by Jude Thaddeus Langeh | Nov 16, 2021 | Agenda Biblique
17
Novembre
Sainte Elisabeth de Hongrie
Blanc
Mariée à quatorze ans au Duc Louis IV de Thuringe, et mère de trois enfants, Elisabeth (1207-1231) est veuve à vingt ans. Elle subit alors d’incroyables humiliations qu’elle supporte avec douceur. Devenue tertiaire franciscaine, elle se donne avec amour au service des pauvres et meurt à vingt-quatre ans. Figure de sainte très populaire, elle fut canonisée quatre ans après sa mort.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 2 M 7, 1.20-31
En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espérance dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec un courage viril : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. » Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi: je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi. Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière. Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara: « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. »
Psaume : Ps 16 (17), 1.2b, 5-6, 8.15
R/ Seigneur, par ta justice, je verrai ta face. (16,15a)
1. Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière : mes lèvres ne mentent pas. Tes yeux verront où est le droit.
2. J’ai tenu mes pas sur tes traces : jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis.
3. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, dit le Seigneur. Alléluia. (cf. Jn 15, 16)
Évangile : Luc 19, 11-28
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ;puis il leur dit: “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires. Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix. Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq. A celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes. Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ;je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit: “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement: Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
Le bien et le bonheur obnubilent notre humanité aujourd’hui. Combien sont-elles, ces femmes aujourd’hui, capables de faire feu de tout bois pour la réussite de leurs enfants ? Pour l’obtention d’un visa ou d’un job on peut tout sacrifier. Sept frères et leur mère acceptent le martyr plutôt que d’abandonner leur foi et de rompre l’alliance ou la tradition reçue de leur père. C’est un rapport de conviction et de confiance entre la mère et ses enfants grâce à une éducation fondue dans le Seigneur. C’est pourquoi Dieu se révèle être bon dans l’évangile pour ceux qui entrent dans une relation vraie avec lui. Mais avant, il faut accepter la croix du Christ. Le Christ vérifie notre confiance afin de nous juger digne et nous associer à son pouvoir royal.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 15, 2021 | Agenda Biblique
16
Novembre
Sainte Marguerite d’Ecosse
Sainte Gertrude
Vert / Blanc
Parente du roi d’Angleterre Edouard le Confesseur, Marguerite (vers 1046-1093) épousa le roi d’Ecosse, Malcom III. Cette mère de famille donna à ses huit enfants une solide formation. Chrétienne ardente, elle travailla à la suppression des rites païens qui contaminaient la vie religieuse de son pays. Son amour pour les pauvres est resté légendaire. L’Ecosse a choisi comme patronne cette sainte dont le nom veut dire, en grec, ‘’perle’’.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 2 M 6, 18-31
En ces jours-là, Éléazar était l’un des scribes les plus éminents. C’était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l’obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu’une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu’il n’est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l’usage était permis, et qu’il aurait préparées lui-même. Il n’aurait qu’à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir au roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l’enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s’exprima en conséquence, demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts : « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Eléazar, à 90 ans, adopte la manière de vivre des étrangers. À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j’évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n’échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé aux jeunes gens le noble exemple d’une belle mort. »Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; c’est pourquoi ils passèrent subitement de la bienveillance à l’hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant: « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien :alors que je pouvais échapper à la mort, j’endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l’ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.
Psaume : Ps 3, 2-3, 4-5, 6-7
R/ Le Seigneur est mon soutien ! (Ps 3, 6b)
1. Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre moi, nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »
2. Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête. À pleine voix je crie vers le Seigneur; il me répond de sa montagne sainte.
3. Et moi, je me couche et je dors ; je m’éveille : le Seigneur est mon soutien. Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s’avance contre moi.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Dieu nous a aimés, il a envoyé son Fils comme Pardon pour nos péchés. Alléluia. (1 Jn 4, 10b)
Évangile : Luc 19, 1-10
En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur :je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.» Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
« Une telle comédie est indigne de mon âge ». Eléazar à travers la première lecture nous plonge dans les convictions profondes d’une vie de foi et pleines de vicissitudes. Seules ces convictions de foi nous rendent fort et confortable dans des moments d’inconfortabilité face à l’étau d’un conformisme social. Le christianisme n’est pas une équation d’un rapport moral, mais une relation d’amour profonde avec le Christ dans une flamme ardente et qui devient le bien au-dessus de tout bien. C’est d’ailleurs ce bien que veut découvrir Zachée dans l’évangile au-delà de sa puissance financière. « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Zachée a reconnu Jésus-Christ comme le Seigneur et c’est ce qui lui vaut le salut. Ce salut n’est rien d’autre que Jésus reconnu et accueilli comme présence de Dieu. C’est une présence offerte et qui se concrétise dans des rencontres inespérées. Comme Zachée, l’argent peut devenir un moyen qui nous rapproche du royaume de Dieu, mieux une source d’amitié et de joie avec Dieu lorsqu’il devient chaine de solidarité.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 14, 2021 | Agenda Biblique
15
Novembre
Saint Albert le Grand, évêque et docteur de l’Église
Vert / Blanc
D’origine souabe, Albert de Lauingen (vers 1206-1280) est un esprit à la curiosité universelle, d’abord intéressé par les sciences naturelles. Touché par la prédication de Jourdain de Saxe, maître général des Dominicains, il entre dans cet ordre et se passionne pour la science de Dieu. Mais il ne renonce pas aux autres disciplines. Bien plus, il tente de faire une synthèse entre la philosophie et la physique d’Aristote d’une part, et la théologie d’autre part. C’est un de ses élèves, Thomas d’Aquin, qui réussira pleinement cette tâche. Nommé évêque de Ratisbonne, Albert abandonnera au bout de deux ans cette charge pour revenir à ses chères études. Ce génie encyclopédique est le patron des savants.
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : 1 M 1, 10-15.41-43.54-57. 62-64
En ces jours-là, de la descendance des successeurs d’Alexandre le Grand surgit un homme de péché, Antiocos Epiphane, fils du roi Antiocos le Grand. Il avait séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l’année 137 de l’empire grec. À cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi et ils séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient : « Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent. En effet, depuis que nous avons rompu avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs. » Ce langage parut judicieux, et quelques-uns, dans le peuple, s’empressèrent d’aller trouver le roi. Celui-ci leur permit d’adopter les usages des nations. Ils construisirent un gymnase à Jérusalem, selon la coutume des nations ; ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l’Alliance sainte, s’associèrent aux gens des nations, et se vendirent pour faire le mal. Le roi Antiocos prescrivit à tous les habitants de son royaume de ne faire désormais qu’un seul peuple, et d’abandonner leurs coutumes particulières. Toutes les nations païennes se conformèrent à cet ordre. En Israël, beaucoup suivirent volontiers la religion du roi, offrirent des sacrifices aux idoles, et profanèrent le sabbat. Le quinzième jour du neuvième mois, en l’année 145, Antiocos éleva sur l’autel des sacrifices l’abomination de la désolation, et, dans les villes de Juda autour de Jérusalem, ses partisans élevèrent des autels païens. Ils brûlèrent de l’encens aux portes des maisons et sur les places. Tous les livres de la Loi qu’ils découvraient, ils les jetaient au feu après les avoir lacérés. Si l’on découvrait chez quelqu’un un livre de l’Alliance, si quelqu’un se conformait à la Loi, le décret du roi le faisait mettre à mort. Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger aucun aliment impur. Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu’ils mangeaient et pour ne pas profaner l’Alliance sainte ;et de fait, ils moururent. C’est ainsi que s’abattit sur Israël une grande colère.
Psaume : Ps 118 (119), 53.61, 134.150, 155.158
R/ Fais-moi vivre, Seigneur, que je garde ta loi. (cf. Ps 118, 88)
1. Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi. Les pièges de l’impie m’environnent, je n’oublie pas ta loi.
2. Rachète-moi de l’oppression des hommes, que j’observe tes préceptes. Ceux qui poursuivent le mal s’approchent, ils s’éloignent de ta loi.
3. Le salut s’éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements. J’ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Alléluia. (Jn 8, 12)
Évangile : Luc 18, 35-43
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit: «Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
« Guérison d’un aveugle à Jéricho» : un tel titre serait tout à fait attendu au regard de ce qui se déroule en apparence, ce qui se déroule en surface. L’aveugle est assis au bord du chemin, il mendie, et la foule lui annonce : « C’est Jésus le nazaréen qui passe ». La foule possède sur Jésus une information objective, mais extérieure. L’aveugle saisit l’occasion et en fait une profession de foi salutaire :«Jésus fils de David aie pitié de moi ». L’aveugle dépasse l’information purement géographique et confesse le messie «fils de David ». Une fois cette messianité confessée par l’aveugle, la foule le dresse en adversaire. Bien aimés, la confession publique du messie comme Fils de Dieu fait toujours au monde. Cependant, cette profession de foi finit toujours par convertir les cœurs. C’est pourquoi on passera sur le plan symbolique de foule à un peuple rassemblé qui rend grâce à Dieu. Comme dans la première lecture, toutes les nations païennes se conformeront à cette profession de foi. Devenons en ce jour cet aveugle qui sert d’intermédiaire entre Jésus et la foule. Qu’en rendant grâce à Dieu, on passe d’une foule curieuse à un peuple de Dieu professant sa foi.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 13, 2021 | Agenda Biblique
14
Novembre
33ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
Psautier I
Saint Sidoine ; sainte Fabienne
Vert
Antienne d’ouverture : Jr 29, 11.12.14
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »
Prière d’ouverture
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.
Première lecture : Dn 12, 1-3
En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.
Psaume : Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11
R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge.
1. Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
2. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
3. Tu m’apprends le chemin de la vie devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices!
Deuxième lecture : He 10, 11-14.18
Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés. Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.
Acclamation :
Alléluia. Alléluia. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme. Alléluia. (cf. Lc 21, 36)
Evangile : Mc 13, 24-32
En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »
Prière sur les offrandes
Permets, Seigneur notre Dieu, que l’offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l’éternité bienheureuse. Par Jésus.
Antienne de communion
Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c’est là tout mon bonheur.
Prière après la communion
Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.
Méditation
Aujourd’hui le Christ nous invite à méditer sur les signes du temps afin de préparer sa venue. Le figuier est le symbole de la Parole de Dieu. Quand il fleurit, il annonce que le printemps est tout proche. Ainsi, l’image du figuier qui bourgeonne nous réfère-t-elle à la Parole de Dieu qui est à l’œuvre en nous, les croyants. La promesse selon laquelle le ciel et la terre passeront, et que les paroles du Seigneur ne passeront pas s’accomplira le moment venu pour celui qui sait attendre dans la foi et persévérer dans l’espérance. Et donc, nous devons bien maximiser le temps qui nous est donné ici sur terre pour nous convertir et travailler pour l’avènement du règne de Dieu. Puisse la Vierge Marie nous obtenir la grâce d’être toujours attentifs aux signes du temps afin de bien préparer la fin des temps.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 12, 2021 | Agenda Biblique
13
Novembre
Saint Brice
BVM
Vert / Blanc
Il fut recueilli et protégé par saint Martin. Mais il quitta le monastère pour vivre dans le siècle avec ses tentations. A la mort de saint Martin, il changea sa manière de vivre. Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l’Eglise quarante années durant. Calomnié et accusé injustement il dut aller se défendre devant le pape. Heureusement, ses ouailles reconnurent son innocence et sa vertu. Il mourut en 444.
Antienne d’ouverture : Ps 87, 2-3
Seigneur, mon Dieu et mon salut, que ma prière parvienne jusqu’à toi, entends-moi qui t’implore.
Prière d’ouverture
Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Par Jésus Christ.
Première lecture : Sg 18, 14-16 ; 19, 6-9
Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. Elle s’arrêta, et sema partout la mort; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés.
Psaume : Ps 104 (105), 2-3, 36-37, 42-43
R/ Recherchez sans trêve la face du Seigneur.
ou : Alléluia ! 104,4b
1. Chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles ; glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
2. Il frappe les fils aînés du pays, toute la fleur de la race ; il fait sortir les siens chargés d’argent et d’or ; pas un n’a flanché dans leurs tribus !
3. Il s’est ainsi souvenu de la parole sacrée et d’Abraham, son serviteur ; il a fait sortir en grande fête son peuple, ses élus, avec des cris de joie !
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Par l’annonce de l’Évangile : Dieu vous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)
Évangile : Luc 18, 1-8
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire. Longtemps il refusa; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Prière sur les offrandes
Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un regard de pardon et de paix. Qu’en célébrant la passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son mystère. Lui qui.
Antienne de communion : Ps 22, 1-2
Mon berger, c’est le Seigneur: je ne manque de rien, sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.
Prière après la communion
Fortifiés par cette nourriture sainte, nous t’adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta miséricorde. Que l’Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la force d’en haut. Par Jésus.
Méditation
La persévérance est l’une des qualités essentielles de la prière. Dieu exauce la prière de ceux qui crient vers lui jour et nuit. Il entend les supplications de ceux qui le cherchent en vérité. Certes, il est plus facile d’entrer en prière que de persévérer dans celle-ci, surtout lorsqu’on est assailli par les tracas de ce monde. Cependant, ceux qui demeurent fidèles au Seigneur et persévèrent dans la prière reçoivent toujours la réponse à leurs demandes. Car, comme le dit bien les Saintes Ecritures, « Si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ?» (Mt 7:11) Que le Seigneur nous affermisse dans la foi et nous donne la grâce d’être constants dans la prière.
by Jude Thaddeus Langeh | Nov 11, 2021 | Agenda Biblique
12
Novembre
Saint Josaphat
Rouge
De famille orthodoxe, Jean Kuncewycz (vers 1580-1623) devient en 1604 moine basilien à Vilna, dans l’Eglise ruthène uniate, c’est-à-dire réunie à Rome, et prend le nom de Josaphat. Il fonde des monastères qui sont des foyers d’union entre grecs et latins. Son rayonnement est extraordinaire, et il est bientôt nommé archevêque catholique de Polotsk. Son attachement au siège romain et le succès de l’apostolat qu’il entreprend en ce sens lui font de nombreux ennemis. Ceux-ci le massacrèrent à Vitebsk lors d’une visite pastorale.
Antienne d’ouverture
Saint Josaphat a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; il n’a pas craint les menaces des impies : il était fondé sur le roc.
Prière d’ouverture
Réveille en ton Église, Seigneur, l’esprit d’amour dont fut rempli l’évêque saint Josaphat qui donna sa vie pour son peuple : Permets qu’avec l’appui de sa prière, et fortifiés par le même esprit, nous n’hésitions pas à livrer notre vie pour nos frères. Par Jésus Christ.
Première lecture : Sagesse 13, 1-9
De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés: plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences: ce qui s’offre à leurs yeux est si beau ! Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite. Celui qui en est le Maître ?
Psaume : Ps 18a (19), 2-3, 4-5ab
R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)
1. Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.
2. Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende ; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.
Acclamation
Alléluia. Alléluia. Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Alléluia. (Lc 21, 28)
Évangile : Luc 17, 26-37
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.» Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ?» Il leur répondit: « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours.»
Prière sur les offrandes
Dieu de toute clémence, répands ta bénédiction sur nos offrandes, Et fortifie dans nos cœurs la foi que saint Josaphat sut défendre au prix de son sang. Par Jésus.
Antienne de communion : Mt 10, 45
Le Fils de l’homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Prière après la communion
Puissions-nous trouver, Seigneur, l’Esprit de force et de paix à la table du ciel : Qu’à l’exemple de saint Josaphat, nous donnions volontiers même notre vie pour l’honneur de l’Église et son unité. Par Jésus.
Méditation
Nous avançons petit à petit vers la fin de l’année liturgique et les textes sacrés que l’Eglise nous propose nous parlent de la fin des temps, quand le Christ retournera pour juger la terre. Jésus nous montre combien l’attachement désordonné aux choses de ce monde et chercher à les préserver dans la vie terrestre ne nous servira en rien. Une seule chose est nécessaire : s’abandonner complètement à la volonté de Dieu tout en ayant les yeux fixés sur le royaume de notre Seigneur. Ne soyons pas comme les contemporains de Noé et de Loth ; ils étaient avertis mais ils ont refusé d’écouter et de croire. Ayons confiance en Dieu et demandons-lui la grâce d’être attentifs à sa parole et de la mettre en pratique.