Samedi 12  AOÛT

Bienheureux Isidore Bakanja

Béatifié le 24 avril 1994 pendant le premier Synode des évêques pour l’Afrique, Isidore Bakanja était catéchumène chez les pères Trappistes, à Mbandaka, au Zaïre, actuel Congo démocratique. Répugnant sa dévotion profonde au Christ le patron dont il était le domestique le fit battre à mort. Âgé de 29 ans, il rendit l’âme le 12 août 1909.

Antienne  d’ouverture : Ps 69, 2. 6

Viens me délivrer, Seigneur, Dieu, viens vite à mon secours. Tu es mon aide et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.

Prière  d’ouverture

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté. C’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence, restaure pour eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. Par Jésus.

1ère lecture : Dt 6, 4-13

Moïse disait au peuple : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. Quand le Seigneur ton Dieu te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner ; quand tu auras des villes grandes et belles que tu n’as pas bâties, des maisons pleines de richesses que tu n’y as pas entassées, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées ; quand tu auras bien mangé et tu te seras rassasié : alors gardes-toi d’oublier le Seigneur, lui qui t’a fait sortir d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras, c’est par son nom que tu prêteras serment. »

Psaume : 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab

R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. 

Je t’aime, Seigneur, ma force: Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire ! Il donne à son roi de grandes victoires, Il se montre fidèle à son messie. 

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile. Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile : Mt 17, 14-20

En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser? » Jésus leur répond: « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible.»

Prière  sur  les  offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons. Accepte le sacrifice spirituel de cette eucharistie, et fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne  de  communion : Sg 16, 20

Tu nous donnes, Seigneur, la vraie manne, ce pain venu du ciel qui comble tous les désirs.

Prière  après  la  communion

Seigneur, entoure d’une constante protection ceux que tu as renouvelés par le pain du ciel. Puisque tu ne cesses de les réconforter, rends-les dignes de l’éternel salut. Par Jésus.

Méditation

Jésus recherche toujours en premier la foi chez les gens. Avec la foi, tout est possible ; la foi est la confiance que Dieu nous aime. Lorsque nous nourrissons une bonne relation avec quelqu’un, nous passons beaucoup de temps avec cette personne, et la confiance se construit et se solidifie. Examinons la qualité de notre relation avec Jésus : lui faisons-nous vraiment confiance ? Passons-nous beaucoup de temps en sa compagnie ? Seigneur, accorde-nous la foi qui déplace les montagnes ; montagnes d’inertie et d’apathie, de peur et d’anxiété, d’égoïsme et de désespoir.

Vendredi 11  AOÛT

SAINTE Claire, Vierge

sainte philomene

Touchée par l’exemple du Poverello, une jeune fille d’Assise offrit au Christ la fraîcheur de ses dix-huit ans et se confia à saint François, le dimanche des Rameaux 1212. Ce fut l’origine du second ordre franciscain, celui des Pauvres Dames ou Clarisses. Sœur Claire (1193-1253) allait diriger pendant quarante-deux ans le couvent de Saint-Damien à Assise, le premier de l’Ordre.

Antienne  d’ouverture : Ps 69, 2. 6

Viens me délivrer, Seigneur, Dieu, viens vite à mon secours. Tu es mon aide et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.

Prière  d’ouverture

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté. C’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence, restaure pour eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. Par Jésus.

1ère lecture : Dt 4, 32-40

Moïse disait au peuple d’Israël: «Interroge les temps anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre: d’un bout du monde à l’autre, est il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil? Est il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu parlant du milieu du feu, et qui soit resté en vie? Est-il un Dieu qui ait  entrepris de choisir une nation de venir la prendre au milieu d’une autre ,à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par des exploits terrifiants. Comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte? Il t’a été donné de voir tout cela pour que tu saches que c’est le Seigneur qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre. Du haut du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire; sur la terre, il t’a fait voir son feu impressionnant, et tu as entendu ce qu’il te disait du milieu du feu. Parce qu’il a aimé tes pères et qu’il a choisi leur descendance, en personne il t’a fait sortir d’Égypte par sa grande force, pour chasser devant toi des nations plus grandes et plus puissantes, te faire entrer dans leur pays et te le donner en héritage, comme cela se réalise aujourd’hui. Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur : c’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre;il n’y en a pas d’autre.Tu garderas les décrets et les commandementsduSeigneurque je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »

Psaume : 77 (78), 56-57, 58-59, 61-62

R/N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut, ils refusaient d’observer ses lois ; ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient, trahissaient comme un arc infidèle.

Leurs hauts lieux le provoquaient, leurs idoles excitaient sa jalousie. Dieu a entendu, il s’emporte, il écarte tout à fait Israël.

Il laisse capturer sa gloire, et sa puissance par des mains ennemies. Il livre son peuple à l’épée, contre son héritage, il s’emporte.

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Cf. Mt 5,10)

Évangile : Mt 16, 24-28

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons. Accepte le sacrifice spirituel de cette eucharistie, et fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion : Sg 16, 20

Tu nous donnes, Seigneur, la vraie manne, ce pain venu du ciel qui comble tous les désirs.

Prière après la communion

Seigneur, entoure d’une constante protection ceux que tu as renouvelés par le pain du ciel. Puisque tu ne cesses de les réconforter, rends-les dignes de l’éternel salut. Par Jésus.

Méditation

Nous sommes invités à marcher dans les pas du Christ. Comme lui, nous devons être prêts à prendre notre croix, quelle qu’elle soit, et à la porter à sa suite. Nous remarquons que Jésus dit à ses disciples de porter leur croix, pas la sienne. La croix sera différente pour chaque personne ; elle prend la forme d’une difficulté. Quelque chose qui n’est pas choisie mais qui est claire. Ce n’est qu’en unifiant les souffrances de nos vies à celle de Jésus que nous pouvons porter nos croix.

JEUDi 10  AOÛT

SAINT Laurent,

Dacre et Martyr

Le diacre Laurent fut arrêté lors de la persécution de Valérien et mourut par le feu peu de jours après le pape Sixte II, exécuté en 258. D’après le récit de son martyre, Laurent, intendant des biens de l’Église, n’aurait pas trouvé meilleur moyen pour les préserver de la rapacité des persécuteurs, que de les distribuer aux pauvres ; il aurait été brûlé sur un lit de fer en forme de gril.

Antienne  d’ouverture

Au service de l’Eglise, le diacre saint Laurent s’est offert lui-même; il fut digne de souffrir le martyre et de rejoindre dans la joie le Seigneur Jésus Christ.

Prière  d’ouverture

C’est l’ardeur de ton amour, Seigneur, qui a donné au diacre saint Laurent de se montrer fidèle dans son service, et d’accéder à la gloire du martyre ; accorde-nous d’aimer ce qu’il aimait, et d’accomplir ce qu’il a enseigné. Par Jésus.

1ère lecture : 2 Co 9, 6-10

Frères, rappelez-vous le proverbe: À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien. L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais. Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.      

Psaume : 111 (112), 1-2, 5-6, 7-8, 4b.9

R/ L’homme de bien a pitié, il partage.

Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entièrement sa volonté! Sa lignée sera puissante sur la terre ; la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas : il verra ce que valaient ses oppresseurs.

Homme de justice, de tendresse et de pitié. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se  maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire!

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, dit le Seigneur, il aura la lumière de la vie. Alléluia. (cf. Jn 8, 12bc)

Évangile : Jn 12, 24-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Prière  sur  les  offrandes

Accueille, Seigneur, avec bienveillance, les offrandes que nous te présentons en ce jour où nous fêtons saint Laurent : fais qu’elles servent à notre salut. Par Jésus.

Antienne  de  communion

«Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive, dit le Seigneur, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. »

Prière  après  la  communion

Rassasiés de tes saints mystères, Seigneur, nous t’adressons cette prière : permets qu’en la fête de saint Laurent, nous recevions davantage ton salut, pour l’avoir célébré dans cette eucharistie. Par Jésus.

Méditation

Jésus ne peut être vu ou compris que si l’on saisit le but et la signification de sa mort et de sa résurrection. Pour qu’il donne du fruit, un grain de blé doit tomber en terre et « mourir », afin d’être transformé en une nouvelle plante qui, avec le temps, se reproduira maintes fois. C’est exactement ce que Jésus va faire : il va livrer sa vie dans la souffrance et par sa mort sur la croix, pour ressusciter dans une vie nouvelle. A nous d’être la bonne terre qui accueille le grain qui meurt, le laisse germer et grandir afin de produire beaucoup de fruits, de bons fruits.

Mercredi 09 AOÛT

SAINTE Thérèse Bénédicte

de La Croix

Née dans le judaïsme, Edith Stein était professeur d’université à Wroclaw (Breslau) et elle se tourna progressivement vers le Christ. Au temps de l’invasion nazie et de la persécution des juifs, elle devint carmélite à Cologne, prenant le nom de Thérèse Bénédicte de La Croix. Elle fut martyrisée à Auschwitz.

Antienne d’ouverture : Ps 69, 2. 6

Viens me délivrer, Seigneur, Dieu, viens vite à mon secours. Tu es mon aide et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.

Prière d’ouverture

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté. C’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence, restaure pour eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. Par Jésus.

1ère lecture : Nb 13, 1-2a.25 – 14, 1.26-29.34-35

En ces jours-là, dans le désert de Parane, le Seigneur parla à Moïse. Il dit: « Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan que je donne aux fils d’Israël. »   Au bout de quarante jours, ces envoyés revinrent, après avoir exploré le pays.  Ils allèrent trouver Moïse, Aaron et toute la communauté des fils d’Israël, à Cadès, dans le désert de Parane. Ils firent leur rapport devant eux et devant toute la communauté, et ils leur montrèrent les fruits du pays. Ils firent ce récit à Moïse: « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. Vraiment, il ruisselle de lait et de miel, et voici ses fruits. Cependant le peuple qui l’habite est puissant, ses villes sont fortifiées et très grandes. Nous y avons même vu des descendants d’Anaq.  Les Amalécites habitent le pays du Néguev ; les Hittites, les Jébuséens et les Amorites habitent la montagne ;les Cananéens habitent le bord de la mer et les rives du Jourdain.»  Caleb imposa silence au peuple qui faisait face à Moïse et il dit : « Allons-y ! Montons prendre possession de ce pays. Oui, nous nous en rendrons maîtres. »   Mais les autres hommes de l’expédition répliquèrent : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous.»   Et, s’adressant aux fils d’Israël, ils se mirent à dénigrer le pays qu’ils avaient exploré : « Le pays que nous avons parcouru pour l’explorer est un pays qui dévore ceux qui veulent s’y installer. Tous les hommes que nous y avons vus sont de très haute taille. Nous y avons même vu des géants, des fils d’Anaq, des descendants de géants. A côté d’eux, nous avions l’air de sauterelles, et c’est bien ainsi qu’ils nous voyaient.» Alors toute la communauté éleva la voix, se mit à crier ; et le peuple pleura cette nuit-là. Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron. Il dit : « Combien de temps aurai-je affaire à cette communauté mauvaise qui récrimine contre moi ? Les récriminations des fils d’Israël contre moi, je les ai entendues. Tu leur diras: Aussi vrai que je suis vivant – oracle du Seigneur –, je vous traiterai selon vos paroles mêmes qui sont arrivées jusqu’à mes oreilles. Vous tous qu’on a recensés, les hommes de vingt ans et plus, vous qui avez récriminé contre moi, vos cadavres resteront dans ce désert. Vous avez exploré le pays pendant quarante jours, chaque jour vaudra une année: vous porterez donc le poids de vos fautes pendant quarante ans, et vous saurez ce qu’il en coûte d’encourir ma réprobation.  Moi, le Seigneur, j’ai parlé. Oui, c’est ainsi que je traiterai cette communauté mauvaise liguée contre moi. Dans ce désert, tous finiront leur vie : là, ils mourront. »

Psaume : 105 (106), 6-7ab, 13-14, 21-22, 23

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.

Ou : Alléluia !

Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. En Égypte, nos pères ont méconnu tes miracles, oublié l’abondance de tes grâces.

Ils s’empressent d’oublier ce qu’il a fait, sans attendre de connaître ses desseins. Ils se livrent à leur convoitise dans le désert ; là, ils mettent Dieu à l’épreuve.

Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Egypte, des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur la mer Rouge

Dieu a décidé de les détruire. C’est alors que Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui, pour empêcher que sa fureur les extermine.

Acclamation

Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Mt 15, 21-28

En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »  Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : «Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »  Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »  Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.» Elle reprit: « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »  Jésus répondit: « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons. Accepte le sacrifice spirituel de cette eucharistie, et fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion : Sg 16, 20

Tu nous donnes, Seigneur, la vraie manne, ce pain venu du ciel qui comble tous les désirs.

Prière après la communion

Seigneur, entoure d’une constante protection ceux que tu as renouvelés par le pain du ciel. Puisque tu ne cesses de les réconforter, rends-les dignes de l’éternel salut. Par Jésus.

Méditation

La femme de l’Evangile montre une grande obstination. Elle n’a pas accepté l’irritation des disciples ni la remarque de Jésus pour l’écarter. Elle savait ce qu’elle voulait et elle faisait confiance en ce que Jésus puisse l’aider. Comme elle, je viens vers Jésus entraînant d’autres dans ma prière. Pendant que je prie pour ceux que j’aime, je découvre leur bonté intrinsèque et demande des bénédictions sur eux. Je pense à nouveau à la façon dont ils sont images de Dieu pour moi et je rends grâce.

Mardi 08 AOÛT

SAINT  Dominique, Prêtre

D’abord chanoine régulier d’Osma, Vieille Castille, Dominique de Guzman (1170-1221) découvre, au cours d’un voyage où il accompagne son évêque, les ravages faits par l’hérésie albigeoise dans le Midi de la France, et les vrais remèdes qu’il faudrait employer pour en délivrer l’Église.

Antienne d’ouverture

Fêtons saint Dominique, ami de Dieu, dont la gloire fut de proclamer avec enthousiasme la vérité reçue du Seigneur.

Prière d’ouverture

Permets, Seigneur, que ton Église trouve un secours dans les mérites et les enseignements de saint Dominique : qu’il intercède pour nous avec toute sa tendresse, après avoir été un prédicateur éminent de ta vérité.

1ère lecture : Nb 12, 1-13

En ces jours-là, parce que Moïse avait épousé une femme éthiopienne, sa sœur Miryam et son frère Aaron se mirent à le critiquer. Ils disaient : « Le Seigneur parle-t-il uniquement par Moïse ? Ne parle-t-il pas aussi par nous?» Le Seigneur entendit. – Or, Moïse était très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté. Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Miryam : « Sortez tous les trois pour aller à la tente de la Rencontre. » Ils sortirent tous les trois. Le Seigneur descendit dans la colonne de nuée et s’arrêta à l’entrée de la Tente. Il appela Aaron et Miryam ; tous deux s’avancèrent, et il leur dit : « Écoutez bien mes paroles : Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur, je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe. Il n’en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse, lui qui, dans toute ma maison, est digne de confiance : c’est de vive voix que je lui parle, dans une vision claire et non pas en énigmes ; ce qu’il regarde, c’est la forme même du Seigneur. Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ? » La colère du Seigneur s’enflamma contre eux, puis il s’en alla. La nuée s’éloigna de la tente, et voici : Miryam était couverte d’une lèpre blanche comme de la neige. Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : « Je t’en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Miryam ne soit pas comme l’enfant mort-né dont la chair est à demi rongée lorsqu’il sort du sein de sa mère ! » Moïse cria vers le Seigneur : « Dieu, je t’en prie, guéris-la! »

Psaume: 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Égypte, des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. 

Acclamation

Alléluia. Alléluia.  Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile : Mt 14, 22-36

Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent: « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: « Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

Prière sur les offrandes

Écoute avec bonté, Seigneur, les prières que nous te présentons par l’intercession de saint Dominique; que la puissance de cette eucharistie protège et encourage ceux qui luttent pour la foi. Par Jésus.

Antienne de la communion : Jn 8, 12

« Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » .

Prière après la communion

Seigneur notre Dieu, en ce jour où nous fêtons saint Dominique, tu nous as nourris de ton eucharistie; fais que ton Église, ardente à te servir, en reçoive tous les fruits, et qu’elle soit soutenue par la prière de celui qui l’éclaira de sa prédication. Par Jésus..

Méditation

Confiance ! C’est moi ; n’ayez plus peur ! La présence de Jésus rassure. Dieu est avec nous : avec son aide, nous sommes capables de surmonter nos peurs. Une fois encore, Pierre nous ressemble, comme s’il était notre porte-parole. Si nous quittons Jésus des yeux pour regarder les vagues qui menacent, nous commençons à perdre pied, comme Pierre. Combien de fois cela nous arrive-t-il ? Comme Pierre, en priant et criant : «Seigneur, sauve-nous !» n’oublions pas de nous exclamer en signe de reconnaissance : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu. «

Lundi 07 AOÛT

SAINT SIXTE II, Pape,

et ses compagnons, Martyrs

SAINT GAETANG,Prêtre

Elu pape en 257, Sixte célébrait la liturgie au cimetière de Calliste, le 6 août 258, quand il fut arrêté et décapité sur place, avec quatre de ses diacres. Trois autres diacres, dont Laurent (10 août), furent victimes de la même persécution de Valérien.

Antienne d’ouverture : Ps 69, 2. 6

Viens me délivrer, Seigneur, Dieu, viens vite à mon secours. Tu es mon aide et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.

Prière d’ouverture

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté. C’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence, restaure pour eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. Par Jésus.

1ère lecture : Nombres 11, 4b-15

En ces jours-là, dans le désert, les fils d’Israël se remirent à pleurer: « Ah ! qui donc nous donnera de la viande à manger ? Nous nous rappelons encore le poisson que nous mangions pour rien en Égypte, et les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail ! Maintenant notre gorge est desséchée ; nous ne voyons jamais rien que de la manne ! » La manne était comme des grains de coriandre, elle ressemblait à de l’ambre jaune. Le peuple se dispersait pour la recueillir; puis on la broyait sous la meule, ou on l’écrasait au pilon ; enfin on la cuisait dans la marmite et on en faisait des galettes. Elle avait le goût d’une friandise à l’huile. Lorsque, pendant la nuit, la rosée descendait sur le camp, la manne descendait sur elle. Moïse entendit pleurer le peuple, groupé par clans, chacun à l’entrée de sa tente. Le Seigneur s’enflamma d’une grande colère. Cela déplut à Moïse, et il dit au Seigneur : « Pourquoi traiter si mal ton serviteur ? Pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux que tu m’aies imposé le fardeau de tout ce peuple ? Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : “Comme on porte un nourrisson, porte ce peuple dans tes bras jusqu’au pays que j’ai juré de donner à tes pères” ? Où puis-je trouver de la viande pour en donner à tout ce peuple, quand ils viennent pleurer près de moi en disant: “Donne-nous de la viande à manger”? Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple: c’est trop lourd pour moi. Si c’est ainsi que tu me traites, tue-moi donc ; oui, tue-moi, si j’ai trouvé grâce à tes yeux. Que je ne voie pas mon malheur! »

Psaume : 80 (81), 12-15, 16-17

R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu!  Ouvre ta bouche, moi, je l’emplirai!

« Mon peuple n’a pas écouté ma voix, Israël n’a pas voulu de moi. Je l’ai livré à son cœur endurci : qu’il aille et suive ses vues !

« Ah ! Si mon peuple m’écoutait, Israël, s’il allait sur mes chemins ! Aussitôt j’humilierais ses ennemis, contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

« Mes adversaires s’abaisseraient devant lui ; tel serait leur sort à jamais ! Je le nourrirais de la fleur du froment, je le rassasierais avec le miel du rocher! » 

Acclamation

Alléluia. Alléluia. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile : Mt 14, 13-21

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent: «L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les-moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient: cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Prière sur les offrandes

Dans ta bonté, Seigneur, sanctifie ces dons. Accepte le sacrifice spirituel de cette eucharistie, et fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion : Sg 16, 20

Tu nous donnes, Seigneur, la vraie manne, ce pain venu du ciel qui comble tous les désirs.

Prière après la communion

Seigneur, entoure d’une constante protection ceux que tu as renouvelés par le pain du ciel. Puisque tu ne cesses de les réconforter, rends-les dignes de l’éternel salut. Par Jésus.

Méditation

Voici l’unique miracle à être rapporté par les quatre évangiles, en raison de son lien évident avec l’Eucharistie. Les verbes utilisés dans cet épisode (prendre, prononcer, rompre, donner) sont ceux que l’on retrouve dans le récit de l’institution de l’Eucharistie. Ce miracle présente d’autres points communs avec l’Eucharistie : il se produit au sein d’une communauté ; il porte sur la transformation d’aliments quotidiens, de première nécessité ; c’est un signe de l’abondance des dons de Dieu. Pourtant, le don eucharistique est infiniment plus grand : c’est le corps et le sang du Christ lui-même. Puissions-nous être reconnaissant et entrer plus profondément dans ce grand mystère.