JEUDI 04 JUILLET 2019

Sainte Élisabeth de Portugal ; Florent

Mariée à Denis, roi de Portugal, Élisabeth (1271-1336) joua un rôle de pacificatrice dans la famille royale. Elle s’occupait aussi activement des pauvres. Veuve en 1325, elle finit ses jours comme tertiaire franciscaine à Coïmbre.

 

Vert/Blanc

 

 

Antienne d’ouverture : Ps 46, 2

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie.

 

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, qu’en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière; Ne permets pas que l’erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d’être toujours rayonnants de ta vérité. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Gn 22, 1-19

En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui- ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : «Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là- bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit: «Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensembles. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit: « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : «Me voici ! » L’ange lui dit: « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui: « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur: parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. » Alors Abraham retourna auprès de ses serviteurs et ensemble ils se mirent en route pour Bershéba ; et Abraham y habita.

 

Psaume 114 (116a), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

R/ Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants. ou : Alléluia ! (cf. 114, 9)

 

  1. J’aime le Seigneur : il entend le cri de ma prière ; il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l’invoquerai.

 

  1. J’étais pris dans les filets de la mort, retenu dans les liens de l’abîme, j’éprouvais la tristesse et l’angoisse; j’ai invoqué le nom du Seigneur : «Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

 

  1. Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j’étais faible, il m’a sauvé.

 

  1. Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes yeux des larmes et mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

 

Évangile :  Mt 9, 1-8

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés.» Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème.» Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés.. – Jésus s’adressa alors au paralysé –lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

 

Prière sur les offrandes

Dieu qui agis avec puissance dans tes sacrements, Fais que le peuple assemblé pour te servir soit accordé à la sainteté de tes propres dons. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 102, 2

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

Prière après la communion

Que le corps et le sang de Jésus Christ, offert en sacrifice et reçu en communion, nous donnent la vie, Seigneur: Reliés à toi par une charité qui ne passera jamais, nous porterons des fruits qui demeurent. Par Jésus.

 

 

Méditation

Aujourd’hui, grâce à la foi de ceux qui lui ont apporté un paralytique, Jésus manifeste aux incrédules (les scribes) le mystère de sa personne. Il a le pouvoir de guérison physique et spirituelle. En guérissant, le paralytique, le Christ pardonne aussi ses péchés. Il va au-delà de la demande des proches du malade et dévoile ainsi son cœur miséricordieux. Cet acte reflète la grandeur et la particularité du Messie que les scribes, jusque-là, n’arrivent pas à reconnaitre. C’est ce pouvoir qu’il va conférer à l’Église, son corps mystique, afin de participer à sa divine mission de sauver « tout l’homme ». Comme le Christ a guéri et guérit l’homme, nous aussi sommes invités à guérir avec Lui tout l’homme et tout homme qui souffre.

MERCREDI 03 JUILLET 2019

Saint Thomas, apôtre

Les évangiles synoptiques se contentent de mentionner le nom de Thomas dans la liste des Douze, où il voisine avec celui de Matthieu. Grâce au quatrième évangile, nous connaissons le surnom de Didyme (c’est-à-dire le jumeau) qu’on donnait à Thomas, et nous découvrons son visage d’homme lucide et réaliste. Il ne se fait aucune illusion sur le sort qui attend son Maître à Jérusalem : ‘’Allons-y, dit-il, pour mourir avec lui !’’ (Jn 11,16) Sa recherche de la vérité est loyale ; il ne craint pas de reconnaître son ignorance et son doute. Quand les disciples voient le Seigneur, Thomas ne se contente pas de leur témoignage. Pour croire, il lui faut un signe prouvant que le Ressuscité est le même homme qu’ils ont vu crucifié. Le témoignage d’un esprit aussi exigeant est digne de foi.

 

Rouge

 

Antienne d’ouverture

C’est toi mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte ! je te rends grâce, car tu es mon Sauveur.

 

Prière d’ouverture

En ce jour où nous célébrons l’Apôtre saint Thomas, accorde-nous, Dieu tout-puissant, de reprendre courage ; fais que nous ayons la vie en comprenant à notre tour que Jésus Christ est Seigneur. Lui qui.

 

Première lecture : Éphésiens 2, 19-22

Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l’Esprit Saint la demeure de Dieu.

 

Psaume 116, 1, 2

R/ Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile. Ou : Alléluia. (cf. Mc 16, 15)

 

  1. Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays !

 

 

  1. Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur !

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois, dit le Seigneur. Heureux ceux qui croient sans avoir vu! Alléluia. (Jn 20, 29)

 

Évangile : Jean 20, 24-29

L’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous!» Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Prière sur les offrandes

En te rendant l’hommage que doivent des serviteurs, nous t’adressons, Seigneur, cette prière: entretiens-en nous tes dons, par le sacrifice de louange que nous t’offrons aujourd’hui. Par Jésus.

 

Antienne de communion Jn 20, 27

Jésus dit à Thomas : « Avance ta main, touche du doigt à l’endroit des clous ; ne sois pas incrédule, sois croyant. »

 

Prière après la communion

Nous avons reçu réellement, Seigneur, dans ce sacrement le corps de ton fils unique : avec l’Apôtre saint Thomas, nous confessons qu’il est notre Seigneur et notre Dieu, donne-nous de savoir le proclamer par toute notre vie. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

Saint Thomas est le patron de ceux dont la foi connait le doute. Comme lui, il leurs donne d’aller jusqu’au bout dans la profession de cette foi lorsqu’ils ont reçu un surcroît de lumière. L’Évangile du jour nous montre l’incrédulité avec laquelle Thomas accueillit le témoignage unanime des dix autres apôtres, qui avaient vu Jésus ressuscité. Mais quand, après huit jours il dut se rendre à l’évidence, il exprima sa foi avec une telle plénitude que sa profession de foi est devenue celle de l’Église : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 29). Au lieu d’abandonner pendant les moments de doutes dans notre vie, nous devons plutôt demander à Dieu plus d’éclairage et être assez patient pour le recevoir.

 

MARDI 02 JUILLET 2019

Saints Martinien ; Othon

Martinien aurait été le geôlier de saint Pierre. Avec son compagnon Processus, il n’hésita pas à donner sa vie au Christ qu’il avait découvert grâce à son prisonnier.

 

Vert/Blanc

 

Antienne d’ouverture : Ps 46, 2

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie.

 

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, qu’en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière; Ne permets pas que l’erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d’être toujours rayonnants de ta vérité. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Genèse 19, 15-29

En ces jours-là, les gens de Sodome avaient voulu s’en prendre aux deux voyageurs passant la nuit chez Loth. A l’aurore, les deux anges pressèrent Loth, en disant : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, et va-t’en, de peur que tu ne périsses à cause des crimes de cette ville. » Comme il s’attardait, ces hommes le saisirent par la main, ainsi que sa femme et ses deux filles, parce que le Seigneur voulait l’épargner. Ils le firent sortir et le conduisirent hors de la ville. Une fois sortis, ils dirent: « Sauve-toi si tu tiens à la vie! Ne regarde pas en arrière, ne t’arrête nulle part dans cette région, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! » Loth leur dit : « Non, je vous en prie, mes seigneurs! Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux, et vous m’avez fait une grande faveur en me laissant la vie. Mais je n’ai pas le temps de me sauver dans la montagne: le malheur va me rattraper et je mourrai. Voici une ville assez proche pour y fuir– elle est si petite! –Permettez que je me sauve là-bas– elle est si petite ! –afin de rester en vie ! » Ils lui répondirent: « Pour te faire plaisir cette fois encore, je ne détruirai pas la ville dont tu parles. Vite, sauve-toi là- bas, car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé.» C’est pour cela qu’on a donné à cette ville le nom de Soar (ce qui veut dire : Petite). Le soleil se levait sur le pays et Loth entrait à Soar, quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu venant du Seigneur. Dieu détruisit ces villes et toute la région, avec tous leurs habitants et la végétation. Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel. Abraham se leva de bon matin pour se rendre à l’endroit où il s’était tenu en présence du Seigneur, et il regarda du côté de Sodome, de Gomorrhe et de toute la région : il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d’une fournaise! Lorsque Dieu a détruit les villes de cette région, il s’est souvenu d’Abraham ; et il a fait échapper Loth au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait.

 

Psaume 25 (26), 2-3, 9-10, 11-12

R/ J’ai devant les yeux ton amour, Seigneur. (25, 3a)

 

  1. Éprouve-moi, Seigneur, scrute-moi, passe au feu mes reins et mon cœur. J’ai devant les yeux ton amour, je marche selon ta vérité.

 

  1. Ne m’inflige pas le sort des pécheurs, le destin de ceux qui versent le sang : ils ont dans les mains la corruption ; leur droite est pleine de profits.

 

  1. Oui, j’ai marché sans faillir : libère-moi ! prends pitié de moi ! Sous mes pieds le terrain est sûr ; dans l’assemblée je bénirai le Seigneur.

 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole. Alléluia. (cf. Ps 129, 5)

 

Évangile :  Mt 8, 23-27

En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes- vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient: «Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

 

Prière sur les offrandes

Dieu qui agis avec puissance dans tes sacrements, Fais que le peuple assemblé pour te servir soit accordé à la sainteté de tes propres dons. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 102, 2

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

Prière après la communion

Que le corps et le sang de Jésus Christ, offert en sacrifice et reçu en communion, nous donnent la vie, Seigneur: Reliés à toi par une charité qui ne passera jamais, nous porterons des fruits qui demeurent. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

« Au commencement, Dieu créa le Ciel et la terre ». C’est avec ces paroles solennelles que commence l’Écriture Sainte. Et c’est ce que Jésus veut rappeler à ces disciples effrayés par les vagues violentes de la mer. Ils n’ont pas cru à la première affirmation de la Parole de Dieu. Celle-ci nous révèle la grandeur de Dieu qui est créateur de la nature, de notre nature, ainsi que du cours des évènements. A chaque fois que les vagues de nos catastrophes naturelles, échecs, maladies, divisions et souffrances agitent la barque de notre vie, famille, compagnie, paroisse, diocèse, jusqu’à nous faire perdre la foi, n’oublions jamais que « Dieu créa le Ciel et la terre ».

 

 

LUNDI 01 JUILLET 2019

Saints Thierry ; Esther

Thierry renonça à son mariage le jour même de sa célébration. Il se fit ordonner prêtre et fonda une abbaye qui porta plus tard son nom. Il en fut le premier abbé.

 

Vert/Blanc

Antienne d’ouverture Ps 46, 2

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie.

 

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, qu’en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière; Ne permets pas que l’erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d’être toujours rayonnants de ta vérité. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : Genèse 18, 16-33

Aux chênes de Mambré, les hommes se levèrent pour partir et regardèrent du côté de Sodome. Abraham marchait avec eux pour les reconduire. Le Seigneur s’était dit : « Est- ce que je vais cacher à Abraham ce que je veux faire ? Car Abraham doit devenir une nation grande et puissante, et toutes les nations de la terre doivent être bénies en lui. En effet, je l’ai choisi pour qu’il ordonne à ses fils et à sa descendance de garder le chemin du Seigneur, en pratiquant la justice et le droit ; ainsi, le Seigneur réalisera sa parole à Abraham.» Alors le Seigneur dit: «Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde ! Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai.» Les hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur. Abraham s’approcha et dit : «Vas- tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? Peut- être y a- t-il cinquante justes dans la ville. Vas- tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait- il pas selon le droit ? » Le Seigneur déclara : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. » Abraham répondit : «J’ose encore parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. Peut- être, sur les cinquante justes, en manquera- t-il cinq : pour ces cinq- là, vas- tu détruire toute la ville ? » Il déclara : «Non, je ne la détruirai pas, si j’en trouve quarante- cinq. » Abraham insista : «Peut- être s’en trouvera- t-il seulement quarante?» Le Seigneur déclara : « Pour quarante, je ne le ferai pas. » Abraham dit : «Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j’ose parler encore. Peut- être s’en trouvera- t-il seulement trente ?» Il déclara : « Si j’en trouve trente, je ne le ferai pas. » Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut- être s’en trouvera- t-il seulement vingt? » Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. » Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut- être s’en trouvera- t-il seulement dix ? » Et le Seigneur déclara: « Pour dix, je ne détruirai pas. » Quand le Seigneur eut fini de s’entretenir avec Abraham, il partit, et Abraham retourna chez lui.

 

Psaume 102 (103), 1-2, 3-4, 8-9, 10-11

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. 102, 8a

 

  1. Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

 

  1. Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse.

 

  1. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches. Il n’agit pas envers nous selon nos fautes,

 

  1. Ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint !

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

 

Évangile : Matthieu 8, 18-22

En ce temps- là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets- moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis- moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

 

Prière sur les offrandes

Dieu qui agis avec puissance dans tes sacrements, Fais que le peuple assemblé pour te servir soit accordé à la sainteté de tes propres dons. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 102, 2

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

 

 

Prière après la communion

Que le corps et le sang de Jésus Christ, offert en sacrifice et reçu en communion, nous donnent la vie, Seigneur: Reliés à toi par une charité qui ne passera jamais, nous porterons des fruits qui demeurent. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

L’évangile de ce jour  nous présente deux personnages qui viennent à Jésus : Le premier, le scribe qui veut être à sa suite « partout » où il ira, et le second qui, étant déjà à la suite du Maître, s’excuse pour aller enterrer son père. Les réponses que Jésus leurs donnent nous montrent que se mettre à sa suite est un processus de dépouillement et de liberté intérieure, face à notre tendance naturelle à la sécurité-confort et l’attachement aux choses et aux personnes qui nous aimons beaucoup. Dans notre société caractérisée par plusieurs formes d’addiction (argent, pouvoir, succès, domination, violence, etc.), cette réponse du Maître est un appel et rappel fondamental à tout chrétien désireux de suivre le Christ (le scribe) ou  voulant abandonner la suite du Christ.

DIMANCHE 30 JUIN 2019

13ème Dimanche du temps ordinaire

Saint Martial de Limoges

 

Psautier I

 

Vert

 

Antienne d’ouverture : Ps 46, 2

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie.

 

Prière d’ouverture

Tu as voulu, Seigneur, qu’en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière; Ne permets pas que l’erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d’être toujours rayonnants de ta vérité. Par Jésus Christ.

 

Première lecture : 1 Rois 19, 16b.19-21

En ces jours-là, le Seigneur avait dit au prophète Élie : « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath, comme prophète pour te succéder. » Élie s’en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau. Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : « Va-t’en, retourne là-bas ! Je n’ai rien fait. » Alors Élisée s’en retourna; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l’attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d’Élie et se mit à son service.

 

PSAUME : Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11

R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)

 

  1. Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur: « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.»

 

  1. Je bénis le Seigneur qui me conseille: même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
  2. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voire la corruption.

 

  1. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie! À ta droite, éternité de délices !

 

Deuxième lecture : Galates 5, 1.13-18

Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres. Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi.

 

Acclamation

    Alléluia. Alléluia. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ; Tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)

 

Évangile : Luc 9, 51-62

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras.» Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua: « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu.» Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison.» Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

 

Prière sur les offrandes

Dieu qui agis avec puissance dans tes sacrements, Fais que le peuple assemblé pour te servir soit accordé à la sainteté de tes propres dons. Par Jésus.

 

Antienne de communion : Ps 102, 2

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

 

Prière après la communion

Que le corps et le sang de Jésus Christ, offert en sacrifice et reçu en communion, nous donnent la vie, Seigneur: Reliés à toi par une charité qui ne passera jamais, nous porterons des fruits qui demeurent. Par Jésus.

 

 

MÉDITATION

« Quand il faut y aller, faut y aller !». Cette expression populaire résume bien les textes de ce jour. Suivre le Seigneur doit se faire sans hésitation. Celui qui est choisi par Dieu pour être messager de la Bonne Nouvelle doit être en mesure de tout quitter sans regret ayant un cœur attaché à Dieu seul. S’il le fait, ce n’est pas par mépris des autres y compris la famille mais parce que l’annonce du Royaume est urgente et n’attend pas. L’enjeu est assez vital à savoir le salut des âmes. Mais cette annonce doit se faire en termes de proposition et non d’imposition au risque de créer ou de renforcer la méfiance vis-à-vis de l’Évangile