

  1. Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

 

  1. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia.  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 10)

 

Évangile : Marc 6, 17, 29

En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment: « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander?» Hérodiade répondit: « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.» Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

Prière sur les offrandes

Par l’offrande que nous te présentons, Seigneur, accorde-nous cette droiture de vie que Jean Baptiste a prêché en criant dans le désert et dont il a témoigné jusqu’au martyre. Par Jésus Christ.

 

Antienne de la Communion : Jn 2, 27. 30

Jean Baptiste disait à ses disciples : «il faut que Jésus grandisse et que moi je diminue. »

 

Prière Communion

Nous t’en prions, Seigneur notre Dieu : que la célébration du martyre de Jean Baptiste nous permette d’admirer dans les sacrements reçus les merveilles dont ils sont le signe, et, mieux encore, de goûter leur action en nous. Par Jésus

 

 

MÉDITATION

Ce n’est pas une belle histoire, celle que nous raconte l’évangile d’aujourd’hui. C’est l’histoire d’Hérode, un roi qui se croyait puissant, mais qui était si faible et lâche qu’il devait vivre ensemble avec le mensonge et le pouvoir de ses courtisans. Il devait soigner son image, parce qu’il avait peur de ce que ses sujets pourraient dire de lui. Le résultat de ce tas de peurs et de lâchetés, a été la mort du seul homme de son palais qui était vraiment fort: Jean le Baptiste, qui n’avait pas peur de lui dire la vérité. Les faibles lui ont enlevé la vie parce qu’ils ne supportaient pas sa présence. C’est ainsi qu’ils ont éliminé le seul qui pouvait les libérer de leur faiblesse.

 

 

 

MERCREDI 28 AOÛT 2019

Saint Augustin, évêque et docteur de l’Eglise

Augustin (354-430), dont la figure domine la pensée chrétienne, fut d’abord un rhéteur africain dissolu ; la prière de sa mère, Monique, obtint la grâce de sa conversion qui fit de lui un cœur brûlant de charité.  Cette charité qui anima son labeur pastoral, notamment dans la lutte contre les hérésies, lui inspira la maxime fameuse ‘’Aime et fais ce que tu veux’’. Baptisé à Milan par saint Ambroise, Augustin devint l’aide, puis le successeur de l’évêque d’Hippone. La place d’Augustin dans l’histoire de l’Église tient surtout à son œuvre théologique qui lui a mérité le titre de ‘’Docteur de la grâce’’

 

Blanc

 

 

Antienne d’ouverture

Dans son Eglise, le Seigneur a donné la parole à l’évêque saint Augustin ; il l’a rempli de l’esprit de sagesse et d’intelligence, il l’a revêtu de gloire.

 

Prière d’ouverture

Renouvelle, Seigneur, dans ton Église l’Esprit dont tu as comblé l’évêque saint Augustin ; Pour que, remplis de ce même Esprit, nous n’ayons soif que de toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que toi, auteur de l’éternel amour.

 

Première lecture : 1 Th 2, 9-13

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu. Vous êtes témoins, et Dieu aussi, de notre attitude si sainte, si juste et irréprochable envers vous, les croyants.  Et vous savez bien que nous avons été pour chacun de vous comme un père avec ses enfants : nous vous avons exhortés et encouragés, nous vous avons suppliés d’avoir une conduite digne de Dieu, lui qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire. Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

Psaume 138 (139), 7-8, 9-10, 11-12

R/ Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais! (Ps 138, 1)

 

  1. Où donc aller, loin de ton souffle? Où m’enfuir, loin de ta face ? Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.

 

  1. Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers : même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.

 

  1. J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! » Mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbres pour toi n’est pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. En celui qui garde la parole du Christ l’Amour de Dieu atteint vraiment sa perfection. Alléluia. (1 Jn 2, 5)

 

Évangile : Mt 23, 27-32

En ce temps-là, Jésus disait : «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites: “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”   Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

 

Prière sur les offrandes

En célébrant le mémorial de notre salut, nous te supplions, Seigneur : que le sacrement de ton amour soit pour nous le signe de notre unité et le lien de la charité. Par Jésus Christ.

 

Antienne de la Communion

« Vous n’avez qu’un seul Maître, le Christ ; vous êtes tous frères »

 

Prière Communion

Que la participation à la table du Christ nous sanctifie Seigneur ; afin que, membres de son corps, nous devenions vraiment ce que nous avons reçu. Par Jésus

 

 

MÉDITATION

Jésus condamne l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Sommes-nous à l’abri de ce risque d’hypocrisie ? Certaines personnes, en apparence dévotes, ne s’abstiennent pas de porter des jugements sévères et même des critiques sur le prochain. Rappelons-nous que Jésus nous demande d’être miséricordieux et que ce sera même pour nous la condition essentielle pour bénéficier de la miséricorde de Dieu !

 

 

 

 

 

MARDI 27 AOÛT 2019

Sainte Monique

Cette chrétienne d’Afrique romaine, qui obtint par trente ans de patient dévouement la conversion de son mari, païen violent et débauché, avait pour fils aîné Augustin, dont l’inconduite la désolait. Monique (332-387) s’entendu assurer par l’évêque de Milan, saint Ambroise :’’Il n’est pas possible que le fils de tant de larmes périsse’’. Sa prière obtint en effet la conversion d’Augustin, entre les bras de qui elle mourut à Ostie.

 

Blanc

 

Antienne d’ouverture : Ps 85, 1-3

Écoute, Seigneur, réponds-moi. Sauve, ô mon Dieu, ton serviteur qui compte sur toi. Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle tout le jour.

 

Prière d’ouverture

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets; Pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 1 Th 2, 1-8

Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n’a pas été inutile.  Nous venions de souffrir et d’être outragés à Philippes, comme vous le savez ;nous avons cependant trouvé en notre Dieu pleine assurance pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l’Évangile de Dieu.  Et quand nous vous exhortions, ce n’était pas avec des doctrines fausses, ni des motifs impurs, ni par ruse.  En effet, pour nous confier l’Évangile, Dieu a éprouvé notre valeur, de sorte que nous parlons, non pas pour plaire aux hommes, mais à Dieu, lui qui met nos cœurs à l’épreuve.  Jamais, nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ; jamais nous n’avons recherché la gloire qui vient des hommes, ni auprès de vous ni auprès d’autres personnes. Alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d’apôtres du Christ, au contraire, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais jusqu’à nos propres vies, car vous nous étiez devenus très chers.

 

Psaume 138 (139), 1-2, 3-4, 5-6

R/ Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !  (Ps 138, 1)

 

  1. Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.

 

  1. Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers. Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.

 

  1. Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi. Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre !

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia. (cf. He 4, 12)

 

Évangile : Mt 23, 23-26

En ce temps-là, Jésus disait : «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur. »

 

Prière sur les offrandes

Par l’unique sacrifice de la Croix, tu t’es donné, Père très bon, un peuple de fils; Accorde-nous, dans ton Église, la grâce de l’unité et de la paix. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 103, 13-15

Seigneur, tu as créé de quoi rassasier le monde entier: tu fais produire à la terre le pain, et le vin qui réjouit le cœur des hommes.

 

Prière après la communion

Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement ; Transforme-nous, par ta grâce, et rends-nous si généreux que nous puissions te plaire en toute chose. Par Jésus.

 

 

 

 

MÉDITATION

Parfois, dans les critiques que Jésus fait des pharisiens et des docteurs, on trouve de vraies perles, que nous devrions garder dans notre cœur. Jésus les accuse d’accomplir minutieusement les préceptes les plus superficiels et de laisser de côté les préceptes les plus importants de la Loi. Et Jésus nous dit clairement que le plus important de la Loi, c’est la justice, la compassion et la sincérité. La justice nous enseigne à respecter nos frères et sœurs; la compassion nous enseigne á vivre en harmonie avec ceux qui nous entourent, et la sincérité nous aide à dire et à vivre ce que nous croyons. Trois bonnes leçons pour construire une vie honnête et heureuse.