SAINTE AGNES DE ROME, VIERGE ET MARTYRE
(Psautier II –Rouge )
Il y eut à Rome une fillette âgée entre douze et quinze ans qui mourut volontairement pour sa foi en Jésus-Christ, lors de la persécution de Dioclétien. Comme on ne savait pas exactement son nom, celui d’Agnès qui signifie « Agneau » lui fut attribué.
Antienne d’ouverture :
Sainte Agnès a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; elle n’a pas craint les menaces des impies : elle était fondée sur le roc.
Prière d’ouverture :
Dieu éternel et tout-puissant, tu choisis les créatures les plus faibles pour confondre les puissances du monde ; tandis que nous célébrons l’anniversaire du martyre de sainte Agnès, accorde-nous d’imiter sa fermeté dans la foi. Par Jésus.
1ère lecture : 1 S 17, 32-33.37.40-51
En ces jours-là, le Philistin Goliath venait tous les jours défier l’armée d’Israël. David dit à Saül: «Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui.» Saül répondit à David: «Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse.» David insista: «Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin.» Alors Saül lui dit: «Va, et que le Seigneur soit avec toi!» David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David. Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon; il était roux et de belle apparence. Le Philistin lui dit: «Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton?» Puis il le maudit en invoquant ses dieux. Il dit à David: «Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages!» David lui répondit: «Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains.» Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin. Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre. Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main. Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.
Psaume : 143 (144), 1, 2, 9-10
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher !
- Béni soit le Seigneur, mon rocher ! Il exerce mes mains pour le combat, il m’entraîne à la bataille.
- Il est mon allié, ma forteresse, ma citadelle, celui qui me libère ; il est le bouclier qui m’abrite, il me donne pouvoir sur mon peuple.
- Pour toi, je chanterai un chant nouveau, pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes, pour toi qui donnes aux rois la victoire et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.
Acclamation :
Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)
Évangile : Mc 3, 1-6
En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée: «Lève-toi, viens au milieu.» Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal? de sauver une vie ou de tuer?» Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme: «Étends la main.» Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Prière sur les offrandes :
Seigneur, nous te présentons ces offrandes en la fête de sainte Agnès : accueille-les avec autant de bienveillance que tu as accueilli son martyre. Par Jésus.
Antienne de communion :
« Je suis la vigne et vous êtes les sarments, dit le Seigneur. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »
Prière après la communion :
Seigneur, tu as donné à la bienheureuse Agnès d’être comptée parmi les saintes du ciel, au double titre de vierge et de martyre ; par la force de cette communion, fais-nous sortir vainqueurs de toute épreuve pour obtenir un jour la gloire du Royaume. Par Jésus.
Méditation :
Aux « observateurs » qui veulent l’accuser, Jésus impose un choix qui le révélera. Il sait, comme tout le monde, quels actes sont permis. Mais il interroge sur leur sens pour essayer de faire réfléchir l’assistance sur le but de l’institution. En effet, l’institution du sabbat, avec ses interdits, est faite pour servir. Jésus tente de faire passer les gens d’une morale du péché à une morale des fins, du projet de Dieu. Ce projet, il le suggère par deux mots : le bien, et le salut, qui signifient clairement : la vie. Devant leur silence obstiné, Jésus s’agace et enfreint alors brutalement la loi qui n’accepte pas de s’incliner devant la vie. Tout ce qui ne va pas vers la vie va vers la mort. Il suffit donc de ne pas laisser nos sabbats à nous dégénérer en anti-vie.