LUNDI 08 MARS

Saint Jean de Dieu, religieux

Jean Ciudad (1495-1550), fils d’un artisan portugais, fut berger, voyageur, soldat et marchand avant de se convertir à quarante-deux ans. Il créa un hôpital à Grenade et jeta les fondements d’un ordre hospitalier. Mort victime de son dévouement, il est le patron des infirmiers et des malades.

 

Violet

Antienne  d’ouverture: Ps 83, 3

Mon âme s’épuise à désirer ta présence, Seigneur. Mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant.

 

Prière  d’ouverture

Ne relâche pas ton amour, Seigneur, purifie ton Eglise et protège-là ; sans toi elle ne peut être en sûreté : que ta grâce la gouverne toujours. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture :2 R 5, 1-15a

En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse: « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire: « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

 

Psaume : 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4

R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

 

1.      Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.

2.      Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant; quand pourrai- je m’avancer, paraître face à Dieu?

3.      Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure.

4.      J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu !

 

Acclamation :

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.  Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

 

Evangile : Lc 4, 24-30

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,  et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Prière  sur  les  offrandes

Ces dons que tes serviteurs te rapportent, Seigneur, pour te rendre hommage, transforme-les toi-même en sacrement de notre salut. Par Jésus.

 

Antienne  de  communion : Ps 16, 6-8

Louez le Seigneur, tous les peuples ! Qu’il est fort, son amour pour nous : le Seigneur est toujours fidèle.

 

Prière  après  la  communion

Que notre communion à ton sacrement, Seigneur, purifie chacun d’entre nous, et réalise notre unité. Par Jésus.

 

       

 

Méditation

« Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays », déclare Jésus après avoir été rejeté par ses contemporains qui ne voulaient pas accueillir son enseignement. De nos jours, comment nous chrétiens accueillons-nous l’enseignement des prophètes, celui de Jésus, mais aussi celui des gens qui, dans les perspectives de notre temps, parlent en son nom. Si dans la bible certains ont été prophètes pour nous, nous nous devons aussi d’être prophètes pour ceux qui sont autour de nous. Annonciateurs de l’évangile, porteurs de l’espérance et des valeurs chrétiennes. Quels prophètes sommes-nous ?

SUNDAY 07 MARCH

THIRD SUNDAY OF LENT:

Psalter III

Violet

Entrance Antiphon : Cf. Ps 24: 15-16

My eyes are always on the Lord, for he rescues my feet from the snare. Turn to me and have mercy on me, for I am alone and poor.

 

Collect

O God, author of every mercy and of all goodness, who in fasting, prayer and almsgiving have shown us a remedy for sin, look graciously on this confession of our lowliness, that we, who are bowed down by our conscience, may always be lifted up by your mercy. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading : Exodus 20:1-17

God spoke all these words. He said, ‘I am the Lord your God who brought you out of the land of Egypt, out of the house of slavery. You shall have no gods except me. You shall not make yourself a carved image or any likeness of anything in heaven or on earth beneath or in the waters under the earth; you shall not bow down to them or serve them. For I, the Lord your God, am a jealous God and I punish the father’s fault in the sons, the grandsons, and the great-grandsons of those who hate me; but I show kindness to thousands of those who love me and keep my commandments. You shall not utter the name of the Lord your God to misuse it, for the Lord will not leave unpunished the man who utters his name to misuse it. Remember the sabbath day and keep it holy. For six days you shall labour and do all your work, but the seventh day is a sabbath for the Lord your God. You shall do no work that day, neither you nor your son nor your daughter nor your servants, men or women, nor your animals nor the stranger who lives with you. For in six days the Lord made the heavens and the earth and the sea and all that these hold, but on the seventh day he rested; that is why the Lord has blessed the sabbath day and made it sacred. ‘Honour your father and your mother so that you may have a long life in the land that the Lord your God has given to you. ‘You shall not kill. ‘You shall not commit adultery. You shall not steal. You shall not bear false witness against your neighbour. You shall not covet your neighbour’s house. You shall not covet your neighbour’s wife, or his servant, man or woman, or his ox, or his donkey, or anything that is his.’

 

Psalm 18(19):8-11

R/ You, Lord, have the message of eternal life.

 

1.      The law of the Lord is perfect, it revives the soul. The rule of the Lord is to be trusted, it gives wisdom to the simple.

2.      The precepts of the Lord are right, they gladden the heart. The command of the Lord is clear, it gives light to the eyes.

3.      The fear of the Lord is holy, abiding for ever. The decrees of the Lord are truthand all of them just.

4.   They are more to be desired than gold, than the purest of gold and sweeter are they than honey, than honey from the comb.

 

Second reading : 1 Corinthians 1:22-25

While the Jews demand miracles and the Greeks look for wisdom, here are we preaching a crucified Christ; to the Jews an obstacle that they cannot get over, to the pagans madness, but to those who have been called, whether they are Jews or Greeks, a Christ who is the power and the wisdom of God. For God’s foolishness is wiser than human wisdom, and God’s weakness is stronger than human strength.

 

 

Gospel Acclamation : Jn11:25, 26

Praise to you, O Christ, king of eternal glory! I am the resurrection and the life, says the Lord; whoever believes in me will never die Praise to you, O Christ, king of eternal glory!

 

Gospel : John 2:13-25

Just before the Jewish Passover Jesus went up to Jerusalem, and in the Temple he found people selling cattle and sheep and pigeons, and the money-changers sitting at their counters there. Making a whip out of some cord, he drove them all out of the Temple, cattle and sheep as well, scattered the money-changers’ coins, knocked their tables over and said to the pigeon-sellers, ‘Take all this out of here and stop turning my Father’s house into a market.’ Then his disciples remembered the words of scripture: Zeal for your house will devour me. The Jews intervened and said, ‘What sign can you show us to justify what you have done?’ Jesus answered, ‘Destroy this sanctuary, and in three days I will raise it up.’ The Jews replied, ‘It has taken forty-six years to build this sanctuary: are you going to raise it up in three days?’ But he was speaking of the sanctuary that was his body, and when Jesus rose from the dead, his disciples remembered that he had said this, and they believed the scripture and the words he had said. During his stay in Jerusalem for the Passover many believed in his name when they saw the signs that he gave, but Jesus knew them all and did not trust himself to them; he never needed evidence about any man; he could tell what a man had in him.

Prayer over the Offerings

Be pleased, O Lord, with these sacrificial offerings, and grant that we who beseech pardon for our own sins, may take care to forgive our neighbour. Through Christ our Lord.

Communion Antiphon

The sparrow finds a home, and the swallow a nest for her young: by your altars, O Lord of hosts, my King and my God. Blessed are they who dwell in your house, for ever singing your praise.

Prayer after Communion

As we receive the pledge of things yet hidden in heaven and are nourished while still on earth with the Bread that comes from on high, we humbly entreat you, O Lord, that what is being brought about in us in mystery may come to true completion. Through Christ our Lord.

Prayer over the People

Direct, O Lord, we pray, the hearts of your faithful, and in your kindness grant your servants this grace: that, abiding in the love of you and their neighbour, they may fulfil the whole of your commands. Through Christ our Lord.

 

 

 

 

 

Meditation

Everything has a purpose in life and once we do not use it for that, it loses its value in our lives and does not help us to attain our goals.  In today’s Gospel, Jesus talks about a process of purification both within the temple of God, for it is the place of assembly of his children for the purpose of worship, and the temple of our bodies, for it is the temple of the Holy Spirit. We must be careful not to treat the temple as a market place but as a place where we uphold the values of Christ.

DIMANCHE 07 MARS

3ème Dimanche de Carême

Psautier III

Saintes Perpétue et Félicité, martyres

Violet

Antienne d’ouverture : Ps 24, 15-16

J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet: Regarde, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable.

 

Prière d’ouverture

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage; Écoute l’aveu de notre faiblesse: nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. Par Jésus Christ.

 

Ou bien, pour les catéchumènes:

Ceux que tu as appelés au baptême, Seigneur, approchent du jour où ils proclameront la foi au milieu de ton peuple en fête; Pour qu’ils soient enfin recréés dans le Christ, pour qu’ils retrouvent en lui leur dignité de fils de Dieu dont la faute originelle les a écartés, soutiens-les dans leur marche vers toi. Par Jésus Christ.

 

Première lecture. Exode20, 1-17)

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

 

Psaume: 18b (19), 8, 9, 10, 11

R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

 

1.  La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.

2.      Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

3.      La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :

4.      Plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. 

 

Deuxième lecture 1 Corinthiens  1, 22-25

Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

 

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.  Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)

 

Évangile : Jean 2, 13-25

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.» Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent: « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit: « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

 

Prière sur les offrandes

Que cette eucharistie nous obtienne, Seigneur, à nous qui implorons ton pardon, la grâce de savoir pardonner à nos frères. Par Jésus.

 

Antienne de communion :  Jn 4, 13-14

Quand on a lu l’évangile de la Samaritaine: « Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, dit le Seigneur; Cette eau deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

 

 

Prière après la communion

Nous avons reçu de toi, Seigneur, un avant-goût du ciel en mangeant dès ici-bas le pain du Royaume, et nous te supplions encore: Fais-nous manifester par toute notre vie ce que le sacrement vient d’accomplir en nous. Par Jésus.

 

 Méditation

Jésus semble perdre son calme et sa sérénité, il est en colère. Cette colère s’explique par la passion qui l’anime, passion d’être pleinement au service de son père, passion contre la défiguration du culte rendu au temple. Il est bien de tolérer le tolérable et de s’insurger contre l’intolérable. Dans notre quotidien, certaines de nos tolérances sont plutôt des faiblesses, de la lâcheté. Regardons autour de nous découvrons ce qui ne va pas, ce qui est inadmissible et intolérable et ayons le courage de le dénoncer. Ayons le courage de nous engager par des actions concrètes pour la justice. Regardons aussi en nous et découvrons ce qui en nous-mêmes défigure le visage de Dieu et entreprenons le combat en vue d’un changement radical, soutenu par la grâce de Dieu. Parce que Dieu est bon, Il l’exige. Prenons donc au sérieux ce combat de la conversion que ce temps de carême nous impose.

SATURDAY 06 MARCH

St. Colette

Born on 13th January, she was orphaned at seventeen. She distributed her inheritance to the poor and became a Franciscan sister. She was renowned for her sanctity, ecstacies, and visions of the Passion.

Violet

Entrance Antiphon:  Ps 144: 8-9

The Lord is kind and full of compassion, slow to anger, abounding in mercy. How good is the Lord to all, compassionate to all his creatures.

 

Collect

O God, who grant us by glorious healing remedies while still on earth to be partakers of the things of heaven, guide us, we pray, through this present life and bring us to that light in which you dwell. Through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

 

First reading: Micah 7:14-15, 18-20

With shepherd’s crook, O Lord, lead your people to pasture, the flock that is your heritage, living confined in a forest with meadow land all around. Let them pasture in Bashan and Gilead as in the days of old. As in the days when you came out of Egypt grant us to see wonders. What god can compare with you: taking fault away, pardoning crime, not cherishing anger for ever but delighting in showing mercy? Once more have pity on us, tread down our faults, to the bottom of the sea throw all our sins. Grant Jacob your faithfulness, and Abraham your mercy, as you swore to our fathers from the days of long ago.

 

Psalm 102 (103):1-4, 9-12

R/ The Lord is compassion and love.

 

1.      My soul, give thanks to the Lord all my being, bless his holy name. My soul, give thanks to the Lord and never forget all his blessings.

2. It is he who forgives all your guilt, who heals every one of your ills, who redeems your life from the grave, who crowns you with love and compassion.

3.      His wrath will come to an end; he will not be angry for ever. He does not treat us according to our sins nor repay us according to our faults.

4. For as the heavens are high above the earth so strong is his love for those who fear him. As far as the east is from the west so far does he remove our sins.

 

Gospel Acclamation: Lk15:18

Glory and praise to you, O Christ! I will leave this place and go to my father and say: ‘Father, I have sinned against heaven and against you.’ Glory and praise to you, O Christ!

 

Gospel: Luke 15:1-3, 11-32

The tax collectors and the sinners were all seeking the company of Jesus to hear what he had to say, and the Pharisees and the scribes complained. ‘This man,’ they said ‘welcomes sinners and eats with them.’ So he spoke this parable to them: ‘A man had two sons. The younger said to his father, “Father, let me have the share of the estate that would come to me.” So the father divided the property between them. A few days later, the younger son got together everything he had and left for a distant country where he squandered his money on a life of debauchery. When he had spent it all, that country experienced a severe famine, and now he began to feel the pinch, so he hired himself out to one of the local inhabitants who put him on his farm to feed the pigs. And he would willingly have filled his belly with the husks the pigs were eating but no one offered him anything. Then he came to his senses and said, “How many of my father’s paid servants have more food than they want, and here am I dying of hunger! I will leave this place and go to my father and say: Father, I have sinned against heaven and against you; I no longer deserve to be called your son; treat me as one of your paid servants.” So he left the place and went back to his father. While he was still a long way off, his father saw him and was moved with pity. He ran to the boy, clasped him in his arms and kissed him tenderly. Then his son said, “Father, I have sinned against heaven and against you. I no longer deserve to be called your son.” But the father said to his servants, “Quick! Bring out the best robe and put it on him; put a ring on his finger and sandals on his feet. Bring the calf we have been fattening, and kill it; we are going to have a feast, a celebration, because this son of mine was dead and has come back to life; he was lost and is found.” And they began to celebrate. Now the elder son was out in the fields, and on his way back, as he drew near the house, he could hear music and dancing. Calling one of the servants he asked what it was all about. “Your brother has come,” replied the servant, “and your father has killed the calf we had fattened because he has got him back safe and sound.” He was angry then and refused to go in, and his father came out to plead with him; but he answered his father, “Look, all these years I have slaved for you and never once disobeyed your orders, yet you never offered me so much as a kid for me to celebrate with my friends. But, for this son of yours, when he comes back after swallowing up your property – he and his women – you kill the calf we had been fattening.” The father said, “My son, you are with me always and all I have is yours. But it was only right we should celebrate and rejoice, because your brother here was dead and has come to life; he was lost and is found.”’

 

 

Praye over the Offerings

Through these sacred gifts, we pray, O Lord, may our redemption yield its fruits, restraining us from unruly desires and leading us onward to the gifts of salvation. Through Christ our Lord.

 

Communion Antiphon: Lk. 15: 32

You must rejoice, my son, for your brother was dead and has come to life; he was lost and is found.

 

Prayer after Communion

May your divine Sacrament, O Lord, which we have received, fill the inner depths of our heart and, by its working mightily within us, make us partakers of its grace. Through Christ our Lord.

 

Prayer over the People

May the ears of your mercy be open, O Lord, to the prayers of those who call upon you; and that you may grant what they desire, have them ask what is pleasing to you. Through Christ our Lord. Amen.

 

 

Meditation

The problem the younger son had is that he did not know how to manage his property.  This is probably because he did not know how it came about and that is why it took him no time to waste it. It is difficult to build love as human beings, and when we are at the receiving end, we do not know how others struggle to give us what we need, want, and probably do not even deserve. While God continues to call us to his limitless love, we pray not to waste it but to instead extend it to others.

SAMEDI 06 MARS

Sainte Colette

Née à Corbie, en Picardie, elle est le fruit de l’intercession de saint Nicolas. En effet, ses parents se désolant de ne pas avoir d’enfants prièrent ce saint. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom de Nicole, devenu aussi, en diminutif familier, Colette.

 

Violet

Antienne  d’ouverture : Ps 144, 8-9

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

 

Prière  d’ouverture :

Par ta grâce, tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la  jusqu’à cette  lumière  où tu  veux  nous accueillir. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Mi 7, 14-15.18-20

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

 

Psaume : 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

 

1.    Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

2.    Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse !

3.   Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses.

4.   Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

 

Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.  Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

 

Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que  mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit: “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez- lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.  Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé,  et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

Prière sur les offrandes

Nous t’en prions, Seigneur : que les grâces de notre rédemption viennent à nous par ces mystères, pour nous faire éviter tout écart dans notre vie et nous mener vers les biens du ciel. Par Jésus..

 

Antienne de la communion

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort est revenu à la vie, lui qui était perdu est  retrouvé.

 

 

Prière après la communion

Tu nous as donné, Seigneur, ton sacrement ; qu’il pénètre au profond de nos cœurs et nous communique sa puissance. Par Jésus.

 

 

Méditation

Cette parabole de l’enfant prodigue peut encore être celle de la miséricorde du père à l’égard de ses deux fils. Miséricorde pour l’enfant prodigue qui l’a déshonoré par son inconduite en gaspillant ses biens et miséricorde pour le fils ainé qui lui reproche d’être bon et refuse de montrer de l’amour envers son jeune frère revenu à la vie. Le père est allé accueillir l’enfant prodigue qu’il voit revenir de loin. De même, il sort pour aller à la rencontre du fils ainé le suppliant et l’invitant à partager sa joie. Dans sa miséricorde, Dieu nous cherche à chaque instant de notre vie. Quelle attitude avons-nous en face de cette recherche ? Celle de l’enfant prodigue qui tombe entre ses bras et qui se laisse pardonner ? Ou celle du fils ainé qui se raidit dans sa jalousie et dans son orgueil ? « Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde.